Le groupe "Les Torchons"
Tout commence en l’an 2000, à Epernay dans la Marne, dans le grenier des parents avec une guitare à deux cordes et quelques casseroles.
Leur seul mot d’ordre : musique et fiesta !
Quelques compositions, cinq, puis six musiciens, des percussions, des cuivres sont rajoutés, pour arriver à 10 musiciens, formation actuelle. Quelques concerts donnés en privé et dans les cafés-concerts de la ville ; il fallut bientôt trouver un nom au groupe ! Dans le grenier des répètes traînait une plaque en métal brossé datant des années 70, avec des crochets pour suspendre ce qui sert à essuyer la vaisselle et une inscription étincelante : “Torchons”. Le groupe avait trouvé son nom !
Chaque musicien avait son style, ses références ; le ska-rock s’imposait pour réunir les influences de chacun. Portés par l’humour, le plaisir et l’amitié à tout prix, les Torchons revendiquent avant tout leur côté festif. Ils arpentent avec énergie et toujours plus de plaisir les petites salles faisant partager leur musique explosive et colorée : un ska métissé de rock, de reggae, de salsa et même parfois de java. Ils ont l’art et la manière de lier les saveurs musicales d’horizons divers et surprenants.
En 2002, les Torchons sortent une démo 7 titres, enregistrée en live par France Bleue Champagne, lors d’un concert organisé pour le passage du Tour de France.
Ce 1er CD auto-produit leur sert de support pour imposer leur nom et leur style sur la scène festive. “Les Torchons sortent de l’ombre” : le titre veut tout dire, et les Torchons, bien décidés à “dépoussiérer”la scène musicale, forgent leurs expériences en écumant les salles de concert plus que jamais.
2003 marque un réel tournant pour le groupe qui revêt sa forme actuelle : il assure la 1ère partie de “Marcel et son Orchestre”à l’Orange Bleue de Vitry-le-François, devant 700 personnes.
Les Torchons enregistrent en studio une 2ème démo 4 titres et forts de leur expérience, ils parcourent les festivals, enchaînant les 1ères parties d’autres groupes tels “Les Fils de Teuhpu”, “Les Amis d’ta Femme”, “Babylon Circus”…
Ils continuent leur parcours, se construisant un public de plus en plus nombreux ainsi qu’une solide réputation de groupe de scène. Jeu de scène explosif, univers délirant et festif, ils font souffler une tornade de fiesta lorsqu’ils s’engouffrent dans une salle de spectacle !
Du café-concert à la salle de spectacle, en passant par les festivals, les Torchons vont de ville en ville : Reims, Châlons, Charleville, Verdun, Rethel, Langres, Laon, Romilly, Lille…puis ils descendent en tournée dans le sud : Montpellier, Perpignan, Gignac, Sète…
2005 reste une année ancrée dans les souvenirs : les Torchons jouent dans des salles de spectacles mythiques comme le Biplan à Lille, la Cartonnerie à Reims.
Ils sont sélectionnés parmi 200 candidats pour le tremplin du festival du “Chien à plumes”, puis pour participer à la compile de l’“Askadémie”, distribuée par Productions Spéciales dans tous les bacs de France.
Dans le même temps, ils enregistrent en studio leur 1er album 10 titres
“Dans l’air du temps”, entièrement auto-produit et qui sort en Mars 2006.
Les paroles délirantes de leurs premières compos racontent la vie quotidienne, faite de mille petites choses, dans l’ île imaginaire de “Funnyland”.
Les personnages mis en scène, avec beaucoup d’humour et une pointe de fiel, représentent les travers du genre humain, dans notre société actuelle, qu’il est parfois bon de savoir tourner en dérision. Mais qu’il fait bon vivre à Funnyland où les interdits sont interdits, où la fête explose en rires et délires, où les bonheurs simples, finalement, poussent comme des fleurs, loin de l’air vicié de notre monde insensé !
Les caricatures sentent le vécu et Jean-Louis (le maire de l’île), Gérard (le chasseur qui tue le public qui bouge pas), Madeleine (la bonne sœur qui joue de la guitare), Homar (le poissonnier, ou encore Gisèle (et sa guinguette où l’on mange des moules-frites), sont néanmoins bien sympas !
Entre concerts et répétitions intensives, de nouvelles créations voient le jour.
Les compositions toujours aussi énergiques, aux styles variés, accentuent davantage le côté rock.
Tout en gardant leur spontanéité et leur humour (“Dans le rétro”), (“Vamos a la playa”), les morceaux sont plus recherchés et inspirés des méfaits de la société. (“Le monde à l’envers”), (“Dans l’air du temps”), (“Ce serait beau d’y croire”).
Devant les choses graves de la vie, il faut savoir, comme les Torchons, prendre un peu d’“Altitude” !