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D.Martz
Inscrit le: 05 Jan 2005
Messages: 51
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Posté le: Lun Juil 18, 2005 12:27 pm Sujet du message: CHRONIQUE : LE
DESASTRE IRAKIEN de C. NOORBERGEN |
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DESASTRE IRAKIEN ET
BLESSURES D'HUMANITE
A l'heure où la planète a tant de mal à supporter
l'effarante
surchauffe des activités humaines, ici ou là, dans
quelques lieux
d'inhumanité, des gens se tuent, et tuent des gens… Alors
qu'une vie
d'homme a le même prix, infini, ici ou là, et en tout lieu
habité.
En Irak, on dirait la fin du monde. En Irak, c'est Londres chaque
jour…
Les Américains ont sauvé leur monde en envahissant
brutalement le
pays, éliminant Satan Saddham, pour rendre ce monde moins
dangereux, et
sauvant au passage le pétrole irokcidental… En s'y
attardant à leur
étrange manière, ils ont tué, ou fait tuer,
quelques milliers de civils
irakiens. Ils ont perdu plus d'un millier d'hommes, en installant une
bien étrange démocratie… Cela fait sang et
douleur.
Les pulsions de haine et de mort qui naissent là-bas, essaiment
dans le monde, comme l'horreur d'un cancer. Mais l'islamisme
extrémiste
et mortifère, s'il prolifère en métastases
épouvantables, se nourrit
d'autres mauvaises sources : les blocs cassés du monde, les
suffisances
occidentales qui bouffent la planète sans instituer les
garde-fous
nécessaires, les racismes crétins de tout bord. Le pire
est la fusion
lourde et sourde, par le bas, d'une affectivité
désespérée, privée de
terre, et d'une religiosité dégradée,
privée de ciel. On voit surgir la
haine, on la voit grandir sans limite.
C'est la rentrée. Plus de 84 % des lycéens ont obtenu le
baccalauréat général ! Gag de l'année, et
record battu ! Les lycéens
méritants ont un niveau d'excellence encore jamais atteint, ils
vont
donc pouvoir faire des études très supérieures,
avec un très bon métier
à la clef, et très bien rémunéré.
Tout va très bien, et vive TF1 ! (
Que vient faire TF1 dans ce texte où il est question
d'identité
culturelle et de réflexion ? - note de la rédaction- ).
Mais d'autres n'ont pas et n'auront jamais le bac. Comme beaucoup
sur terre n'ont pas et n'auront jamais le dixième du standard de
vie
américain. Dans notre humanité très
policée, et si bien organisée, ceux
qui ne sont pas du bon côté sont mal barrés. Et
ça peut aller très
loin, la destruction des barrages intérieurs… Les cancers
de l'âme font
les vents mauvais qui passent l'horizon. Le désastre n'a pas de
frontière.
Mais c'est la rentrée. Ne pas se rentrer dedans. Plutôt
faire rencontre.
Christian Noorbergen |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 279
Localisation: Caput mortuum
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Posté le: Lun Juil 18, 2005 6:46 pm Sujet du message: |
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Je n'ai pas le
bac... (les raisons sont tordues autant ne rien dire)
Je suis donc un incapable et qui plus est "passait inaperçu"...
qui
"fait trop de fautes"... alalaaaa... comme j'y pense, aujourd'hui nous
ne sommes pas obligés de savoir écrire pour passer un
bac. M'enfin,
passons ! Notre problème majeur réside dans le
dénigrement du
"potentiel humain". On me voyait
nul, on m'a fabriqué nul,
point barre. Sans tenir compte de ce qui n'est pas pensé ni
organique,
sans tenir compte du dessein qui est le préindividuel "toujours
déjà
là". Soit, celui qui est en dehors du temps, celui qui se
détend dans
l'histoire au cours de sa phase individuée. Phase que la
cohésion
sociale de masse ne connait pas, ne comprend pas, simplement parce que
le réel savoir n'est
pas indiqué ! Il ne suffit pas de savoir lire et écrire
pour accéder aux pistes les plus élémentaires. Je
suis une réflexion à
réaction, c'est là mon problème
véritable.
Oui... un débile mental monsieur, parfaitement !
Suis je enclin à subir la chimiotérapie de l'âme ?
C'est justement la position contraire que je défendrai face au
gentil
docteur (prochainement). Et puis l'avenir ne dépend pas de cela.
La vie
est beaucoup plus vécue que de passer un examen ou non, à
un moment
clef. Bien évidence, il existe des moments importants qui
peuvent
opérer à des changements brutaux. Lorsqu'on sait
précisément ce que
l'on veut exercer depuis l'âge de 6 ans (sans projet clair et
structuré
forcément à cet âge mais dont le point de
départ fut réellement un
point de chute) il convient d'admettre que de "vivre la suite"
c'était
plutôt "subir une guerre" qui ne m'appartenait nullement... alors
j'attendais en touche, la transparence isolait le mal.
Les suffisances occidentales sont des illusions. Il n'existe aucune
suffisance, il existe un inconscient fondamentalement mauvais en chacun
qu'il faut apprendre à dominer. Le modèle occidental
permet de
maîtriser un peu mieux le démon qu'ailleurs, voilà
tout...
"Le désastre n'a pas de frontière", ouf me voilà
rassuré. L'être
humain est bien un être humain, où qu'il se trouve et
quelque soit son
époque, son environnement, ses progrès, ses croyances, sa
culture. Il
ne maîtrise pas encore l'essentiel, la violence. Son inconscience
puisque fondamentalement c'est impalpable. D'un sourire narquoit il
presse une touche pour radier un chômeur en se disant "un glandu
de
moins", oui comme pour dire "un mort de plus"... exactement, sans
chercher à comprendre puisque comprendre tire parti de trop
d'énergie
psychique pour le pauvre automate
qu'il est devenu.
Alors : "procédure", ça soulage. Et en ajout ça
donne même du plaisir,
on s'adapte à tout et le mal disparait très vite sous le
cynisme de la
déshumanisation de ce qui est bien trop vite
considéré comme étant la
cause des maux du monde moderne. Alors, on considère que tout le
monde
est inclu, du boursier au bouseur. Ca soulage les plus hautes inconsciences dans leurs
justifications lettrées d'une conscience devenue lisible pour
les uns donc bien pensée,
certainement risible pour ceux et celles qui digèrent des
cailloux bien réels.
- "Des exclus ? Mais comment donc monsieur ! Pensez-donc que la
personne SDF est intégrée dans notre système. Vous
voyez des exclus
vous ? Moi, je vois des volontaires d'un côté, des malades
de
l'autre... alors à défaut de concentrer ce petit monde,
on les
déconcentre, on les dilue dans la société... on
les insère, on leur
apprend la vie monsieur, on leur donne une intégrité et
ils nous le
rendent très vite parce qu'ils sont contents ! Il existera
toujours des
bons à rien qui ne pensent qu'à la révolution...
ceux-là ? On les
contrôle, on les soigne et on renforce leur narcissisme... ils
finissent par se croire uniques et se suffisent à
eux-même."
La guerre se déplace constamment, chez nous elle se trouve entre
la bouche et le vent,
entre l'être et le néant.
Des pions qui ventilent à l'opposé souvent des coups
pensés en silence.
Des petits "généraux" qui manoeuvrent leurs petits
"soldats" du bout
d'un portable entre Paris et Los Angeles, Londres et New York. Le tout
pour maintenir en temps réel la croissance - la croisade pour la
paix
et la justice dans le monde. Alléluia, celui qui sait dormir
dans la
bouche aux mille odeurs et aux mille chapeaux croirait presque au monde
nouveau. Vive la liberté de supprimer le droit de perdre ! Comme
dirait
Jacques Martin : "Tout le monde gagne à la fin"... perdre, il
est vrai,
est un échec. Alors dans notre modernité, un échec
doit se vivre sous
le règne de la punition, de l'écart du groupe, de la
traversée du
désert et tant pis pour ceux et celles qui n'en reviendront pas.
Aujourd'hui, lorsqu'on perd pour une ou autre raison, en entretien ou
suite à des tests, on esquive les regards jusqu'à
s'exclure des
prochains essais, parce que si au début c'était
drôle, c'était un jeu,
à la fin ça devient urgent, il faut s'envoler, payer des
factures,
travailler pour avoir des sous parce que c'est le seul chemin possible.
A la fin, ça devient n'importe quoi et on se discrédite
tout seul.
"Pourquoi voulez vous faire ce travail ?" "Pour bouffer, comme toi,
connard !!!"... et on dégage pour ne pas commettre un meurtre.
Sous les cartons, celui qui dort se dit : "Quels plaisantins..."
Et quelque soit la vérité, que ce soit d'une frappe
islamique ou
bien de la frappe contre l'inflation, que ce soit "au nom de Dieu" ou
"pour l'Europe" :
Les uns déchiquetés, les autres sur le pavé ; le
métro emporte parmi les innocents ses prochaines victimes.
_________________
Monstre à plein temps.
"La profondeur de
l'être ne serait que superficialités sans la
légèreté de l'âme..."ThY'D à
l'ange de mon quartier. |
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Lai
Invité
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Posté le: Jeu Juil 21, 2005 10:12 pm Sujet du message: A thyd |
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Moi j'adore le titre
de Kundera Thyd
" L'insoutenable légèreté de l'être " tout
un programme !!
Que l'Etre soit léger est insoutenable Que le tragique soit le
lot sur terre est le propre de l'Etre qui lui ... s'en fout
L'Etre c'est à la fois une bombe dans un métro et un
chien qui glisse en courant dans la pluie , le Même hihi! |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 279
Localisation: Caput mortuum
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Posté le: Ven Juil 22, 2005 3:21 am Sujet du message: |
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Pas
convaincu des modèles qui désignent un unique Etre dans
une
insoutenable légèreté. Il y a là un
amalgame sévère entre être et
l'être, une indifférenciation qui aboutit sur une erreur.
La loterie ne
connait ni l'insoutenable, ni la légèreté. Elle ne
désigne rien, l'être
trouve l'insoutenable tout seul au moment même où il est
confronté à la
légèreté du monde, face à son malheur. Mais
pas seulement. On peut très
bien ne plus supporter le monde humain parce que je suis doté de
la
conscience de ce monde. Alors, je ne suis plus seulement unique, moi,
l'univers devient mon visage et l'insoutenable vérité, la
légèreté de
l'être, me pétrifie à jamais. Lorsqu'on devient un
objet monde,
lorsqu'on trouve l'Être, on veut s'en extraire. Parce que la
légèreté
de celui ou celle qui me reçoit dans son bureau, qui me juge et
se fout
de ma gueule ensuite avec ses collègues, qui perçoit un
salaire et
dénigre les "sans"... sa légèreté face
à certaines situations
insoutenables, j'ai parfois envie de la fendre en deux. De me faire
exploser jusque dans sa gueule narquoise. C'est en ce sens que l'Etre
est le même, c'est en cela que je porte la violence, que je porte
les
failles humaines qui peuvent faire de moi le prochain
désigné coupable.
_________________
Monstre à plein temps.
"La profondeur de
l'être ne serait que superficialités sans la
légèreté de l'âme..."ThY'D à
l'ange de mon quartier. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 279
Localisation: Caput mortuum
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Posté le: Ven Juil 22, 2005 8:35 am Sujet du message: |
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Je
me trouve assez énervé en ce moment. Tendu,
effectivement, par moment
ces effluves de crus maux me sondent. L'Etre conscient est léger
et
nous sommes scindés en innombrables états possibles. Le
tout, si mon
existence est un battement d'ailes, alors je porte ma part de
responsabilité des conséquences qui s'opèrent de
ma réaction
permanente. Je trouve cependant illusoire de se croire libre et
disposant du choix. Il me semble que nous dépendons de la nature
de
toutes choses, nous n'avons pas encore dépassé notre
condition humaine,
soit les réactions électo-chimiques qui nous font acte ou
bien nous
rendent inactif. La communication est permanente. Du corps à soi
dans
l'environnement se tisse le fil de l'autre bout de nous. Je sens que je
deviens un peu autiste, pleins de choses me répulsent. Oui, de
profonds
moments de dégouts d'être.
Je l'ai dis à Karen de vie mot, il y a exactement 8 mois : "Je
veux me rendre léger"...
_________________
Monstre à plein temps.
"La profondeur de
l'être ne serait que superficialités sans la
légèreté de l'âme..."ThY'D à
l'ange de mon quartier. |
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Lai
Invité
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Posté le: Ven Juil 22, 2005 11:31 am Sujet du message: |
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Tout ceci renvoie
à la question à mon sens , question éternelle et
si prenante...
"Pourquoi le mal?"
J'ai beaucoup de respect pour toi Thyd car tu te cxécris comme "
Elephant Man" avec la douleur qui va avec : Ce visage qui nous fait
humain
Je t'invite à trouver ce film et à le regarder Il te
concernerait et peut être t'ouvrirait des pistes
Je crois ceci dit une chose Il y a quasimodo et puis il y a le
miroir de quasimodo et puis il y a Quasimodo qui se regarde dans son
miroir Ce sont là trois choses bien différentes quoique
liées
Je crois qu'on ne souffre pas de son image On souffre de la
pensée que
son visage évoque Un visage en soi , s'il est bien le lieu de
l'humanité, ne signifie rien en soi
Tu es comme nous tous lié non à ton visage mais au sens
du regard porté
sur lui par toi, par les autres et par ton idée de l'image que
les
autres s'en font et c'est cette dernière qui est la plus
insupportable
Si tu as vécu un rejet lié à ton "visage" tu as
vécu un rejet et ton
visage n'en est que l'occasion ... c'est le rejet qui fait mal Si tu
cristallise alors ce rejet sur ton visage , ton visage devient le lieu
du rejet et tu rejettes alors ton visage car tu rejettes le rejet ce
qui est si bien normal
Je tiens à te dire que Quasimodo a trouvé son Esmeralda
et qu'Esméralda
ne voit pas en Quasimodo une bosse AnthonyQueenesque mais voit le bel
homme de valeur qui la fait pleurer
J'ai travaillé avec des handicapés dont des "moches" il
faut bien
l'avouer , chacun est devenu quelqu'un pour moi le temps de notre vie
commune
C'est ce que tu fais et les sourires que tu donnes qui te
définissent
et non le donné de la nature Je ne dis pas que c'est pas simple
, je
dis que c'est une chose à ( enfin!!) apprivoiser
Considère que la
nature ne t'a pas fait de cadeau mais considère aussi que ce
donné
supplémentaire n'est qu'un donné C'est à dire
maintenant que j'ai cette
gueule de merde ( à mes yeux) et que je connais la
réaction des autres
à son endroit comment puis-je aller au-delà Comment
puis-je dépasser ce
donné habituel, comment puis-je faire à son endroit comme
je n'ai
jamais encore fait à ce jour Et tu t'appercevras peut-être
et
probablement que l'effet de gueule ne dure qu'un instant ( à
déterminer) et qu'il revient de temps en temps mais
qu'au-delà il y a
dix mille possible relationnel qui peuvent être à
découvrir
Enfin un jour peut être tu diras quelle chance cette gueule qui
m'a permis de rencontrer des gens dans leur vérité
Mais je te répète j'ai beaucoup de respect pour
celà et puis basta gars parlons d'autre chose |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 279
Localisation: Caput mortuum
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Posté le: Ven Juil 22, 2005 12:23 pm Sujet du message: |
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Bonjour,
oui, je connais le film Elephant man, je l'ai vu. Me suis longtemps
identifié. J'y lisais une grande vérité du monde
qui a besoin de se
distraire du malheur des autres pour perfectionner le modèle
privilégié
du bonheur des uns.
J'ai écris à Karen. Et puis cette question, dans cette
lettre courant décembre 2004 :
| Citation: |
| A vos yeux, suis-je quelqu'un de
bien, à éventuellement connaître, si nous nous
serions croisés dans un autre regard ? |
Aucune réponse, juste un silence égal à elle
même, éternel.
_________________
Monstre à plein temps.
"La profondeur de
l'être ne serait que superficialités sans la
légèreté de l'âme..."ThY'D à
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