Le jardin biologique de Guy
Le jardinage biologique consiste à appliquer au jardinage les principes de l'agriculture biologique.
La principale différence avec l'agriculture biologique réside dans le fait que le jardinage, activité de loisirs, n'est pas soumis aux contraintes économiques de l'agriculture.
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Par rapport au jardinage classique, les principales différences portent sur :
* la suppression des intrants chimiques : pesticides, herbicides, acaricides..., qui outre les problèmes de pollution sont une dépense coûteuse pour le jardinier amateur. Celui-ci a d'ailleurs souvent tendance à forcer sur les doses. Il faut noter cependant que tous les pesticides ne sont pas accessibles aux jardiniers amateurs, les produits vendus dans les chaînes de distribution grand public étant limités aux moins nocifs.
* la démarche biologique présente l'avantage de limiter les dépenses à leur strict minimum, essentiellement les outils et les semences. Ces dernières pouvant souvent être produites par le jardinier lui-même.
* les semences devraient, pour respecter les lois en vigueur pour la culture biologique, être issues de l'agriculture biologique (le champ d'application de ces lois ne couvre cependant pas l'activité de jardinage à usage strictement personnel - à vérifier).
* pour la fertilisation, le recours privilégié au compost, c'est-à-dire à l'ensemble des résidus de la culture ou issus de la table (plantes coupées, résidus de consommation légumières... sauf les os qui peuvent cependant être broyés)
Calendrier haut de la page
Deuxième quinzaine de novembre et première quinzaine de décembre :
Bêchez le jardin en incorporant du fumier de cheval ou
de bovins, c'est le meilleur des engrais, faire une jauge avant de commencer
à bêcher (c'est-à-dire une tranchée).
Ne pas oublier de pailler les poireaux dhiver
entre les rangées
Commencez à tailler
les rosiers.

Plantez les arbres (à la Sainte-Catherine, tout prend racine, 25
novembre).
Janvier haut de la page

Nettoyez soigneusement tous vos outils, les graisser, avant de
les ranger
Février

Préparez vos couches pour semer fin février mi-mars.
Pour faire une couche chaude il faut faire un cadre en planches et recouvrir ce dernier avec
des vitres (châssis), dimension largeur 120 cm, longueur deux à trois mètres.
Faire un trou profond de 50 à 80 cm, mettre du fumier (de cheval ou de bovins)
sur une épaisseur de 30 à 50 cm selon la profondeur du trou, bien tasser le
fumier, le recouvrir avec de la terre et mettre les vitres en place sur le châssis.
Attendre avant de semer que la terre soit chaude, environ trois semaines à un mois,
le fumier chauffe très fort (cents degrés quelques temps après),
laissez refroidir à 25 degrés pour semer.
Fin février haut de la page

Semez les pois, variété
grain rond en place ( mettre un filet pour empêcher les oiseaux de venir manger les graines).
Plantez lail rose variété de printemps.
Finir de planter les arbres fruitiers.
Taillez les
framboisiers, les mûriers, les cassissiers, les groseilliers.
Mars haut de la page

En pleine terre.
Finir de planter l'ail rose , planter les échalotes,
les oignons jaunes de Mulhouse.
Semez sur une couche chaude : les tomates, et céleri, salade de printemps, choux vert,
choux fleurs.
Semez en pleine terre les poireaux et les carottes
hâtives.
Plantez vers la fin du mois deux à trois routes de pommes de terre
hâtives (à la Saint-Joseph, (19 mars).
Terminez la taille les arbres fruitiers, surtout ceux à pépins.
Taillez les rosiers : raccourcissez à trois yeux le dernier
oeil à l'extérieur.
Fin mars haut de la page
Buttez les pois semés fin février.
Avril haut de la page

Semez sur une couche tiède : le céleri pour
le repiquer en juin.
Semez sur une couche froide ou sous abri (tunnel plastique que vous ouvrirez la journée et que vous fermerez
la nuit).

Les concombres, les potirons, laitues, bettes.
Semez aussi les pois à grains
ridés sur place.
Buttez les petits pois semés début mars et les pommes
de terre plantées en mars.
Récoltez les derniers poireaux dhiver.
Repiquez les
poireaux dété (ils doivent être gros comme un crayon).
Pour les céleris les
repiquez en pépinière, 2 à 3 fois avant de les mettre en place en juin.
Repiquez les tomates
en pépinière sur couche tiède (attendre que le pied de tomate possède
4 feuilles avant de le repiquer la première fois) ensuite repiquez les 3 ou 4 fois pour
renforcer le pied.

Plantez les pommes de terre à partir du 15 avril Faire un sillon,
puis faire un trou à la bêche, mettre le plant au centre du trou, le recouvrir
avec la terre du trou suivant.
Distance entre les plants de pomme de terre :
Variété
hâtive : 30cm entre chaque plant et 60cm entre les rangées.
Variété
tardive : 40cm entre chaque plant et 60cm entre les rangées
Repiquez les salades semées
en mars.
Mai haut de la page

Repiquez les tomates sur place, faire un trou, mettre un peu de
fumier au fond, recouvrir de terre, mettre quelque feuilles dorties pour
éviter les maladies, remettre un peu de terre.
Ensuite mettre en place le tuteur et
le pied de tomate, attaché le plant de tomate au tuteur.
Distance entre chaque
pied de tomate 40cm et 60cm entre les rangées.
Semez en pleine terre les haricots
verts et beurres (jaunes) dès que la terre est réchauffée.
Continuez de repiquer les poireaux, les variétés dété semées
en mars.
Semez en pleine terre les carottes (terre bien préparée et très fine).
Semez vers le
15 mai, les courgettes, choux fleurs, laitues, scaroles, radis, chou dhiver, et chou de Bruxelles.
Repiquez les céleris, courges, concombres et les salades semés en avril.
Récoltez
les pois semés début mars.
Juin haut de la page

Continuez de semer les salades, radis, et repiquer les semis de mai, semez les haricots en grain, ainsi que des haricot beurre
et verts.
Enlevez les gourmands des tomates (les gourmands, ce sont les tiges qui
poussent à la base des feuilles et de la tige, surveillez continuellement),
repiquez les derniers semis.
Semez les endives (bien les arroser).
Repiquez les derniers
céleris.
Récoltez les courgettes et les haricots verts et jaunes semer début
mai.
Juillet haut de la page

Semez les carottes dans une terre bien préparée
(elle doit être fine et préparée de la veille avant de semer)
Semez les navets, laitues, scaroles,
et autres salades.
Arrosez après chaque semis (surtout en cette saison)
Pincez
les tomates, laissez trois ou quatre bouquets au maximum. continuez à enlever
les gourmands des tomates.
Eclaircir (on dit aussi dans certaines régions, pour éclaircir,
dédrussir ou démarier) les endives laissez un plant tous les 20 cm et 40 cm entre les rangs.

Récoltez les courges, courgettes, haricots verts et beurre.
Plantez les poireaux
dhiver.
Août haut de la page
Tomates pincez les si vous ne lavez pas encore fait, (derniers
délais), continuez à enlever les gourmands.
Semez les laitues pommées,
romaines, scaroles, chicorée frisée.
Fin août
Commencez à
récolter les pommes de terre (seulement quand les fanes de pommes de terre commencent a sécher).
Récoltez lail.
Commencez à récolter les carottes.
Septembre haut de la page

Récoltez les pommes de terre (laissez-les quelques heures sur la terre, on dit quelles se ressuient).
Récoltez : oignons, échalotes, navets, haricot vert, haricots beurres, haricots
en grains frais, et les carottes.
Semez en place la mâche.
Repiquez : chicorée
frisée, scarole, laitue dhiver.
Octobre haut de la page
Finir de récolter les pommes de terre, les dernières
tomates
et arracher les pieds.
Ne pas mettre sur le compost les fanes
de pomme de terre, ni les pieds de tomates, brûlez les ou jetez les.
Nettoyez
les tuteurs et rangez -les.
Commencez à nettoyer le jardin.
Novembre haut de la page

Commencez à arracher les endives, laissez les reposer quelques
jours, ensuite coupez un peu la base de la racine et les feuilles à 2 cm du collet.
Mettre dans
un bac de la terre et y placer ensuite les racines dendives enfouir au trois quart
la racine), bien arroser, et les mettre à labri de la lumière
pour les faire blanchir.
Finir de récolter les céleris.
Mettre les carottes en silo,
soit à la cave, ou faire un trou dans le jardin, y mettre un grillage et déposez
les carottes et le céleri dessus ( important que les carottes et le céleri
ne touchent pas la terre), laissez les respirer en couvrant le trou dune tôle,
et recouvrir la tôle de feuilles ou de paille pour éviter que les légumes
gèlent.
Conseils haut de la page
Repiquer des plants (la pratique est la même pour tous
les légumes).
Pour vous aider à faire les sillons , utilisez un cordeau.
Pour repiquer
des salades, coupez un peu les racines et les feuilles, munissez vous dun plantoir,
faites le trou avec le plantoir, mettre dans ce trou juste la racine de la salade
puis arroser en veillant soigneusement à ne pas mouiller les feuilles.
Pour semer Les petites graines comme la salade, les carottes.. :
Faire un sillon
de 1cm de profondeur environ.
Les grosses graines les haricots, courges, potirons le
sillon doit être plus profond environ 3 à 4 cm.
Faites des planches de 1.20
mètre à 1.50 mètre de long, cela vous permettra de part et dautre daccéder
au milieu de la planche sans avoir à piétiner entre les rangs. Si vous devez
faire des trous, utilisez une planche de bois sur laquelle vous marcherez, cela évitera
que vous piétiniez la terre entre les rangs.
Noubliez pas :
Ne jamais
brûler les étapes, laissez faire le temps, ne soyez pas trop pressé pour semer tel
ou tel légume, cela ne sert à rien, et vous risquez de tout recommencer, perte
de temps et dargent
.
Prenez votre temps pour préparer votre jardin, semez, repiquez
vos légumes suivant les saisons et les lunes
. Toujours arroser après
avoir semé
La lune haut de la page

Période de lune ascendante ou montante
(la sève monte) : taille des arbres, arbustes, rosiers...
en début de cette période, récolte des fruits,
des feuilles et des fleurs, tout ce qui touche la partie aérienne
des végétaux, tous les semis.
Période de lune descendante ( la sève descend)
récolte de tout ce qui est racines mais aussi cette période
favorise l'enracinement : plantations, transplantations, rempotages
etc.... puisqu'elle concerne la partie souterraine des plantes donc
les racines.
En période de lune croissante : favorisez les soins aux
plantes, traitement, traitements préventifs (non chimiques,
utilisez des recettes de purin, compost naturel etc...).
En période de lune décroissante : favorisez les
travaux de la terre (préparation du terrain en vue de nouveaux
massifs, gazon etc...), taillez vos arbres ou arbustes qui prennent
trop d'ampleur et dont vous voulez réduire la pousse.
Larrosage haut de la page

Il faut arroser , mais pas trop souvent, et avec un arrosoir, éviter les jets et autres tourniquets gourmand en eau, arroser copieusement plutôt que d'arroser tous les jours...
Il vaut mieux biner , un binage vaut au moins 2 arrosages
(binez au moins deux fois par semaine).
Le meilleur arrosage seffectue le
soir après le coucher du soleil ( presque à la tombée de la nuit).
Economisez l'eau en récuperant l'eau de pluie, rien de plus simple que de détourner une gouttière vers un tonneau. Un jardin demande 17 litres d'eau au mètre carré par arrosage.. (Imaginez la facture en moins)
Et puis
..
En période
de forte chaleur travailler dans votre jardin, tôt le matin ou tard le soir.
Allez voir souvent votre jardin, regardez vos légumes
pousser, vous serez surpris, votre jardin se portera mieux si vous lui rendez visite.

Les "Vieux" jardiniers parlent avec leur jardin, cela peut faire sourire, mais ils ont en osmose avec la nature...
Utilisez les engrais naturels haut de la page

Le jardinier a tendance à mettre trop d'engrais, trop peu les légumes et plantes se dévellopent mal, trop vous risquez de " brûler " vos récoltes....
Jardinez naturellement , préférez des engrais organiques à des engrais chimiques, utilisez des produits
tel que le purin dorties, de plantes
Les fleurs peuvent elles aussi être
lallier du jardin.
Contre les pucerons : les larves de coccinelles, les illets dInde , les soucis
à mettre entre les pieds de tomates ou entre les rangs de carottes.
Contre les doryphores : mettre
des pieds de ricin entre les rangs de pommes de terre (2 à 3 pieds suffisent).
De plus ces fleurs apportent une note de couleur à votre jardin et légaye.
On retrouve deux groupes d'engrais : les engrais naturels et les engrais synthétiques (chimiques).
Les engrais naturels organiques ou minérals
Préparation dengrais naturel haut de la page

Le purin dorties
Mettre environ dans un récipient
1 kg dortie, (enveloppez les orties dans un linge
cela vous évitera de filtrer la préparation), pour 10 litres deau de pluie ou
de source ( pas deau du robinet à cause du chlore), et fermez hermétiquement le
récipient.
Laissez macérer 2 à 3 semaines, (par fortes chaleurs 10 jours suffisent), retirez les orties, vous avez maintenant du purin dortie.
Astuce hachez les feuilles d'orties, ou mieux reduisez les à l'aide d'un tondeuse sur un sol dur et propre, n'oubliez pas vos gants, ça pique!!! (inconvénient l'odeur!!!)
Astuce vous pouvez aussi mettre les orties réduites ou coupées, dans un filet, ce n'en sera que plus facile à retirer pour le filtrage...
Utilisation du purin dortie
Le purin dortie est un engrais vert destiné
à vos légumes. il contient de l'azote en grande quantité, alors inutile d'en mettre lorsque les fruits sont formés exemple il devellepora le feuillage de vos tomates, mais ne les fera pas grossir, même pas rougir......
a/ 1 à 2 verres pour 10 litres deau pour arroser vos légumes ( engrais).
b/ 3 verres pour 10 litres deau à utiliser en pulvérisation contre
les pucerons.
c/ 5 à 6 verres pour 10 litres sert de désherbant, éviter den
mettre sur les légumes.
Le compost haut de la page

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![]() |
Compost à l'ancienne |
Silo à compost |
Ou « fumus » Cest le meilleur allié du jardinier et du jardin.
Le fabriquer :
Dans un endroit du jardin que vous aurez choisi au préalable,
entassez tout vos
déchets verts tous ceux provenant du jardin à
lexception des pieds de tomates
et des fanes de pommes de terre, et la peau des fruits comme les pommes, (vous pouvez y déposer :
tonte de gazon, herbe, résidu de récolte, fruit impropre à la consommation, feuilles
mortes, mais aussi les déchets provenant de la cuisine, marc de café, etc.
)
Et dune manière générale tout ce qui est biodégradable.
Activateur naturels
Cidre, bierre , lait éventés sont de très bons activateurs de compost, alternez aussi les couches, incoporez une couche d'orties, et une couche de terre..
Réussir un excellent compost : haut de la page
Les déchets transpirent et rejettent leur eau, arrosez copieusement le tas de déchets
de temps à autre, il ne faut pas non plus que le cur de votre tas de compost
présente des moisissures blanchâtres, cest le signe évident dun
manque deau .
Retournez le de temps en temps.
Ne rempotez jamais une plante avec du «
fumus » pur, toujours le mélanger avec de la terre de votre jardin.
Le meilleur moment pour appliquer le compost est le début du printemps dans les sols sableux (diminue les pertes d'éléments nutritifs par lessivage) et la fin de l'automne dans les autres types de sol. Il faut éviter d'appliquer le compost pendant les périodes de canicule et pendant la période d'aoûtement
La période d'aoûtement s'étend de la fin de l'été jusqu'à la chute des feuilles. Pendant cette période, les végétaux se préparent à affronter l'hiver : les plantes cessent leur croissance, les rameaux tendres des arbres et des arbustes se lignifient, les bourgeons qui s'ouvriront le printemps suivant se forment et les réserves de nourriture fabriquées par les feuilles s'accumulent dans les racines ou dans des organes souterrains. L'application de compost pendant cette période peut stimuler la croissance de pousses tendres qui n'auront pas le temps de s'endurcir avant l'hiver.
Comment l'appliquer ?
• Lors de la préparation du sol, le compost doit être incorporé dans les 10 à 15 premiers centimètres. Lors de l'entretien des plantations, le compost peut être enfoui superficiellement ou simplement recouvert d'un paillis.
• Afin de permettre aux racines de bien se développer, le compost doit être appliqué sur l'ensemble du site de plantation et non pas seulement autour des plantes.
• Pour que les plantes aient accès à une source de nourriture complète et variée, il est recommandé d'utiliser différents types de composts au fil des ans (compost de crevettes, compost de fumier de mouton, compost forestier, compost domestique, etc.). Ces composts doivent être bien décomposés.
• Il est préférable de mélanger le compost au sol quelques semaines avant le semis.
• Le compost peut servir de paillis.
Quelle quantité appliquer ?
La quantité de compost à appliquer dépend des résultats de l'analyse de sol et des exigences des plantes. Généralement, lors de l'entretien des plantations, il suffit d'épandre une couche de 1,5 cm à 5 cm d'épaisseur sur le sol et de l'incorporer superficiellement.
Cendres de bois haut de la page
Les meilleures cendres de bois pour amender le sol proviennent de la combustion du bois franc. Ces cendres sont les plus riches en minéraux. Elles apportent une quantité appréciable de calcium, de potassium, de phosphore et plusieurs oligo-éléments. Il faut éviter d'utiliser les cendres de bois peint ou traité, de papier de couleur ou de plastique parce qu'elles contiennent des produits toxiques.
Les cendres de bois ont un grand pouvoir alcalinisant dû à leur contenu élevé en calcium. Elles agissent rapidement sur le sol, mais leur effet est de courte durée.
Les cendres de bois doivent être incorporées au sol ou au compost au printemps. On ne doit pas les utiliser pour amender le sol des plantes acidophiles et des semis.
Attention ! Les cendres de bois sont très solubles et salines. Une quantité excessive de sels dans le sol inhibe la croissance des végétaux et cause souvent la mort des microorganismes. L'application répétée de grandes quantités de cendres peut également entraîner une accumulation d'éléments toxiques (plomb, cadmium) dans le sol et nuire à l'assimilation des minéraux par les plantes. Il est donc recommandé d'utiliser cet amendement avec modération.
Doses recommandées :
Pour augmenter graduellement le pH de 0, 3 à 0,4 unité (exemple : pour faire passer le pH de 6,2 à 6,5) : 10 kg/100 m2
Pour maintenir le pH, une fois la valeur recherchée atteinte : 5kg/100 m2 .Les pourcentages d'azote, de phosphore et de potassium (N, P, K) contenus dans l'engrais sont approximatifs.
Farine de sang
(12-2-0)
Cet engrais, riche en azote, contient un peu de phosphore. Son action est rapide et persistante. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il faut l'incorporer superficiellement.
Dose : 5 kg/100 m2
Farine de plumes haut de la page
(13-0-0)
Cet engrais libère son azote sur une période d'environ 140 jours. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il faut l'incorporer superficiellement.
Dose : 5 kg/100 m2
Farine de viande et d'os
(8-4-0)
Cet engrais est riche en azote et en phosphore. On l'utilise en complémentarité avec le compost. Il peut faire augmenter légèrement le pH du sol. Il faut l'incorporer superficiellement.
Dose : 5 kg/100 m2
Os moulu (poudre d'os) haut de la page
(2-22-0)
Ce fertilisant, très riche en phosphore, contient également du calcium. On l'utilise principalement en début de culture, lors du semis, du repiquage et de la plantation. Son action est lente mais prolongée dans le sol : 50% de l'engrais est dégradé la première année et le reste en 4 ans.
Comme la poudre d'os attire les animaux, certains jardiniers préfèrent la remplacer par du phosphate minéral, aussi connu sous le nom de phosphate de roche. Le phosphate minéral contient 27% de phosphore (0-27-0), mais seulement 7% est disponible pour les plantes. Ce produit se dégrade encore plus lentement que la poudre d'os (en 7 ans). Il a également un effet alcalinisant sur le sol car il contient beaucoup de calcium.
La poudre d'os peut également être remplacée par la farine de crevette ou de crabe (8, 5-6-0).
Il faut bien mélanger ces produits au sol ou les incorporer au compost.
Doses :
os moulu : 10 à 25 kg/100 m2
phosphate minéral : 10 kg/100 m2
farine de crevette ou de crabe : 5 à 10 kg/100 m2
Farine d'algues haut de la page
(1, 5-0, 2-1, 3)
La farine d'algues contient plusieurs oligo-éléments. Elle est utilisée pour stimuler la croissance des végétaux et accroître leur résistance. On la mélange au sol au printemps ou on l'incorpore au compost.
Compte tenu de sa haute teneur en éléments mineurs, on doit utiliser cet engrais de façon modérée.
Dose : 1 kg/100 m2
Émulsions de poissons
(5-1-1, 5-2-1, 5-4-1)
Les émulsions de poissons peuvent être employées pour favoriser une reprise vigoureuse des végétaux au printemps ou pour traiter des symptômes de carence en cours de saison. On les utilise surtout en fertilisation foliaire, mais on peut aussi les mélanger à l'eau d'arrosage. Il faut bien lire l'étiquette du produit car certaines marques contiennent des engrais chimiques.
Dose : 10 ml/l d'eau
Algues liquides haut de la page
(2-1-0)
Les algues liquides sont riches en éléments mineurs et en potassium. Elles contiennent également de l'azote, du phosphore, des hormones de croissance, des acides aminés, des antibiotiques naturels et des enzymes. On les emploie pour stimuler la croissance et la floraison des végétaux et augmenter leur résistance aux ravageurs et aux stress (vent, froid, sécheresse, transplantation). Elles peuvent aussi être utilisées pour redonner de la vigueur aux plantes malades ou affaiblies et pour combler les besoins des plantes les plus exigeantes.
Les algues liquides sont généralement employées en fertilisation foliaire, mais on peut aussi les mélanger à l'eau d'arrosage.
Dose : 10 ml/l d'eau
Engrais naturels minéraux
Sulfate de potassium et de magnésium (Sul-Po-Mag)
(0-0-22; 22% S, 11% Mg)
Cet engrais à action rapide est riche en potassium, en soufre et en magnésium. On doit l'utiliser en mélange avec d'autres fertilisants pour ne pas brûler les racines des plantes.
Dose : 1 kg/100 m2
Les engrais synthétiques (chimiques) haut de la page
Les engrais synthétiques sont issus de substances transformées chimiquement. Les éléments nutritifs qu'ils libèrent sont immédiatement assimilables par les plantes, sans l'intervention de la vie biologique du sol. Ainsi, ils nourrissent la plante, mais ils n'améliorent pas la fertilité du sol à plus long terme.
Il existe une très grande variété d'engrais chimiques sur le marché. On les retrouve sous forme de pastilles, de granules, de bâtonnets, de poudres ou de liquides. Ces engrais ont, pour la plupart, une action rapide, mais certaines formules sont à dégagement lent. L'utilisation de ces dernières est à privilégier car les risques de lessivage et de brûlure des racines sont moins élevés.
Surfertilisation
La fertilisation est utile, mais il ne faut pas en abuser. Il est facile de dépasser la dose d'engrais recommandée en pensant que les plantes vont pousser davantage, mais c'est une erreur. Lorsque la concentration d'engrais dans le sol est trop élevée, les plantes ont de la difficulté à absorber l'eau et elles finissent par dépérir.
Un autre effet de la fertilisation excessive ou surfertilisation est de provoquer une croissance trop rapide et trop luxuriante des plantes. Ce type de croissance rend les végétaux plus sensibles aux insectes et aux maladies. Ce problème est fréquent lorsqu'on utilise des engrais très riches en azote.
L'abus d'engrais peut aussi entraîner des carences chez les végétaux. Par exemple, un excès de potassium dans le sol nuit à l'assimilation du magnésium, même si celui-ci est présent en quantité suffisante dans le sol. Finalement, la plante manque de magnésium et manifeste des symptômes de carence.
La surfertilisation a également un effet négatif sur la flore et la faune du sol. Les champignons mycorhiziens, par exemple, sont très sensibles aux excès d'engrais, particulièrement aux excès de phosphore.
Enfin, il faut se rappeler que le lessivage du surplus d'éléments nutritifs pollue l'environnement, particulièrement les sources d'eau potable. Il importe donc d'utiliser les engrais avec modération.
Les insecticides et désherbants naturels haut de la page
Désherbant
Les désherbants du commerce sont de puissants poisons à n'utiliser qu'aux endroits ou il n'y a aucune végétation comestible.
L'eau de cuisson des pommes de terres, est un excellent désherbant sans risque de contamination, notamment pour les allées du potager.
L'utilisation d' un désherbeur thermique est très efficace et non polluant.
Fougère haut de la page
La fougère moins connue pour ses propriétés que l'ortie possède des propriétés insecticide encore plus puissantes.
Préparation
1kg de fougère pour 10 litres d'eau
Laissez fermenter
Utilisez pur sur les colonies de pucerons par exemple
Répéter les pulvériations
Coccinelles
Les coccinelles sont très friandes de pucerons verts et noirs . La larve de coccinelle est très gloutonne et dévore un grand nombre de pucerons.
- Les coccinelles mangent environ 50 pucerons par jour.
- Les coccinelles à 7 points vivent sur les arbustes à moins de 2 mètres du sol
- Les coccinelles à 2 points vivent de préférence sur les arbres à plus de 2 mètres
Larves en vente sur internet.. : http://www.jardins-de-valloires.com/fr/boutique/coccinelles.htm
Rhubarbe (insecticide) haut de la page
La rhubarbe est un insecticide naturel.
On utilise les feuilles qui sont par ailleurs toxiques.
1 kg de feuilles pour 8 à 10 litres d'eau de pluie à température ambiante.
Laissez macérer quelques jours, filtrez et pulvérisez sur les plants à traiter
Les plantes et fleurs alliés du jardinier haut de la page
Certaines fleurs et plantes sont des alliées naturels du jardinier
- Les oignons éloignent les insectes des betteraves.
- Plantez les radis à côté des courgettes pour repousser les punaises de la courge.
- Faites pousser du basilic autour des aubergines et des tomates pour repousser les insectes.
- Les soucis repoussent les pucerons, les doryphores, les mouches blanches et même les lapins.
- Essayez de planter de la sauge, du romarin et du thym avec les choux pour repousser les piérides.
- La bourrache protège les tomates contre le redoutable sphinx de la tomate.
- L'ail repousse les pucerons sur pratiquement toutes les plantes.
- Citronelle et lavande éloignent les moustiques.
Les organismes responsables du compostage ont besoin de trois éléments pour vivre :
* de nourriture équilibrée, composée d'un mélange de matières carbonées (brunes-dures-sèches) et de matières azotées
(vertes-molles-humides) ;
* d'humidité, contenue particulièrement dans les matières azotées ;
* d'air, dont la circulation est favorisée par les matières carbonées structurantes (dures).
Résidus organiques compostables Déchets dits carbonés Déchets dits azotés
* branches broyées, feuilles mortes, paille (on stockera précieusement ces matières pour toujours en avoir à sa disposition pour les mélanger avec les matières azotées) ;
* coquilles d'œuf, coquilles de noix ;
* litières biodégradables des animaux herbivores ;
* papier en évitant ceux qui sont imprimés, carton (il sert de refuge aux vers de terre) ;
* morceaux de tissus en matières naturelles (laine, coton), etc.
* déchets de maison (mouchoirs en papier, essuie-tout, cendre de bois, sciures, copeaux, plantes d'intérieur non malades).
* déchets végétaux, de jardinage (tailles de haies, tontes de pelouse...), feuilles vertes,
* déchets ménagers périssables (déchets des légumes et de fruits).
Il est ainsi possible de diminuer de 30-50 % sa quantité d'ordures ménagères et de diminuer d'autant la taille des décharges et les volumes de déchets transportés vers les incinérateurs
Attention : certaines matières comme les marcs de café possèdent une décomposition très lente.
Description du procédé
Le compostage est une opération qui consiste à dégrader, dans des conditions contrôlées, des déchets organiques en présence de l'oxygène de l'air.
Deux phénomènes se succèdent dans un processus de compostage. Le premier, amenant les résidus à l'état de compost frais, est une dégradation aérobie intense : il s'agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50-70 °C) sous l'action de bactéries ; le deuxième, par une dégradation moins soutenue, va transformer le compost frais en un compost mûr, riche en humus. Ce phénomène de maturation, qui se passe à température plus basse (35-45 °C), conduit à la biosynthèse de composés humiques par des champignons.
Dégradation
L'évolution de la température durant le processus de dégradation s'effectue en trois phases :
* la température monte rapidement à 40-45°C suite à la respiration des micro-organismes mésophiles aérobies. Les composés les plus dégradables tels les sucres et l'amidon sont d'abord consommés.
Une phase préliminaire à cette première phase est parfois décrite. Au cours de cette phase on note, après une courte latence, une légère augmentation de la température. Elle résulte de l'activité respiratoire endogène de cellules vivantes présentes dans la masse à composter. Cette phase est donc très courte et ne s'observe qu'en laboratoire lorsque le mélange à composter contient une forte proportion de tissus frais.
* la respiration élève ensuite la température progressivement jusqu'à 60-70 °C, conduisant au remplacement des micro-organismes mésophiles par des thermophiles et des thermo-tolérants.
* par leur respiration, les micro-organismes épuisent l'oxygène de la masse en compostage et rendent le milieu anaérobie. Des germes anaérobies se développent alors, conduisant à un abaissement de la température car leur métabolisme est moins thermogène. Ils sont de plus responsables de la libération de composés volatils nauséabonds (méthane, ammoniac, hydrogène sulfuré...).
Pour éviter cette putréfaction, il est nécessaire de restaurer les conditions aérobies du milieu (voir aération ci-dessous). Ainsi il sera possible de prolonger la fermentation à haute température. Les pathogènes, parasites et semences de mauvaises herbes seront détruits par la température élevée, les mauvaises odeurs seront évitées, la décomposition sera plus rapide. Dès que la température n'augmente plus après aération, on peut considérer que la dégradation est terminée.
Maturation
À ce moment, la quantité de matière facilement utilisable par la microflore se raréfie et la biosynthèse de composés humiques devient prédominante. On assiste à la disparition des micro-organismes thermophiles au profit d'espèces plus communes et de nouvelles espèces mésophiles au fur et à mesure que la température décroît au cours d'une longue période de mûrissement pour se stabiliser au niveau de la température ambiante.
Il faut encore signaler que la transition entre chacune des phases citées précédemment résulte d'une évolution continue . Il n'y a pas de frontière marquée entre les espèces mésophiles et thermophiles. Chaque espèce possède une gamme de températures vitales avec un optimum au milieu.
Influence de l'environnement
La progression du matériel de départ vers le stade final, l'humus, dépend d'un grand nombre de facteurs externes comme la dimension des particules, la nature des nutriments, leur structure, le taux d'humidité, l'aération, le pH… D'autre part, en se multipliant, les micro-organismes changent constamment leur environnement et le rendent souvent impropre à leur développement.
Conditions physiques
Aération
Ce facteur est essentiel puisque le compostage est un processus aérobie. On estime que l'air devrait occuper au moins 50% du volume du tas. L'anaérobiose commence lorsque le taux d'oxygène du tas est inférieur à 10% ; elle prédomine au dessous de 5% d'O2 (air = 21% O2). Diverses techniques permettent de rétablir l'aérobiose, elles seront décrites ci-dessous.
Humidité
Comme pour un substrat de culture, l'aération et l'humidité du compost sont liées : un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Un système d'aération plus efficace sera alors nécessaire.
La chaleur libérée par la fermentation provoque l'évaporation d'une grande quantité d'eau. L'arrosage de la masse en fermentation permet le cas échéant de manière à maintenir un taux d'humidité de 50 à 70% de la masse fraîche (c’est-à-dire l'équivalent de la capacité au champ pour un sol). D'autre part les pluies battantes comme l'évaporation excessive par le soleil peuvent aussi ralentir le processus. Une couverture, toiture ou bâche peut répondre à ce problème.
Dimension des particules
Outre son rôle sur la porosité à l'air et la rétention en eau du milieu, l'un des effets de la dilacération préalable (broyage) est d'augmenter la surface de contact entre les déchets et la microflore. Une réduction de la taille des particules entraîne donc un accroissement du taux de décomposition mais aussi une circulation d'air plus faible (risque d'anaérobiose).
Température
Un tas de compost dégageant de la vapeur un matin froid.
Un tas de compost dégageant de la vapeur un matin froid.
Par leur respiration les micro-organismes dégagent une chaleur telle que les températures atteintes (80 et même plus de 90°C dans un tas bien isolé) peuvent devenir létales pour les cellules. L'optimisation du processus consiste donc à veiller à ne pas dépasser une température de 70°C.
Conditions chimiques
pH
Généralement, les matières à composter présentent un pH compris entre 5 et 7, c’est-à-dire dans des limites acceptables. Le pH s'abaisse pendant les premiers jours et remonte ensuite pour devenir neutre ou légèrement alcalin. Certains auteurs recommandent cependant l'adjonction d'un tampon ou d'une base faible (calcaires ou dolomie broyés, marne, craie phosphatée...), d'autres s'y refusent car cela peut provoquer un ralentissement du processus. Sans adjonction de tampon, le pH final du compost est aux alentours de 8.
Forme du carbone
Elle influence beaucoup la vitesse de décomposition du compost. Certaines molécules, tels les glucides simples, l'amidon, les hémicelluloses, les pectines et les acides aminés, sont aisément dégradables. La cellulose, polymère plus volumineux, est plus résistante. La lignine et les autres polymères aromatiques, extrêmement solides, seront dégradés plus tardivement, plus lentement et incomplètement (conduisant à la formation d'humus).
Rapport C/N
La consommation du carbone organique par la microflore libère une grande quantité de CO2. La diminution progressive de la teneur en carbone du milieu a pour conséquence une diminution sensible de la valeur du rapport C/N. En effet l'azote, fixé dans les protéines microbiennes, reste dans la masse du compost (sauf pertes éventuelles par dégagement d'ammoniac).
Un rapport C/N trop faible (inférieur à 15) conduit à des pertes d'azote ; un C/N trop élevé ralentit la décomposition. La quantité d'azote à ajouter est difficile à estimer car il faut tenir compte du taux de fermentescibilité du carbone.
Selon le degré de fermentescibilité du carbone composant les résidus, on considérera comme favorable un rapport C/N de 20 à 40 en fin de maturation.
De nombreux auteurs citent un rapport C/N de 15 à 30 comme idéal. L'expérience pratique montre que, pour des substrats riches en lignines ou autres formes de carbone peu fermentescibles, un rapport de 40 voire 50 ne provoque pas de carence par immobilisation de l'azote. La dégradation de ces composés carbonés par les micro-organismes est en effet tellement lente que la faible consommation d'azote qui en résulte ne concurrence pas la culture.
Signalons enfin que le C/N est déterminé chimiquement (méthode d'analyse du C/N). Or, les réactifs chimiques ne correspondent pas au bagage enzymatique de la microflore présente dans le compost. D'autre part, l'analyse chimique dégrade complètement les particules de l'échantillon, c’est-à-dire bien plus que la surface d'attaque immédiatement accessible aux enzymes microbiennes. Le C/N idéal sera donc à déterminer dans chaque cas.
Rapport C/P
Le phosphore est essentiel aux réactions énergétiques des micro-organismes (Adénosine Tri-Phosphate). Il entre aussi dans la composition de nombreuses autres macro-molécules. Un rapport C/P de la matière à composter voisin de celui de la microflore (75 à 150) conduit à une dégradation plus rapide de la matière organique et à une plus grande production d'humus.
Autres éléments minéraux
Les matières à composter doivent être considérées comme un milieu de culture pour microbes, où le facteur limitant ne peut être que le carbone assimilable et non un autre constituant du milieu. Ces éléments sont en général présents en quantité suffisante dans la matière organique à composter.
Conditions biologiques
La vitesse et l'efficacité du compostage sont liées à la présence d'une population microbienne adéquate. Si la présence de ces milliards de bactéries et champignons est indispensable, leur ensemencement ('activateurs' ou 'stimulateurs' de compostage) semble peu, voire pas utile. Les spores de ces micro-organismes existent en effet en quantités suffisantes dans la nature et il est beaucoup plus important de veiller à créer un milieu (pH, humidité, aération, C/N, ...) favorable à leur développement.
L'inoculation des composts par des micro-organismes fixateurs d'azote atmosphérique, tels que Azotobacter ne semble pas non plus intéressante pour le compostage, la dépense d'énergie de ces organismes pour fixer l'azote étant trop importante. Le seul intérêt de ce type d'inoculation pourrait provenir d'une éventuelle fixation d'azote, postérieure au compostage, pendant la culture des plantes sur les composts ainsi inoculés. Des expériences devraient être menées afin de démontrer la crédibilité‚ d'une telle hypothèse.
Aptitude au compostage (CNFP)
L'aptitude au compostage est un paramètre formé d'un code de quatre lettres, majuscules ou minuscules, il représente les quatre aspects fondamentaux à réunir pour réaliser un bon compost : 'C' ou 'c' pour carbone, 'N' ou 'n' pour azote, 'F' ou 'f' pour le degré de fermentescibilité (c.-à-d. l'aptitude à fermenter du produit), et 'P' ou 'p' pour la porosité totale. Une lettre minuscule indique un apport correct pour cet aspect, une lettre majuscule indiquant des propriétés améliorantes. L'absence d'une lettre ('—') signifie un manque, à complémenter par un produit ayant des propriétés améliorantes pour le même facteur. La réalisation du compost se fera donc en combinant deux sous-produits (trois à la rigueur) ayant des propriétés complémentaires de telle manière que les quatre lettres du code soient présentes dans le mélange réalisé.
'c' ou 'C'
'c' indique un produit possédant un rapport C/N correct (15 à 30). 'C' indique un produit à forte teneur en carbone, c’est-à-dire ayant un C/N supérieur à 75. Un tel produit devra être mélangé à un produit de type 'N' ou recevra un supplément d'azote sous forme d'engrais minéral (urée par exemple).
'n' ou 'N'
Complémentaire du facteur précédant, 'n' indique un C/N correct ; 'N' indique un C/N faible (inférieur à 10) nécessitant un mélange avec un produit de type 'C' ; un matériau à C/N élevé sera de type '—' pour ce facteur.
'f' ou 'F'
Donne une indication sur la forme du carbone présent : 'f' représente un équilibre convenable entre les molécules à fermentation rapide (sucres) et les molécules à dégradation lente (lignines). Les molécules à dégradation rapide sont nécessaires au démarrage de la fermentation et à l'obtention d'une température élevée dans la masse de compost ('pasteurisation' du compost). Un matériau riche en ces molécules sera de type 'F', un matériau pauvre de type '—'. Les molécules à dégradation lente quant à elles serviront de base à la biosynthèse des composés humiques.
'p' ou 'P'
La porosité à l'air du matériau est importante pour son rôle sur l'aération du compost et sur la rétention en eau (la porosité à l'eau, exprimée en pourcent de la porosité totale, est le complément à 100 de la porosité à l'air). Elle est influencée principalement par la dimension des particules. Un matériau dont la porosité à l'air est élevée ('P', matériau de structuration) permettra par exemple de réaliser des tas de composts de volume plus important sans risquer un tassement qui empêcherait la circulation de l'air. Il pourra aussi servir de matériau de base à mélanger avec des matériaux sans structure ('—': boues de stations d'épuration ou eaux de process industriel par exemple). 'p' représente un matériau présentant un bon équilibre entre la porosité à l'air et la porosité à l'eau.
Il faut remarquer que le compostage, en soi, ne nécessite pas un structurant d'origine organique. Des copeaux de caoutchouc (issus de vieux pneus) peuvent être utilisés, par exemple pour le compostage de boues de stations d'épuration.
Les différentes méthodes de compostage
Les méthodes décrites ci-dessous ne concernent que la phase de fermentation active. La phase de maturation quant à elle se déroule habituellement à l'air libre en tas de grande dimension.
À l'air libre
On construira cependant un auvent au-dessus des composts en fermentation afin de les protéger des pluies excessives ou de la dessiccation par le vent et le soleil.
En fosse
La méthode de compostage en fosse est la pratique la plus anciennement employée mais conduit rapidement à des conditions anaérobies. La fosse est creusée dans un endroit abrité et bien isolé. Les déchets organiques y sont disposés en couches d'une vingtaine de centimètres d'épaisseur, alternant les produits riches en azote (type 'N') et ceux riche en carbone (type 'C'). Ils sont ensuite recouverts d'une épaisse couche de paille (isolation) puis d'une couche de terre d'environ 10 cm d'épaisseur. Cette méthode est très lente et partiellement anaérobie car aucun apport ultérieur d'eau ou d'air n'est effectué. Elle est réservée à l'amateurisme et aux climats frais (meilleure isolation) ou secs (réduction des pertes en eau). Sous un climat tempéré, cette méthode provoque l'apparition de mauvaises odeurs (décomposition anaérobique).
En tas
C'est la méthode de compostage la plus commune. Les déchets sont rassemblés en andains de longueur indéfinie et dont la hauteur dépend à la fois de la porosité à l'air du compost (plus elle est élevée, type 'P', plus le tas peut être haut) ainsi que de la fréquence et de la méthode d'aération choisie (une fréquence élevée et/ou une aération par ventilation forcée autorisent des tas plus importants).
En couloir
Cette méthode est fort semblable à la précédente, mais les andains sont ici compris entre deux murets latéraux. Elle permet parfois une installation plus aisée des dispositifs d'aération mais nécessite un investissement plus important. On dispose également de moins de flexibilité pour l'organisation ou la modification du chantier de compostage.
En enceinte close ou 'digesteur'
Le principe commun des procédés de fermentation dite 'accélérée' est basé‚ sur le séjour plus ou moins rapide des déchets dans des dispositifs appelés digesteurs. Un digesteur est une enceinte fermée à l'intérieur de laquelle il est possible de contrôler le déroulement de la fermentation en agissant essentiellement sur l'aération. Les déchets entrent en général par une extrémité du dispositif et ressortent, en fin de fermentation, à l'autre extrémité. Le brassage et l'aération des matériaux sont le plus souvent réalisés en continu.
Silo vertical (tour)
De nombreux dispositifs existent, plus ou moins complexes, mais leur principe reste le même. Les déchets sont acheminés, via une bande transporteuse, au sommet de la tour de digestion. Ils descendront soit au moyen de vis sans fin ou de racleurs en suivant une succession de plateaux, soit par gravité. À chaque niveau, ou dans la masse du compost, sont installés des tuyaux d'aération permettant d'oxygéner le milieu. En fin de fermentation, le compost est récupéré à la base de la tour.
Biostabilisateur
Le digesteur est disposé ici, non plus verticalement, mais horizontalement. Il s'agit en fait d'un cylindre rotatif d'une longueur de 25 à 35 mètres et d'un diamètre de 3 à 4 mètres. La rotation continue du cylindre, à l'intérieur duquel sont fixées des plaques déflectrices hélicoïdales, permet d'assurer à la fois le brassage et l'aération du produit ainsi que sa progression vers l'extrémité du dispositif. La durée de séjour des déchets à l'intérieur du biostabilisateur est de l'ordre de 4 à 6 jours, après quoi ils sont transférés sur l'aire de maturation.
Mode d'aération
Comme nous l'avons déjà indiqué, l'aération du mélange en compostage est essentielle durant la phase de fermentation active. Plusieurs méthodes existent, mieux adaptées à l'une ou l'autre méthode de compostage ou à une échelle de travail plus ou moins grande.
Aération passive et méthode chinoise
Dans les systèmes traditionnels de compostage en tas, seule la porosité de celui-ci assure l'aération de la masse. On est donc limité à des tas de faibles dimensions et à des composts à porosité‚ très élevée (type 'P', grosses particules). Les Chinois ont amélioré ce système en installant des faisceaux de bambous lors de la constitution du tas. Ces bambous sont ensuite retirés après 1 ou 2 jours, laissant libres des orifices plongeant jusqu'au milieu du tas et par lesquels l'aération peut se faire plus activement.
Brassage des matériaux
L'oxygénation la plus efficace d'une masse en fermentation chaude est obtenue par son retournement. Le brassage complet permet également d'assurer une fermentation plus homogène de toute la masse, chaque particule évoluant suffisamment de temps au centre du compost, où la température est la plus élevée. Entre les retournements, la partie extérieure du tas évolue en aérobiose par aération passive (voir paragraphe précédent) pendant que le taux d'oxygène au centre du tas diminue rapidement. La fréquence et la qualité des retournements sont donc les paramètres fondamentaux de cette technique.
Selon la dimension du chantier de compostage, le brassage se fera à la fourche (main d'œuvre manuelle), au moyen d'un engin de travaux publics (pelle chargeuse sur pneus), ou au moyen de machines spécialisées.
Aération active par soufflerie
Contrairement aux techniques précédentes, l'apport d'oxygène pendant la fermentation est ici continu. Les andains à aérer recouvrent un réseau de tuyauteries perforées sur toute leur longueur et reliées à un surpresseur. La puissance du surpresseur est fonction du volume et du tassement de la masse à aérer.
Aération active par aspiration (méthode Beltsville)
L'apport d'air frais est réalisé ici par aspiration au travers des andains suivant un schéma identique à celui de la méthode précédente (si ce n'est que le surpresseur est remplacé par un aspirateur). Le dispositif par aspiration est à préférer à celui par soufflerie car l'air aspiré a moins tendance à emprunter des chemins préférentiels, ce qui serait préjudiciable à l'efficacité de l'aération. On prévoira cependant un filtre, qui peut être simplement un tas de compost mature, à la sortie de l'aspirateur afin d'éliminer les odeurs. La ventilation peut être combinée, si on le désire, avec le brassage des matériaux décrit plus haut.
Détermination de la fin du compostage
Un bon compost est un produit dont les constituants organiques ont subi une conversion biologique en des substances moins agressives et plus stables. Les processus de dégradation persistent cependant à un taux plus réduit au delà même de la phase de fermentation. Il faut donc savoir quand et pour quel usage on pourra utiliser un compost sans risque de phytotoxicité.
Un compost frais, c’est-à-dire ayant subi un début de fermentation (de l'ordre de 2 semaines), pourra être utilisé en paillage (mulching) ou en champignonnières. En fin de fermentation, le compost est stabilisé et pourra servir comme engrais/amendement organique. Une utilisation comme substrat de culture requiert quant à elle un compost ayant subi une longue période de maturation (d'autant plus longue que les plantes sont sensibles : jeunes semis, laitue, ...).
Évolution de la température
Un moyen simple de suivre le déroulement du processus de compostage consiste, comme mentionné précédemment, à utiliser des sondes thermométriques plongeant dans la masse en fermentation. Cette méthode donne des informations sur le stade de fermentation mais peu sur le niveau de maturité du compost. Elle devra donc être complétée par une ou plusieurs autres méthodes.
Chromatographie circulaire sur papier
Elle fut mise au point par PFEIFER (Biochemical Research Laboratory, Spring Valley - USA) et testée par HERTELENDY. Son principe est basé sur le fait que des substances différentes, dissoutes dans un même solvant (solution de NaOH à 5%), présentent des affinités variables de migration capillaire sur une surface absorbante (feuille ronde de papier filtre). Cette surface absorbante est prétraitée au nitrate d'argent, qui sert de révélateur. La solution alcaline de compost est apportée goutte à goutte au centre du papier filtre. Après migration de la solution, on laisse le chromatogramme se développer en lumière atténuée. Un compost peu évolué est caractérisé par une image sombre à la périphérie et une tache centrale claire ; un compost mûr montre au contraire une tache centrale sombre avec traînées claires vers la périphérie.
Germination de plantes test
Il s'agit incontestablement de la méthode la plus simple et la plus fiable. Les plantes test les plus couramment utilisées sont le cresson alénois (Lepidium sativum) et la laitue (Lactuca sativa). Des graines de la plante test sont semées sur le compost humidifié en bocal hermétiquement fermé. Après 3 jours, la maturité est évaluée d'après le pourcentage de germination et, éventuellement, la quantité de matière verte obtenue.
Autres méthodes
De nombreuses autres méthodes existent, plus ou moins rapides, plus ou moins fiables, nécessitant un appareillage plus ou moins coûteux et un personnel plus ou moins qualifié. Parmi celles-ci, citons:
* des critères empiriques : couleur plus ou moins sombre, aspect du compost au toucher, à l'odeur, ...
* des méthodes respirométriques : O2 consommé, CO2 émis, ...
* des méthodes physico-chimiques : dosage de la Demande Chimique en Oxygène, dosage des formes de l'azote minéral (NH4+ et NO3-), dosage de la S.O.D et de la S.O.R. (Substance Organique Décomposable et Substance Organique Résistante), mesure du pH, ...
* des méthodes biologiques : dosage de l'ATP (Adénosine Tri-Phosphate), croissance de plantes ou de micro-organismes tests, ...
Usages du compost
Le compost peut être utilisé comme engrais sur prairie ou avant labour. Son usage améliore la structure des sols (apport de matière organique), ainsi que la biodisponibilité en éléments nutritifs (azote). Il augmente également la biodiversité de la pédofaune.
Au jardin, il sert à fertiliser les plates-bandes, les arbres fruitiers et le potager. Il peut également être utilisé comme terreau pour les plantes en pot.

