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réalisation d'un centre commercial à Champigny près de Reims

réalisation d'un centre commercial à Champigny près de Reims
Un nouveau centre commercial de 14 500 m² va s'ouvrir en prolongement de la zone Ikea et Maison +. Réparti en quatre bâtiments, ce parc commercial comprendra supermarché, boulangerie, fleuriste, caviste, restauration, commerces d'habillement... Ce projet de 15 M€, dont le chantier devrait s'ouvrir à l'horizon 2011 pour une ouverture en 2012, viendra répondre aux besoins de la population locale mais aussi des employés du pôle Ikea. > Enfin une ligne de bus pour relier la zone Thillois. L'arrivée d'Ikea a donné un coup d'accélérateur à la création d'une ligne de bus reliant Reims à Champigny via Tinqueux.
PETITES AFFICHES MATOT BRAINE n° 7357 du 30/08/2010 (en page 3)

Pôle Emploi crée un point vendanges à Reims.
Depuis le 16 août et jusqu'à la fin des vendanges, le point vendanges, situé rue du Docteur Schweitzer, réunit les offres des viticulteurs de la Montagne de Reims, des Monts de Berry, du massif Saint-Thierry ou de la Vesle et de l'Ardre.
PETITES AFFICHES MATOT BRAINE n° 7357 du 30/08/2010 (en page 7)

lu sur l'Union Reims : De nouvelles habitudes à prendre : le tram sera prioritaire à Reims. ..

lu sur l'Union Reims : De nouvelles habitudes à prendre : le tram sera prioritaire à Reims...
Dans tous les cas et partout, le tramway sera prioritaire. Même devant les poussettes. Tout accrochage avec lui vaudra un malus sur le contrat d'assurance. Lancé à 40 km/h, le tramway aura besoin de 40 mètres pour stopper ses 39 tonnes et ne pourra pas se décaler pour éviter quelque chose ou quelqu'un. En fonction des zones, il roulera de 30 à 70 km/h. A noter que rien qu'avenue de Laon, il n'a pas été prévu de piste cyclable. Donc, piétons ou cyclistes : soyez prudents ! Lire l'article...
L'UNION REIMS du 30/08/2010 (en page 6)

accès à Ikea Reims, plan de Reims / Ikea

accès à Ikea Reims, plan de Reims / Ikea
accès à Ikea Reims, plan de Reims / Ikea Accès :
Autoroute A4, sortie 22.
Coordonnées GPS:
Latitude 49.25623°
Longitude 3. 96657°

un journal a-t-il le droit de traiter "Sarkozy" de "voyou" ?

un journal a-t-il le droit de traiter "Sarkozy" de "voyou" ?
Sarkozy voyou ?
Faites-vous votre propre idée en lisant l'intégralité de l'article écrit par Jean-François Kahn:

Voyou de la République ? L'article de Jean-François Kahn
Vive polémique autour de la Une de Marianne de la semaine. Mais certains commentateurs, notamment politiques, semblent ne pas avoir ouvert le magazine. Nous publions donc le texte de Jean-François Kahn sur le « voyou de la République ».

Voyou de la République ? L'article de Jean-François Kahn

La République est aux mains d’un président qui ne s’encombre d’aucune espèce de morale. Sa priorité absolue devant des sondages désastreux : rester au pouvoir. Démagogie, outrance, provocation sont ses armes favorites. Première victime : l’égalité républicaine.

Les Français, entre deux séances de bronzette estivale, auront été rattrapés par trois informations traumatisantes. La première ? L’article premier de la Constitution, qui fonde les principes de notre République – l’égalité devant la loi sans distinction d’origine –, est en voie d’être aboli. Changement de régime ? Qu’en pensent les républicains ?

La deuxième ? Lancer une pierre qui provoque malencontreusement la mort d’un contrôleur des poids et mesures (détenteur d’une autorité publique) est beaucoup plus grave et passible d’une peine beaucoup plus lourde que larder une vieille dame de coups de couteau pour lui piquer ses économies. Le second meurtrier mérite de rester français, même s’il s’appelle Popovitch ; mais le premier, s’il s’appelle Rachid, deviendra apatride. Qu’en pensent les grand-mères ?

La troisième ? Il va falloir construire des centaines de nouvelles prisons pour pouvoir y enfermer les parents d’enfants incontrôlables. Qu’en pensent les très catholiques mères de famille nombreuse ou les femmes seules en charge de garnements ? Si l’on y ajoute que le chef de l’Etat vient de déclarer une nouvelle « guerre », il y a là de quoi gâcher les vacances des aoûtiens.

Récapitulons.

Personne, depuis Pierre Laval…

Tout de suite, les grands mots. « Une nauséabonde – forcément nauséabonde – odeur d’années 30 »… Un prêté pour un rendu, en somme. Il y a trois semaines, des activistes « sarkozystes » se relayaient, l’invective aux babines, pour qualifier de « fascistes » et même de « trostsko-fascistes » les médias d’investigation qui remuaient trop complaisamment, à leurs yeux, la boue de l’affaire Woerth-Bettencourt. « Cela rappelle, précisaient-ils, les années 30 »… Eh bien puisque, désormais, on a le droit de dire ces choses-là, le boomerang leur revient en pleine figure.

Voilà Sarkozy, non plus seulement poutinisé, mais pétainisé, vichysé, quasiment fascisé : un âcre parfum d’années 30…

On admettra que, désireux de faire diversion à une affaire d’Etat – l’affaire Woerth-Bettencourt – qui le mine à mesure qu’elle le plombe, le gaillard n’y a pas été avec la queue de la louche. Ce dont, en effet, personne n’aurait ne fût-ce qu’« osé » avoir l’idée, depuis le Premier ministre collabo Pierre Laval, lui a soudain traversé l’esprit. Et, comme toujours chez lui, sitôt concocté, sitôt dit.

Quoi ? Qu’il y aura désormais, aux yeux de la loi, deux catégories de citoyens français. Comme avant 1789 ? D’un côté, les nobles au sang bleu héritiers des guerriers francs, et, de l’autre, le tiers état descendant de la plèbe gauloise ? Non… Mais presque. Il y aura le Français à part entière, et le Français en demi-teinte. En sursis. Le Français du premier degré, catégorie A, et celui du deuxième ou troisième degré, catégorie B. Un Giscard d’Estaing catégorie A contre une Rachida Dati catégorie B.

On connaît la blague de Lévy qui se fait appeler Bidochon, et chacun de lui demander, quand il décline son identité : « Et avant ? » Eh bien, il y aura le Français à qui on ne demandera rien et celui à qui on demandera tout le temps : « Et avant ? »

Le « terroriste » Manouchian, français ? Depuis quand ? Vous avez vu sa tronche sur les rouges affiches ? Le « délinquant » Zola, français ? Depuis quand ? Le fauteur de troubles Anelka, français ? Depuis quand ? C’est ce que la police de l’« Etat français », en 1942, demanda à mon ami le « dissident » gaulliste Moscovitch : Français ? Vous ? Depuis quand ?

Déjà, on le savait, il y avait les Français « étrangers » qui perdent les matchs de foot, mais redeviennent Français français quand ils gagnent le 3 000 m steeple. Mahiedine Mekhissi, Bouabdellah Tahri, français ? Depuis quand ? De retour en France, pas intérêt à bousculer un gendarme ! Au moins, ceux qui perdent ne sont pas déchus de leur nationalité. Pour l’instant.

En pleine terreur robespierriste, le député Jean-Baptiste Cloots, dit Anacharsis, de fraîche origine prussienne, fut guillotiné. Nul ne songea pour autant à lui retirer sa toute neuve nationalité française. Parce qu’il y avait eu 1789, précisément. Paradoxe : pendant la guerre d’Algérie, personne ne proposa, pas même Le Pen, de retirer la nationalité française à un militant algérien FLN qui avait abattu un policier. La République, alors, c’était égalité devant l’impôt, égalité devant la loi. Sarkozy – qui sait ? – a peut-être raisonné de la façon suivante : puisqu’on a déjà instauré une fiscalité à la tête du client – Mme Bettencourt en sait quelque chose –, pourquoi pas une justice, ou même une « nationalité », au faciès du client ?

Une « ciottise » d’inspiration élyséenne
Voyou de la République ? L'article de Jean-François Kahn
Donc ça craint. Même au plus sarkozyste des Français d’ascendance juive, ça rappelle furieusement quelque chose. Le temps où on amalgamait sa « spécificité » à une certaine forme de délinquance ?
Le croira-t-on ? Deux Français ayant commis le même délit d’atteinte à un dépositaire de l’autorité publique, comparaissant devant le même tribunal, ne récolteront pas la même peine. Pourquoi ? Parce qu’ils ne seront pas nés au même endroit. Dans le même espace. Landru, c’était mal, mais c’était un vrai Français. De souche. Important. Désormais, ça changerait tout. Du moins aux yeux du tribunal. Il faudra être de souche et que ça se sache. Un Foujita, grand peintre français né à Tokyo, aurait eu intérêt à se tenir à carreau pour ne pas se retrouver « sushi », au prétexte qu’il n’était pas « de souche ». Puisse Rama Yade, en voiture, ne jamais écraser un gendarme. Brice Hortefeux, lui, peut. Ça ne remettrait pas en cause sa nationalité.

Eric Woerth, quand il allait, au début 2007, à Genève, récolter plusieurs millions d’euros au profit de la candidature Sarkozy auprès de Français fiscalement délinquants, avait sa bonne conscience pour lui. Certes, ces Français qui s’étaient exilés à l’étranger pour ne pas contribuer à l’effort collectif de la nation trahissaient un peu leur patrie. Mais ils n’en étaient pas moins de vrais Français ! Catégorie A.



Dans la foulée de la mercuriale grenobloise, Hortefeux, justement, condamné mais français, a émis une idée qu’on eût volontiers applaudie : pourquoi ne pas retirer leur nationalité aux trafiquants et exploiteurs d’êtres humains ? On crut même, un moment, que cette menace désignait ceux qui exploitent, dans le BTP, par exemple, de véritables esclaves venus illégalement d’ailleurs. Mais non. Ceux-là sont de vrais Français catégorie A. Premier choix. En fait, Hortefeux visait, là encore, des Français de second choix. De seconde souche !

En revanche – mais a-t-on bien compris, car on en arrive à se demander… –, ce sont tous les parents, même ceux qui en tiennent une souche, même ceux des enfants Bidochon, qui risquent deux ans de prison ferme, si leur rejeton multiplie les bêtises en se fichant comme d’une guigne de leurs mises en garde.

Ça, même à Vichy, ils n’y avaient pas pensé. D’ailleurs, Pierre Laval ne voulait pas séparer les enfants des parents.

Selon le Figaro, c’est l’Elysée qui a directement inspiré cette « ciottise »

L’ombre du Maréchal, vraiment ?
Cela fait des décennies, en France, que l’on traite à tout bout de champ ses adversaires de « pétainistes ». Ou de « fascistes ». Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, avait, en 2007, dans un article remarqué, dénoncé la nature foncièrement « pétainiste » de Ségolène Royal. Et un certain Xavier Bertrand, qui se présente communément comme secrétaire général de l’UMP, a quasiment assimilé notre confrère Edwy Plenel à Goebbels. La gauche bien-pensante est coutumière du fait (je sais, l’expression est idiote, mais il paraît qu’on dit comme ça !). Ainsi Marianne fut « hitlérisé » par Bernard Kouchner pour s’être déclaré hostile à la guerre du Kosovo. Sarkozy lui-même nous traita collectivement, lors d’un petit déjeuner, de « fascistes » et d’« antisémites ». François Bayrou fut fascisé et pétainisé par Alain Minc. Régis Debray « vichysé » par Bernard-Henri Lévy. Jean-Pierre Chevènement fut « national-socialisé » par les « hitléro-trotskistes » du Monde. Lorsque Jean-Louis Debré était ministre de l’Intérieur, des crétins hostiles à sa politique de lutte contre l’immigration clandestine défilèrent en habits de déportés sous ses fenêtres.

Marianne s’est toujours élevé, et avec virulence, contre ce lamentable et parfois odieux réductionnisme. Encore récemment, votre serviteur qualifiait, ici même, de « ridicule » et d’« inacceptable » l’identification Sarkozy-Pétain à laquelle s’était allègrement livré le philosophe Alain Badiou dans un petit livre à succès.

Or, voilà que, pour une fois, exceptionnellement, la référence est fondée. Totalement fondée. La saillie grenobloise par le ton, l’inspiration, les mots choisis, les sous-entendus, les décisions annoncées, prend, en effet, une teinte intrinsèquement « pétainiste ».

On se serait, par conséquent, attendu à de solennelles mises en garde, de la part de Simone Veil, surtout. « Halte au feu ! » Où sont ceux mêmes, Bernard Kouchner, Alain Minc, André Gluscksmann, qui voyaient la main du pétainisme partout, y compris dans la culotte du zouave Bayrou, qui, récemment encore, identifiaient Chevènement à Laval, renvoyaient le journaliste et écrivain Pierre Péan à Charles Maurras et comparaient Benoît Hamon à Marcel Déat parce que le porte-parole socialiste s’était déclaré choqué par l’aveu d’addiction au tourisme sexuel étalé par un ministre de la Culture ? On ne les entend pas. Leur déshonneur s’abîme dans leur silence. Martin Hirsch se tait. Fadela Amara se terre. Eric Besson s’enterre. Et nous ?

Non, Sarkozy n’est pas xénophobe, mais…

Voyou de la République ? L'article de Jean-François Kahn
Faut-il se rendre à l’évidence et proclamer, malgré toutes mes réticences antérieures, malgré ma répugnance à recourir à ce type de références : eh bien oui, Badiou avait raison, le sarkozysme est un pétainisme ? Eh bien non ! Je ne le pense pas. Sarkzoy n’est pas plus « pétainiste » ou même « maurrassien » qu’il n’est « xénophobe », « raciste » ou « facho ». Je suis même convaincu qu’il n’est fondamentalement hostile ni aux émigrés ni à l’émigration (qu’il a d’ailleurs, contrairement aux apparences, largement favorisée). Alors ?

Alors, rappelons-nous ce que fut la position de Marianne en 2007. Parce que Sarkozy avait, dans un premier temps, mené une campagne de tonalité radicalement « néolibérale » dirigée contre le « modèle social français », qu’il avait été favorable à l’intervention américaine en Irak, qu’il avait absolument tenu à se faire photographier aux côtés de George Bush, la gauche avait axé son offensive sur un thème : Sarkozy est un idéologue ultralibéral bushiste dogmatique qui veut nous imposer, de gré ou de force, le modèle anglo-saxon. Le promoteur de cette stratégie ? Eric Besson…

A quoi Marianne, dans un numéro devenu historique, avait répliqué : non, Sarkozy n’est pas un idéologue « bushiste » dogmatique et sectaire, c’est un bonapartiste pragmatique et talentueux (le meilleur candidat dont ait disposé la droite depuis longtemps, précisions-nous), capable, s’il juge que c’est dans son intérêt, de stigmatiser le « grand patronat » ou de vilipender le capitalisme. Simplement, l’énormité gargantuesque de son hypertrophie du moi, la démesure de son adoration de lui-même, la puissance de sa volonté presque illimitée de pouvoir et de contrôle, frise, à un tel niveau, la folie… Et représente une menace pour notre conception de la démocratie et de la république. On jugera, avec le recul, de la pertinence ou de l’impertinence de cette approche.

Mon analyse, aujourd’hui, est du même ordre : Sarkozy n’est pas pétainiste ni, encore une fois, maurrassien, xénophobe, raciste, encore moins facho. Simplement, aucun interdit d’ordre idéologique ou éthique ne le bride, aucun principe transcendant ou aucun impératif moral ne l’affecte, aucun « surmoi » ne l’arrête. Pour conquérir et conserver le pouvoir, il est capable de tout. Absolument de tout. Exactement comme les caïds des cités. En réalité, avec d’ailleurs le talent que cette mentalité nécessite et le sens de la prise de risque qu’elle exige, Nicolas Sarkozy est un voyou. Un voyou de banlieue, dont la banlieue serait Neuilly. Typique, à cet égard, est cette façon de déclarer la guerre à tout bout de champ… aux bandes rivales !

Les Le Pen n’ont pas manqué de le rappeler : l’homme qui vient de créer deux catégories de nationaux – d’un côté, des Français de souche ou en voie de faire souche ; et, de l’autre, des sous-Français passibles d’une double sanction en cas de délits particuliers – est le même que celui qui supprima la double peine. Elle permettait, rappelons-le, de renvoyer dans son pays d’origine un étranger condamné, en plus de l’exécution de sa peine. (Personnellement, ce principe ne m’a jamais choqué). Contradiction ? Pas du tout. Cynisme.

Sarkozy, à l’époque, en 2003, avait besoin, dans sa lutte contre Chirac et les chiraquiens, de se réserver des soutiens au sein de la presse proche de la gauche bien-pensante. En particulier, le soutien du journal le Monde, dont il avait préalablement convaincu la direction, en 1995, de soutenir Balladur. Il fallait, pour cela, donner des gages. D’où l’abolition de la double peine. Or, aujourd’hui, Sarkozy sait qu’il n’a plus rien à attendre de cette gauche-là qui a mis du temps à comprendre, mais qui a enfin compris. En revanche, il lui faut absolument retenir cette très large fraction de sa clientèle d’hier, qui est en train de basculer en faveur de Marine Le Pen. Donc on ne lésine pas, et on remplace la « double peine », défendable mais qu’on a supprimée, par une hyperdouble peine indéfendable, foncièrement antirépublicaine et à consonances pétainistes. Pas parce qu’on est devenu pétainisto-raciste, évidemment (pas plus qu’on ne fut jamais bien-pensant libertaire de gauche), mais parce qu’on ose tout. Et que, pour gagner, on osera tout. De la même façon qu’on a été ultrapro-israélien et qu’on a déroulé le tapis rouge sous les pieds du Libyen Kadhafi et du Syrien Bachar el-Assad.

Ça se mérite
Un exemple : « Etre français, ça se mérite. » Phrase stupide, s’il en est. Etre hollandais, polonais, marocain, ouzbek, ça ne se mérite pas ? Et être hongrois ? Il y aurait des nationalités qui se méritent plus que d’autres ? Inférieures et supérieures ? Des nationalités de blancs et des nationalités de gris ? De basanés, de nègres ? C’est con, ou c’est raciste. Au choix. Les malfrats angevins, les violeurs normands, les escrocs provençaux, les fraudeurs ou les délocalisateurs du Limousin ou du Massif central ont-ils mérité, eux, d’être français ? Sarkozy, bien sûr, n’est pas dupe de l’idiotie du propos. Mais ça ne le retient nullement de proférer ce qu’il sait être une sottise. Et il dira tout ce qu’il croit pouvoir lui faire gagner ne serait-ce qu’une poignée de voix. Même le pire.

Ce qui s’est passé est éloquent : le sarkozysme prend l’eau. L’intervention télévisée du 12 juillet dernier a été un flop. La tentative de retourner, avec la complicité du procureur Courroye, l’affaire Bettencourt-Woerth contre ceux qui l’ont révélée, s’est, en fait, elle-même retournée contre les auteurs de cette lourde manœuvre. La virulente offensive dirigée contre les médias indépendants n’a certes pas provoqué la mobilisation de la profession qui se serait imposée, mais elle a libéré des journalistes plus qu’elle ne les a terrorisés.

Résultat ? Les sondages, non rendus publics, indiquent qu’en cas d’élection présidentielle, aujourd’hui (ce qui ne préjuge en rien de demain), Martine Aubry l’emporterait assez nettement, mais, surtout, que Dominique Strauss-Kahn écrabouillerait littéralement le président sortant. Sortant ! D’où l’idée géniale : n’être plus le sortant.

Le sortant, ce n’est pas lui…
Car c’est, finalement, le sens de l’opération grenobloise. On n’est pas en 2010, on est en 2007. Sarkozy arrive. Il vient juste d’être élu. Et, d’emblée, vroum-vroum, il déclare la guerre. La vraie guerre, précise-t-il. A qui ? A quoi ? Au mal, au crime, à la délinquance, à la chienlit, aux trafics, à l’invasion étrangère, aux Manouches voleurs de poules, à la racaille des cités, au bilan de son prédécesseur… Quoi ? Que dites-vous ? Que le prédécesseur, c’était lui ? Pur effet d’optique.

Spectacle hallucinant en vérité. Tout cela ou presque a déjà été dit 20 fois. Les mêmes mots, mais en plus hard. Enième déclaration de guerre. Or, qui a été aux manettes depuis huit ans ? Est-ce à dire qu’on reconnaît l’échec ? L’échec flagrant ? L’échec spectaculaire ? Eh bien oui ! Et c’est cela qui est stupéfiant. Relisons bien la philippique grenobloise. Aveu de désastre. De déliquescence. Cela va de mal en pis. On ne cherche même plus à donner le change à coups de statistiques truquées fournies par des préfets qui ont été menacés de licenciement s’ils ne fournissaient pas de « bons » chiffres. Oui, les agressions contre les personnes sont en continuelle augmentation. Même le Figaro dispose d’un article – pour l’instant en attente de publication – qui prouve l’ampleur de la manipulation de ces chiffres : 4 % seulement des Français, selon l’Ifop, estiment que la sécurité des personnes s’est améliorée.

Alors, puisque la partie tourne mal, Sarkozy renverse la table.
Oui, l’insécurité s’aggrave. Oui, la délinquance se répand. Oui, les violences se multiplient. Autocritique ? N’a-t-on pas démantelé la police de terrain qui maillait les territoires ; substitué l’intervention extérieure au contrôle de proximité ; fermé des commissariats ; abandonné des quartiers entiers à eux-mêmes, comme le relève le principal syndicat de police ; supprimé 11 000 postes parmi les forces de l’ordre (que l’on mobilise massivement, en revanche, pour des tâches statiques ou de protection, en particulier présidentielle) ; à Grenoble même, les effectifs policiers n’ont-ils pas été ramenés de 740 à 600 malgré 30 000 habitants de plus ? N’a-t-on pas multiplié des lois inapplicables qui empêchent l’application de celles qui devraient être appliquées, excité les tensions, attisé les antagonismes, fermé les yeux sur les délinquances financières qu’on a, au contraire, dotées d’un bouclier, justifié certaines violences économiques, accentué, fût-ce involontairement, les insécurités sociales ?

Les vrais et seuls responsables
Concède-t-on au moins quelques erreurs ? Pas du tout ! Pas l’ombre d’un mea culpa. Ce que nous dit Nicolas Sarkozy, c’est qu’il était temps, grand temps, qu’il intervienne. Que l’on va voir ce que l’on va voir. Car jusqu’à présent il était paralysé. Empêché. Par qui ? Par les vrais, les seuls fautifs, les maires irresponsables, les parents démissionnaires, la gauche forcément angélique et « complice des assassins », comme le clame la ministre Nadine Morano, les tabous entretenus par une presse idéologisée, la législation inadaptée (c’est pour l’essentiel la sienne, mais qu’importe !), les juges laxistes, les préfets incompétents, l’héritage, Giscard, Chirac, les préjugés droit-de-l’hommistes, demain un Conseil constitutionnel récalcitrant et, accessoirement, les ministres si nuls qu’il faut, dans tous les domaines, même le sport, prendre leur place.

Le message est transparent : jusqu’ici, on n’osait pas ; désormais, on va oser. On efface tout et on recommence. Des mesures oubliées aussitôt que prises, de nouvelles lois, un fait divers-une loi, des peines plancher poussées vers les peines plafond, des sanctions « incompressibles » à faire regretter la peine de mort, une répression de moins en moins nuancée, au point que même en Russie poutinesque on n’est pas condamné à six mois ferme pour jet de cailloux… Mais ça change quoi ? L’opinion n’y croit plus. N’entend même plus. Donc il faut frapper fort. Toujours plus fort. Au niveau des symboles, sinon du vécu. Spécialité sarkozyste quand il s’agit de reprendre la main : dire le non-dit, puisque des enquêtes préalablement réalisées (car on sonde toujours d’abord en Sarkozye) montrent que les Français, dans leur majorité, le pensent : que c’est l’immigration qui engendre la délinquance ; que le milieu gitan et rom est criminogène ; que le vrai autochtone est blanc et de culture chrétienne ; que le Français fraîchement issu de l’immigration est de nationalité louche.

Il est probable que, tout cela, Nicolas Sarkozy, fasciné par le modèle américain, lui-même issu de l’immigration, ne le pense pas. Mais il ne pense pas non plus qu’il faille « refonder » le capitalisme, supprimer les paradis fiscaux ou démasquer les « patrons voyous ». N’empêche, il le dit. Et tout ce qui lui permettra, pense-t-il, d’être réélu en 2012, absolument tout, il le fera et le dira sans restriction aucune, que Besancenot ou Le Pen, Chavez ou feu Pinochet, Bachar el-Assad ou Avigdor Lieberman, Fayçal d’Arabie ou le spectre d’Atatürk, puissent le signer !

Ni gaucho ni facho : voyou !
La question de l’immigration
A cet égard, la question de l’immigration est emblématique. Quoi qu’on en dise (quoi qu’en dise, surtout, l’extrême gauche pour qui toute restriction à une émigration, même clandestine, intégralement libre, confine à l’hitlérisme), Sarkozy l’a très largement favorisée.

Certes, on a restreint, pour la galerie, l’application du droit d’asile ou de regroupement familial. Mais, sous la pression de l’aile la plus réactionnaire du Medef – et, en particulier, du patronat du bâtiment et de la restauration-hôtellerie, désireux d’être fourni en main-d’œuvre bon marché peu exigeante en matière de droits sociaux –, on a très officiellement encouragé l’immigration dite de travail (l’immigration choisie consistant, en la matière, à choisir l’émigration). Brice Hortefeux, alors ministre de l’Immigration, a même fait adresser à nos ambassades à l’étranger une longue liste de métiers qu’il convenait de fournir en personnel.

Mais que se passe-t-il lorsqu’on proclame, ainsi, qu’on est demandeur de travailleurs étrangers ? Outre ceux qui sont retenus, de nombreux clandestins tentent leur chance. C’est exactement ce à quoi on a assisté. Il y aurait, aujourd’hui, en France, 400 000 « sans-papiers », dont beaucoup travaillent. On imagine ce que donnerait une descente générale dans certains grands chantiers. Ainsi la grève soutenue par la CGT a-t-elle permis de découvrir que tout le personnel du restaurant préféré de Sarkozy à Neuilly était constitué de sans-papiers. Faut-il préciser que ceux-ci ont été régularisés très vite ?

Or, qu’a dit le président à Grenoble ? Que les sans-papiers qui bénéficient de scandaleuses prestations sociales (en effet, en cas de maladie, on ne les laisse pas mourir !) doivent être expulsés, puisqu’ils sont dans l’illégalité. Et qu’en conséquence ils le seront. Quatre cent mille expulsions ? Tout le monde sait, le chef de l’Etat le premier, que c’est en réalité impossible. Qu’on ne le fera pas. Qu’importe. Cela a été dit. N’en doutons pas, demain, si les sondages indiquent qu’il faut menacer de nationaliser les banques, de taxer lourdement le capital et de criminaliser les patrons délocalisateurs, ce sera dit également. Pas fait, mais dit. Et peut-être même qu’Etienne Mougeotte, du Figaro, applaudira.

La gauche renvoyée à ses réflexes
De l’aveu même de l’un des principaux conseillers élyséens, la sortie sarkozyenne a une autre cause. Après les récentes violences urbaines, quelques voix, à gauche, ont commencé à pointer la contre-performance présidentielle en matière de sécurité publique et de lutte contre la délinquance. Et si les rôles étaient soudain inversés ? Le Figaro ne nous apprenait-il pas, l’autre lundi, que le département des Alpes-Maritimes, totalement aux mains de la droite, était l’un de ceux où la criminalité était le plus forte ? Et si, justement, l’échec sarkozyste dans ce domaine précipitait une prise de conscience socialiste ?

Il fallait donc, par une provocation ciblée nécessitant une surenchère dans « l’incorrection », renvoyer la gauche à ses démons. Or, il faut bien le constater, sur ce point, le piège a, en partie, fonctionné. Illico, dans un premier temps, les hiérarques socialistes ont remis sur la platine leurs vieux disques rayés. Avec les mêmes expressions insupportables et mille fois entendues, la même logomachie éculée : « dérive sécuritaire », « dérapage populiste », « relents nauséabonds », « stigmatisation des populations ». Poser la question des campements sauvages roms, c’est « stigmatiser » la population des gens du voyage. Evoquer un lien entre la ghettoïsation ethnique et certaines formes de délinquance, c’est « stigmatiser » les populations étrangères. Enfermement dans le déni de réalité. Maintient-on toujours qu’on a eu raison de restaurer, en 1988, le principe stupide de l’acquisition « automatique » de la nationalité, donc sans démarche positive, par les enfants de parents étrangers nés en France ? Des réflexes, rien que des réflexes.

On organisera non pas de larges manifestations de convergence républicaine, comme Marianne l’a préconisé, le 7 septembre en fournissant en particulier l’occasion, mais, éventuellement, trois jours avant, une démonstration ciblée sur la question sécuritaire et migratoire qui risque d’être largement dominée par l’extrême gauche et ses slogans. Exactement ce que souhaite Sarkozy. Ah, si on pouvait assister à quelques flambées d’anarchisme, le rêve !

L’opération peut-elle réussir ?
L’opération sarkozyste, qui est à peu près aussi moralement acceptable et intellectuellement justifiable qu’un hold-up, une escroquerie à la Sécurité sociale ou une prise d’otages, peut-elle, en revanche, réussir ? L’auteur de cet article avoue sa perplexité. A première vue, elle a déjà atteint deux objectifs : désactualiser l’affaire Woerth-Bettencourt – c’était fait pour (c’était la spécialité du tsar de Russie de relancer la question juive chaque fois qu’il avait des difficultés) – et renvoyer la gauche socialiste à l’image qui a éloigné d’elle les couches sociales les plus populaires.

Ne nous leurrons d’ailleurs pas : en cas de face-à-face entre un authentique voyou et un « gentil organisateur », qui l’emporte ? Celui qui ose tout, même le pire, ou celui qui s’interdit tout, y compris le meilleur ? Celui qui boxe selon les règles, ou son adversaire qui se sert des pieds et s’est muni de poings américains ? Rappelons-le : en 2007, Sarkozy pouvait déjà tout se permettre, néolibéral le lundi, étatiste le mardi, alors qu’à la moindre originalité Ségolène Royal était lynchée par les siens.

Si vous avez un trésor à saisir, comme dans les westerns, avec d’un côté un truand débrouillard et de l’autre un moine franciscain, fût-il désargenté, qui a le plus de chances de s’emparer du magot ? Surtout s’il arrive au gangster de dire des choses vraies, quand le moine franciscain mouline à l’infini un certain nombre de choses fausses. Sans compter que, atout suprême, le chef de l’Etat contrôle, aujourd’hui, 95 % de la télévision. Comme Berlusconi…

Il existe, cependant, une limite. Il est fort possible que Sarkozy l’ait déjà franchie : quand vous réitérez sans cesse la même stratégie, exactement la même, mais avec toujours plus de lourdeur, il y a nécessairement un moment où cela tourne à la caricature. A Waterloo, Napoléon chercha tout simplement à répliquer la tactique d’Austerlitz. Cela ne marchait plus.

L’homme Sarkozy est capable de mentir comme une armée entière de détrousseurs de dentiers. Cela peut s’avérer terriblement efficace. Napoléon III, l’homme de quatre guerres catastrophiques, ne se fit-il pas plébisciter en répétant : « L’empire, c’est la paix ! » Tant qu’on est cru, cela fonctionne : la « République irréprochable », le « président du pouvoir d’achat », « jamais on ne privatisera Gaz de France », « moi, je ne serrerai jamais la main de Poutine »… Mais, passé un certain cap, à chaque allégation, même la plus sincère, on se dit : « C’est comme le mur de Berlin, qu’il avait abattu à lui tout seul ! » Aux voyous – c’est même souvent, comme les cons, à ça qu’on les reconnaît – on donnerait a priori le Bon Dieu sans confession. Même Al Capone suscita une certaine sympathie autour de lui. Mais il ne faut pas se faire prendre trop souvent. Les ratages répétés, ça finit par peser grave. Et alors surgissent des caïds en herbe qui commencent à vous prendre pour un cave. Et à lorgner votre business.

Un bon calcul ? Pas sûr
C’est vrai que le Sarkozy du discours de Grenoble surfe, contrairement aux dirigeants socialistes, sur une sensibilité potentiellement majoritaire au sein de la France dite « d’en bas ». Mais soit cet électorat, surtout s’il est âgé, aurait voté de toute façon Sarkozy (s’il se faisait couronner empereur, il approuverait encore) ; soit – c’est à craindre – il sera d’autant plus encouragé à rallier Marine Le Pen que la rhétorique du Front national aura été confortée et légitimée (« Finalement, eux, ils nous ont toujours dit ça et ils ont été persécutés pour cette raison ! ») ; ou encore, enfin, il votera malgré tout à gauche pour sanctionner la « régression sociale »

On l’oublie, mais aujourd’hui une large fraction de l’électorat populaire – 10 millions de personnes environ – est, sur trois générations, issue directement ou indirectement de l’émigration. Sarkozy risque d’y recueillir autant de suffrages que Milosevic au Kosovo. En revanche, c’est toute une France modérée, de droite mais républicaine, gaulliste, libérale bon teint, centriste, chrétienne-démocrate, qui exècre les voyous, mais tous, y compris ceux qui se sont haussés jusqu’aux cintres, que l’outrance et le cynisme sarkozystes effarent. Elle voulait Poincaré, elle se retrouve avec Catilina. Pour peu qu’elle dispose d’une alternative (un peu comme cette droite italienne qui lâche Berlusconi pour Fini), elle ne votera plus Sarkozy. Or, peut-on gagner une élection en rassemblant la droite néopétainiste sans le Front national ? Même à Chicago, il fallait disposer de réserves.

Au sommaire cette semaine du 7 aout 2010 : Sarkozy le voyou de la République ; l'interview exclusive de Michel Rocard : « Le président le paiera, il l'aura mérité »
un journal a-t-il le droit de traiter
Contacté par L'Express.fr , Maurice Szafran, directeur de la publication de Marianne, suggère aux responsables UMP indignés d'aller "demander à Nicolas Sarkozy de porter plainte" contre le magazine. "Voir Morano, Estrosi ou Luca venir nous donner des leçons de bonnes manières nous amuse au vu de leurs antécédents", explique-t-il. Il estime la "une" justifiée par les récentes annonces de Nicolas Sarkozy à Grenoble, qu'il juge dignes de "méthodes politiques de voyous".

Sur RMC, Jean-François Kahn avait justifié lundi le choix de l'expression "voyou de la République", reprochant au chef de l'Etat de se comporter comme un "caïd des cités" de banlieue. "Il y a eu des réactions sur Sarkozy : pétainiste, vichyste, facho, raciste, xénophobe ! Dans cet article, je dis : 'ce n'est pas vrai'." "Mais en revanche, dans le fond Sarkozy c'est un type qui, pour conquérir le pouvoir, ou pour garder le pouvoir avec talent, est capable de tout ! Rien ne l'arrête (...). C'est ça, l'idée, c'est ça un voyou."

Pour le député PS Claude Bartolone, Nicolas Sarkozy est responsable, par son comportement, de la "dérive verbale" du magazine. "Depuis qu'il est au pouvoir, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse d'insulter ici un pêcheur, là un agriculteur, ou encore les habitants des quartiers. Un tel comportement n'est pas sans conséquences graves sur l'image de notre République et de ses dirigeants, explique-t-il mercredi dans France-Soir. Le président porte une grande part de responsabilité dans cette dérive verbale."

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suppressions de postes et manif aux urgences de Reims

suppressions de postes et manif aux urgences de l'hôpital de Reims.
Hier, ils étaient une cinquantaine de salariés des urgences à avoir fait du bruit.
Devant l'une des entrées du CHU de Reims, dans la cour d'honneur et même dans le self de l'établissement, pour crier leur colère.
A l'appel de la CFDT, ces salariés étaient donc dans la rue pour protester contre une décision de leur direction.
Très prochainement en effet, 7,12 postes devraient être supprimés au sein du service des urgences. Une mesure insupportable pour beaucoup de salariés et pour les représentants du personnel. « 50 personnes qui manifestent, c'est quasiment la moitié des personnels mobilisés. La direction devrait se poser des questions Lire l'article... L'UNION MARNE du 24/07/2010 (en page 15)

L'histoire est en marche à l'ancien collège des Jésuites : la première promo de Sciences Po fait sa rentrée le 3 septembre et sera très cosmopolite. Etat des lieux.
SCIENCES PO à Reims, c'est pour bientôt : J-43 très exactement !
Le vendredi 3 septembre, 90 étudiants vont investir les locaux rénovés de l'ancien collège des Jésuites, pour entrer dans l'histoire : être de la première promo de la seule école estampillée Sciences Po à donner des cours en anglais lire. la suite...

Henri Pescarolo en pétard : «Reims-Gueux, le circuit idéal».
Un ancien pilote de F1 et de rallye, Henri Pescarolo, trouve «scandaleux» que Reims ne puisse retrouver sa gloire automobile. Venu à Gueux pour choisir les candidats au weekend de l'Excellence automobile, il en a profité pour réaffirmer son rêve de circuit. Lire l'article...
L'UNION MARNE du 26/07/2010 (en page 3)

Lycée viticole : la Champagne fait du charme aux Européens.
Le lycée viticole d'Avize a participé à la valorisation de l'image de la Champagne-Ardenne en assurant une présence active sur le marché des provinces françaises à Budapest en Hongrie. Cette année, l'école était aussi présente à Prague et Berlin. Lire l'article...
L'UNION MARNE du 25/07/2010 (en page 10)

Mouvement de grève aux urgences de Reims

grève aux urgences de Reims
les syndicats de l'hôpital Maison Blanche dénoncent notamment la suppression de postes d'aides soignantes Cette réorganisation des services perturbe le bon fonctionnement des urgences selon les grévistes qui s'inquiètent également du sort réservé aux brancardiers et agents de service.
crédit Par Jean-Christophe PANEK

les riches en Champagne


S’ils sont moins nombreux et légèrement moins riches, les foyers fiscaux assujettis à l’ISF sont les chouchous du gouvernement.
Alors que l’on demande aux salariés de se serrer la ceinture, de travailler plus longtemps pour avoir une retraite plus petite, les riches paient moins d’impôts.
Un patrimoine moyen en baisse de - 4,05% et un impôt de solidarité en baisse de - 21,32% (de 7 234€ en moyenne en 2008 à 5 691€ en 2009) !
Dans un article en ligne le 12 juillet, l’Union donne les noms des 13 plus grandes fortunes de la Marne (parmi les 510 plus grandes de France).
A noter le comparatif entre la fortune 2009 et le fortune 2010 qui, sauf pour une famille, augmente et parfois de façon très importante. Les riches de la Marne se portent bien et ils sont nombreux dans le Champagne.
Ce sont les mêmes qui y suppriment des emplois parce que 2009 aurait été une mauvaise année ...
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Découverte sous-marine des plus anciennes bouteilles de champagne du monde : sous la mer Baltique depuis 230 ans.
30 bouteilles Veuve Clicquot ont été découvertes par 55 mètres de fond au large de la Suède et de la Finlande. Elles y gisaient depuis 1780. Un trésor estimé à 16 M€. Lire l'article...
L'UNION REIMS du 20/07/2010 (en page 3)

Flâneries musicales à Reims / Bilan jazz de la 20e édition : un art du risque à cultiver.
Les 18 concerts programmés cette année ont confirmé que Djazz 51, en charge de la programmation jazz et des activités artistiques, cultivait exigence et éclectisme. Bilan avec Gilles Gautier, directeur de l'association. Lire l'article...
L'UNION REIMS du 21/07/2010 (en page 8)

Transports / Ne dites plus TUR mais CITURA !
A quelques mois de l'inauguration de la ligne de tramway, Reims Métropole et Transdev ont dévoilé la nouvelle identité des transports en commun de l'agglomération rémoise qui apparaîtra progressivement dans le paysage urbain à compter du 25 septembre. Cette nouvelle identité s'accompagnera d'un nouveau visuel haut en couleurs, à l'image des futurs bus et rames de tramway. Lire l'article...
L'HEBDO DU VENDREDI (Edition Reims) du 16/07/2010 (en page 4)

Bétheny / Déchets hospitaliers : suspension levée pour Sita-Dectra.
L'entreprise Sita-Dectra peut reprendre son activité de désinfection des déchets d'activité de soin à risques infectieux (Dasri) sur son site de Bétheny. «Les nouvelles analyses effectuées par l'institut Pasteur de Lille ont été satisfaisantes», explique l'entreprise. Lire l'article...
L'UNION MARNE du 20/07/2010 (en page 19)

Loisirs à Epernay : Blue Nautic, le tourisme de demain.
Blue Nautic, le concept touristique développé à Epernay par Marie-Christine Landmann : la location de bateau silencieux, électrique (donc non polluant) et sans permis, le temps d'une ballade sur la Marne...
L'UNION MARNE du 19/07/2010 (en page 15)

Le gros chantier de la dépollution de la BA112 à Reims : sous les pistes dorment des sapes et des obus.
La Base aérienne 112 ne sera pas si évidente à réaménager après sa fermeture. Des surprises de taille pour les futurs exploitants et les entreprises de dépollution : des anciens passages souterrains, des restes d'avions de chasse, des caisses de munitions, des obus...
Entre les guerres et les aménagements militaires, il reste des souvenirs "dangereux" dont il faudra se débarrasser.
L'UNION MARNE du 19/07/2010 (en page 3)
Contournement Sud de Reims : le gros de la construction achevé fin 2010.
Le contournement Sud de l'autoroute A4, ce sont 2 millions de m3 de terre remués pour 14 kilomètres de chaussée, onze communes traversées, 23 ponts, deux échangeurs et un diffuseur construits. Le coût des travaux s'élève à 245 M€ HT. Ce contournement devrait absorber 25 000 véhicules par jour dont 4 500 poids lourds. Lire l'article...
L'UNION REIMS du 16/07/2010 (en page 3)
La rénovation urbaine à Reims commence à faire des heureux : plus belle la vie avec un balcon.
L'Effort Rémois a prévu de monter 245 balcons sur les 14 immeubles du quartier Degas-Rodin à Croix-du-Sud. Le coût de cette mise en place, qui sera répercuté sur les loyers en fonction de la taille du balcon, s'élève à 2 M€. Lire l'article...
L'UNION REIMS du 16/07/2010 (en page 5)

une île aux trésors place d'Erlon du 16 juillet au 14 aout 2010

Fêtons l'été à Reims : une île aux trésors place d'Erlon.
Organisé par l'association des commerçants du centre-ville, Les Vitrines de Reims, un parc de loisirs gratuit pour les enfants sera installé du vendredi 16 juillet au samedi 14 août, place d'Erlon, sur le thème de l'île aux trésors.
L'UNION MARNE du 15/07/2010 (en page 3)

Moins bonne notre pour la voie piétonne Reims/zac Bezannes:
Nombre d’usagers du T.G.V., nombre de promeneurs fréquentent la voie piétonne reliant le quartier Croix-Rouge à la gare Champagne Ardenne TGV. Dommage que cette voie soit, à plusieurs endroits, détruite par des entreprises installant des réseaux et qui ne restituent pas le domaine public dans l’état initial.

Quelques photos prises lors d’un parcours pédestre de Reims à la gare Champagne Ardenne TGV (par temps sec) :
Interruption de la piste piétonne et cyclable.
Voie piétonne dans la ZAC de Bezannes
(photo Michel Guillaudeau)
Par temps sec, portez votre valise dans les bras. Par temps de pluie utilisez la vieille méthode de la Fête de l’Humanité : mettez un sac plastique autour de chaque pied et enlevez-les à la gare. Quant à la valise, toujours dans les bras. Suivez ces conseils sinon vous serez vite repéré dans la gare de l’Est : tiens un rémois ....
A plusieurs reprises, par courrier simple et recommandé, je me suis adressé à la Présidente de Reims Métropole pour faire part de demandes d’habitants : installation de bancs le long de la voie citée précédemment, installation d’un parking pour les jardins familiaux le long de la voie menant au Centre de maintenance du Tramway. Aucune réponse n’a été faite à tous ces courriers !
lire la suite ...

C'était la fête hier soir 14 juillet 2010 à Reims : le Parc des expos était trop petit.
Plus de 8 000 personnes ont souhaité accéder au Parc des expositions de Reims pour le spectacle/feu d'artifice du 14 juillet. Très vite, la capacité du parking s'est avérée trop faible pour contenir l'affluence. Et, l'accès au parc, en lui-même, à lui aussi été très limité. Lire l'article...
L'UNION MARNE du 14/07/2010 (en page 5)

Reims Aviation : 55 M€ de contrats décrochés

Reims Aviation : 55 M€ de contrats décrochés.
La société, basée à Prunay, a remporté l’appel d’offres lancé par les Douanes françaises pour l’installation de radars panoramiques, de tourelles électro-optiques et infrarouges, de radars et de scanners antipollution. Reims Aviation a également signé un protocole d’accord avec un client chinois pour la livraison de 18 appareils d’ici 2012. Lire l'article...
L'UNION MARNE du 09/07/2010 (en page 23)

Dissolution de l’union des commerçants à Reims : l’Ucar, c’est fini.
L’Ucar, qui fédérait les commerçants des quartiers de Reims, n’existe plus. Un an après son implosion, suivie de longs mois de conflits internes, l’Union commerciale et artisanale de Reims vient de tenir sa dernière assemblée générale. L’association comptait plus de 400 adhérents. article intégral sur le site de l'Union Reims.
L'UNION REIMS du 08/07/2010 (en page 10)

Conseil municipal de Reims : la place Colin au cœur des débats.
«Le projet Renault Pont de Vesle n’est pas abandonné», a précisé Serge Pugeault, adjoint au Maire. Ce projet, d’un coût de 150 M€, se concrétisera par la création d’un hôtel, d’un café, de restaurants et terrasses, d’un complexe cinématographique, d’une galerie de 50 commerces et des logements. La place Colin va faire l’objet d’une enquête publique et d’une enquête parcellaire sur une emprise de 4 700 m2 pour acquérir toutes les emprises concernées par ce site. article intégral sur le site de l'Union Reims.
L'UNION REIMS du 07/07/2010 (en page 9)

Le concours de maîtrise d’œuvre est lancé à Reims : le futur musée estimé à 55 M€.
A l’étroit dans ses murs, le musée des Beaux-arts de Reims rêvait depuis longtemps de déménager. Les élus ont autorisé la maire, Adeline Hazan, à lancer le concours de maîtrise d’œuvre afin de désigner l’équipe qui assurera la conception et la construction d’un nouveau musée sur le site du Boulingrin. article intégral sur le site de l'Union Reims.
L'UNION REIMS du 06/07/2010 (en page 5)

Entretien avec Adeline Hazan : «Le projet Reims 2020 sera dévoilé le 19 novembre.»
La maire de la ville, Adeline Hazan, s’exprime sur le Projet Reims 2020 : base aérienne 112, CHU, musée des Beaux-arts, centenaire de la cathédrale… Entretien. Lire l'article... L'UNION MARNE du 04/07/2010 (en page 5)

La Chambre régionale des comptes a examiné la situation de 2004 à 2008 à Reims : Schneiter réhabilité mais la Ville très très endettée.
A propos des finances de Reims entre 2004 et 2008, la Chambre régionale des comptes déclare : «La situation financière de la Ville n’est pas, sur la période, préoccupante.» Réhabilitant ainsi l’ancien maire centriste, Jean-Louis Schneiter, la Chambre des comptes rapporte, tout de même, un emprunt de 257 M€ sur cette période, soit une moyenne de 51,4 M€ par an… La dette rémoise serait la plus importante de toutes les grandes villes de France entre 2002 et 2007 : difficile de construire sereinement Reims 2020 dans ces conditions… Lire l'article...
L'UNION MARNE du 03/07/2010 (en page 3)

Dimanche de vote à Villers-Allerand : élections au goût amer.
Les habitants de Villers-Allerand se sont mobilisés pour les élections d’un nouveau conseil : ils veulent empêcher un promoteur de saccager leur village… Lire l'article...
L'UNION MARNE du 05/07/2010 (en page 11)
Grève à Reims chez Cap Phone.
Vingt salariés sur 54 sont en grève chez Cap Phone à Reims pour réclamer le paiement de 100 % de leur salaire de juin. Hier après-midi, ils en ont touché 65 %. Leur entreprise de courtage a été en plan de sauvegarde pendant dix-neuf mois, puis en période de continuité depuis février, et le patron s’est déclaré en cessation de paiement fin juin, selon Anne Bokassa, déléguée syndicale CGT, soutenue par la CFDT. Ils seront présents mardi 6 juillet au tribunal de commerce, lequel décidera de la continuité ou de la liquidation de la société. (Texte intégral)
L'UNION MARNE du 03/07/2010 (en page 23)

Rénovation urbaine : au tour du quartier Pays de France à Reims.
D’ici 2013, le programme ANRU (Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain), piloté par le Foyer Rémois, prévoit la construction de 265 logements neufs et la réhabilitation de 530 appartements. En 2011, de nouveaux commerces et services viendront renforcer l’attractivité du secteur. Lire l'article...
L'UNION REIMS du 02/07/2010 (en page 4)

qu'est cette histoire d'enregistrement chez Mme Bettencourt ?

comprendre cette affaite, les 5 points-clefs du dossier:
* la femme la plus riche de France est Mme Liliane Bettencourt, elle est l'héritère de l'empire l'Oréal et des ennuis de santé la rendent vulnérable. Elle a une personne qui s'occupe de la gestion de son patrimoine. Il s'appelle Patrice de Maistre. Monsieur Maistre dirige une société de 5 personnes afin de mener au mieux cette mission.
* Mr de Maistre embauche Mme Florence Woerth l'épouse du Ministre du Budget de la France (à cette époque) Eric Woerth, car Mme Woerth est la patronne d'une société de gestion de patrimoine, en réalité "d'optimisation fiscale" qui conseille à ses riches clients pour leur permettre de payer moins d'impôts.
* se pose la question de savoir s'il y a eu conflit d'interêt pour le ministre Woerth, à savoir s'il est intervenu (c'est possible mais non prouvé à ce jour le 5 juillet 2010) pour donner un "coup de pouce" à son épouse pour soustraire des valeurs de Mme Bettencourt à l'imposition. Cela serait en interdit par la loi française car il ne pourrait pas exercer en toute impartialité à la fois sa mission de service public et être rettribué (non prouvé à ce jour le 5 juillet 2010) pour pour permettre une évasion fiscale.
* le présomption d'innocence en vigueur dans notre pays nous exige à le considérer innocent tant qu'un jugement n'a pas établi sa culpabilité. Le juge qui enquête sur cette affaire est le juge Philippe Courroye.
* des éléments sonores troublants et accusant les ministres et le président de la république sont publiés sur le site Mediapart, enregistrement fait chez Mme Bettencourt et à son insu par le maitre d'hôtel de la milliardaire.
Nouveaux extraits sonores des enregistrements pirates réalisés chez la milliardaire. Le 29/10/2009, Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et ses relations avec Eric Woerth:

Patrice de Maistre, le 23 avril 2010, à propos du conflit d'intérêts de Florence Woerth:
La voix de Patrice de Maistre, qui parle lentement et distinctement, visiblement pour se faire comprendre, est parfaitement audible, tandis que les réponses de Liliane Bettencourt sont à peine intelligibles.

Les trois autres extraits sont accessibles sur le site mediapart à qui nous devons les sources.
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