Droit de réponse / Adeline Hazan écrit à l'union

Publié le jeudi 18 mars 2010 à 09H15

« L'article publié hier dans votre journal ne traduit pas fidèlement l'action que je mène avec les Rémois depuis mars 2008. J'ai depuis deux ans une double responsabilité. Ma feuille de route est claire. J'ai été élue après avoir présenté un projet, une ambition pour Reims, et je me suis engagée à mettre en œuvre chacune des propositions qui ont été choisies par les Rémois. J'ai aussi la responsabilité de gérer notre ville et notre communauté d'agglomération, en m'assurant de leur bonne gestion administrative et de leur bonne santé financière.

Je sais que les Rémois sont attachés à la santé financière de leurs collectivités. Dans les précédentes années, elles s'étaient endettées. Les dotations de l'Etat à Reims et à Reims Métropole ont baissé. Il fallait des mesures courageuses pour redresser un tel déséquilibre sans hypothéquer l'avenir. Nous avons trouvé une situation très difficile en 2008, il faut le rappeler.

Il est incorrect d'évoquer sur le même plan la Teom, la taxe sur les enseignes et la taxe de séjour. La création de la Teom était obligatoire : la loi a interdit que les 28 millions d'euros que représentent la collecte et le traitement des ordures ménagères continuent d'être pris en charge par le budget général de l'agglomération. La taxe sur les enseignes est une application du Grenelle de l'environnement que la droite a d'ailleurs votée à la fois à l'Assemblée nationale (Mme Vautrin) et au conseil municipal (toute l'opposition, MoDem et UMP). La création de la taxe de séjour a quant à elle été décidée après une large concertation avec les professionnels de l'hôtellerie. Elle représente de 0,20 à 1,20 € par nuitée, et pèse sur les visiteurs et non sur les Rémois. Je sais que les Rémois veulent une administration plus simple - c'est le sens de la réforme administrative que j'ai menée l'an dernier - et une équipe à leur écoute. Ils ont été nombreux à m'exprimer leurs attentes, leurs inquiétudes, leur impatience, mais aussi leurs satisfactions, dans les conseils de quartiers. A l'automne, tous mes adjoints et moi-même avons participé à chacun des douze conseils de quartier. Ces rendez-vous, au plus proche des préoccupations des habitants, ont été un succès, autant par le nombre des participants que par la qualité des échanges. Le « Nouveau Reims » que les Rémois ont choisi en 2008 prend forme progressivement. Le cours des choses est en train de s'inverser et dans la bonne direction pour les Rémois. C'est tout le sens de l'action de mon équipe municipale. Nous agissons pour améliorer la vie quotidienne des familles. Nous venons d'inaugurer un nouveau service pour rendre plus simple et plus transparent l'accès aux modes de garde. Lundi, une nouvelle crèche municipale ouvrira en centre-ville. Au total, nous augmentons de 10 % le nombre de places en crèche. Nous fournissons un kit aux enfants scolarisés dans nos écoles, pour alléger la charge que représente une rentrée scolaire pour les parents, nous ouvrons les écoles à 7 h 30. Nous avons réduit le tarif du repas à la cantine des 3 200 enfants des familles rémoises les moins aisées. Pour les enfants des familles les plus aisées, qui ont effectivement vu le tarif augmenter, l'évolution n'a pas atteint les 30 % évoqués dans votre article publié hier. Cette augmentation ne concerne d'ailleurs que 13 % des enfants scolarisés. Nous agissons pour réduire le coût du logement. Les bâtiments que nous rénovons sont mieux isolés, ce qui permet aux habitants de réduire significativement leurs factures de chauffage. Nous avons réduit de 10 % le coût du chauffage dans les logements sociaux de Croix-Rouge, Laon, Neufchâtel et Orgeval. Nous avons réduit de 10 % les charges locatives des logements sociaux d'Europe, Pommery et Verrerie en confiant à la Ville l'entretien des espaces extérieurs. Et nous ne nous arrêterons bien entendu pas à ces premiers résultats.

Nous embellissons notre ville. Nous rénovons Croix-Rouge, Les Epinettes, Orgeval et Wilson. Nous avons investi massivement pour l'aménagement de ces quartiers et pour la réalisation de nouveaux équipements. Nous construisons des logements durables : nous avons été primés deux fois pour nos éco-quartiers. Nous menons à bien, sans prendre de retard, la construction de notre ligne de tramway. Nous veillons à ce que l'espace public qui est progressivement libéré soit effectivement plus beau et plus fonctionnel.

Comme l'ont souhaité les habitants, nous avons décidé d'investir pour la propreté de notre ville. Je présenterai le plan mis en œuvre dès la semaine prochaine. Nous agissons pour donner à Reims la dimension qu'elle mérite. Nous installons cette année dans l'ancien Collège des Jésuites un campus de Sciences-Po, qui accueillera à terme 2 000 étudiants. Je souhaite régulièrement la bienvenue à des entreprises qui choisissent notre métropole pour s'y installer : IKEA, Hans Anders, CBI, Deret… Elles nous rejoignent parce que nous avons su en faire un territoire attractif. Nous avons impliqué toute l'agglomération dans nos réflexions sur l'avenir de Reims. Nous nous sommes donné les moyens d'être fiers de notre ville et de la voir rayonner.

J'assume avec fierté et détermination la responsabilité que les Rémois m'ont confiée il y a deux ans. Ces réussites sont les leurs, nous préparons ensemble l'avenir. »

Adeline Hazan
(Maire de Reims Présidente de Reims Métropole)