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mercredi 2 juillet 2008

Daumal, Reims et le Grand Jeu


par Ronald Klapka (académie de Rennes), IA-IPR Etablissements et Vie Scolaire
"Le Grand Jeu n'est pas une revue littéraire, artistique, philosophique ni politique. Le Grand Jeu ne cherche que l'essentiel. L'essentiel n'est rien de ce qu'on peut imaginer : L'Occident contemporain a oublié cette vérité si simple, et pour la retrouver il faut braver plusieurs dangers, dont les plus connus et les plus communs sont la mort (la vraie mort, celle de la pierre ou de l'hydrogène, et non pas l'agréable mort, gorgée d'espérances et ornée d'excitants remords, que l'on connaît trop) - la folie (la vraie folie, lumineuse et impuissante comme le soleil éclairant une assemblée de magistrats, la folie sans issue, de celui qu'on abat comme un chien, et non pas l'heureuse folie qui est le plus charmant moyen d'occuper la vie) - la syphilis, la lèpre léonine, le mariage ou la conversion religieuse."

Le Grand Jeu qui est bien toutefois une revue (1928), il en paraîtra trois numéros et un quatrième ne verra pas le jour, est à l'évidence un manifeste en acte dans le sillage des grandes révoltes de Rimbaud ou de Lautréamont, qui ne recule ni devant le paradoxe ni la radicalité pour enfin "changer la vie."

René Daumal (1908-1944), Roger Gilbert-Lecomte (1907-1943), Meyrat, Roger-Vailland "phrères simplistes" au lycée de Reims (lycée des Bons Enfants) qui n'hésiteront pas à se livrer à quelques expériences-limites comme le feront Artaud ou Michaux, auront beaucoup gardé de leur révolte adolescente dans ce projet -littéraire- quoi qu'ils en aient ; on sait en effet que lorsque leurs routes se sépareront, les attendra une destinée d'écrivain et leurs œuvres garderont la trace de ce moment unique dans l'histoire culturelle et artistique (le peintre Sima rejoindra le mouvement : "Ferme les yeux et fixe la bougie devant toi. Crie les textes des lycéens de Reims et tu verras se dessiner, nyctalope initié, la spirale de Sima !")

Les adeptes du Grand Jeu s'inscrivent dans le sillage du surréalisme, et s'ils n'ont pas connu à l'instar de Breton les affres de la première guerre mondiale, ils n'en partagent pas moins la révolte de ces remarquables aînés dont ils vont, dans un premier temps, se rapprocher. Le Grand Jeu affiche en effet une volonté de négation de l'ordre établi sous toutes ses formes :

"Il s'agit avant tout de faire désespérer les hommes d'eux-mêmes et de la société. De ce massacre d'espoirs naîtra une Espérance sanglante et sans pitié : être éternel par refus de vouloir durer. Nos découvertes sont celles de l'éclatement et de la dissolution de tout ce qui est organisé. Car toute organisation périt lorsque les buts s'effacent à l'horizon de l'avenir, qui n'est plus qu'une barre blanche posée sur le front."

C'est ainsi qu'en 1930 dans sa "lettre ouverte" à André Breton, René Daumal annonçait que le Grand Jeu échapperait à l'histoire littéraire pour entrer dans "l'ère des cataclysmes".

C'est avec Le Mont Analogue, publié en 1952 après la mort de l'auteur, que Daumal avait atteint la plénitude de son art. C'est une sorte de roman qui rejoint le mythe par la simplicité et la profondeur et dans lequel se fait fortement sentir l'influence de la philosophie indienne. La montagne, lien entre la terre et le ciel, est escaladée par les huit marins du yacht L'Impossible, à la recherche de la libération suprême. Symbolisme multiple : la terre, la mer, le ciel, la montagne, mais aussi la navigation, l'ascension. Cet ouvrage tardif a peu à voir avec l'éthique et l'esthétique du Grand Jeu (dont Daumal se détache dès l'année 1930 et qu'il rejette à partir de 1934-1935).

En 1979, un poète, Pierre-Albert Jourdan présentait à la revue parlée de Beaubourg une nouvelle revue : Port-des-Singes, le lieu où accostent les passagers de l'Impossible sur les rives du Mont Analogue. En rappelant les mots de Daumal "Ecrire est pour moi un exercice très grave et plein de risques : dire ce que je connais, ni plus ni moins", Jourdan soulignait outre la postérité du Grand Jeu, l'exigence de vérité qui animait ses animateurs et rappelait un enjeu essentiel du mouvement, sa poésie qu'illustrera aussi Roger Gilbert-Lecomte qui le rejoindra.

Alors, actuel ou démodé le Grand Jeu ? A vrai dire, sans doute "intempestif" au sens nietzschéen, à temps et à contre-temps. Puissent les manifestations rémoises de 2004 transmettre aux lycéens d'aujourd'hui, les pouvoirs de "voyants" de leurs aînés.

lire la suite sur la source : académie de Reims

lundi 19 mai 2008

Littérature rémoise-champenoise

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Présentation du livre"Couleurs de guerre":
" Ah Dieu ! que la guerre est jolie... " On connaît le vers amer d'Apollinaire, témoin dans les tranchées champenoises des horreurs d'une guerre qui, de 1914 à 1918, fera des millions de morts et de blessés. De cette tragédie témoignent aussi de multiples photographies : la violence des assauts, leurs effrayants résultats s'y inscrivent entre noir et blanc dans toutes ces nuances de gris qu'on accorde si aisément, culturellement, aux visions dramatiques, aux ciels menaçants, aux cités dévastées, aux terres labourées par lés explosions d'obus. Mais d'autres images existent, moins connues parce que moins montrées et reproduites, qui rendent à cette guerre ses couleurs. Des couleurs étonnamment préservées, grâce au procédé autochrome mis au point par les frères Lumière, comme on peut en juger par les photographies de cet album consacré à la bataille de la Marne, au front de Champagne et à la ville de Reims. Dans cette zone de combats très emblématique du conflit travaillèrent, avec ce même procédé autochrome, des photographes aussi bien français qu'allemand : Jules Gervais-Courtellemont (1863-1931), Hans Hildenbrand (1870-1957), Paul Castelnau (1880-1944) et Fernand Cuville (1887-1927). De ces photographies en couleur de la Grande Guerre, Alain Fleischer écrit qu'elles " sont par avance et au-delà du drame des images de réparation, de réconciliation. Il y a en elles le sage recul d'un temps méditatif ". Et si la couleur apporte d'elle-même une touche d'espoir, le procédé autochrome, qui exige un matériel lourd et un long temps de pose, exclut l'instantané et impose de regarder " la guerre en tant qu'état : avant et après les actes ".


Présentation de "Reims", de Anne Parache:
Cet ouvrage, comportant un cahier héliographique de qualité, fait partie d'une collection de monographies pouvant servir soit à l'étude artistique du lieu ou du monument désigné soit à son exploration touristique en tant que guide fidèle et sûr

Présentation de "la liberté guidait leurs pas", de Pierre Miquel:
Juillet 1918. A Paris, le défilé symbolique du 14 Juillet ne peut masquer l'affreuse réalité. L'armée allemande progresse, l'avantage est à l'ennemi. Dans la capitale bombardée, on a peur, les cris des victimes retentissent. Si l'arrivée régulière des renforts américains fait naître l'espoir, l'arrivée non moins régulière des trains de blessés à la gare de l'Est, d'ailleurs interdite aux familles, sape le moral. Dans la nuit du 15 juillet, sur tout le front de l'Est - aux portes de Reims, Châlons, Epernay -, les Allemands attaquent au même moment. C'est la plus grande offensive du conflit que Ludendorff, avec cinquante divisions galvanisées, vient de lancer contre les Alliés. Il veut en finir. Assiégée, Reims est la proie des flammes. Les habitants sont brancardiers, pompiers ; masques à gaz autour du cou, les religieuses courent sans répit soigner des gens qui refusent, malgré les ordres, d'abandonner leur ville aux envahisseurs. Non loin de là, à dix kilomètres du front, dans la petite église de Suippes, Suzanne la postière de Coulommiers, épouse Jacques Millet, son amant sauvé de la mort par l'intrépide caporal Jules Laffère, frère de la jeune femme. La violence des canonnades rythme ce mariage irréel. La poussière tombe, Suzanne se protège tant bien que mal sous une délicate écharpe de soie blanche, elle pense à l'enfant qu'elle va mettre au monde. Et pendant ce temps-là, baïonnette au canon, Corréziens, Bretons, italiens, mais aussi Sénégalais - " la force noire " - se battent au corps à corps contre les Allemands. Le temps de la guerre est de tous les temps comme le temps d'aimer. Et, défaite ou victoire, les enfants morts pour la patrie ne reviennent jamais. Fraternité, courage, passion, telles sont les énergies qui soulèvent l'œuvre de Pierre Miquel, le plus grand conteur de la der des der. Après Les enfants de la patrie et Les poilus d'Orient, Pierre Miquel achève ici son œuvre magistrale sur la Première Guerre mondiale avec une suite romanesque en quatre volumes entièrement consacrée à 1918, l'année décisive.

Présentation du livre "Dans le musée de Reims ", de Danièle Del Giudice:
Le récit commence par ces mots : « Quand j’ai su que je deviendrai aveugle, j’ai commencé à aimer la peinture. Sans doute aimer n’est-il pas le mot exact, car, dans ma condition, il est difficile d’éprouver un sentiment envers quelque chose d’extérieur, et puis ma condition ne me permettant déjà plus de bien voir, je ne peux donc pas dire avec certitude ce que j’aime, si ce sont les tableaux que je cherche dans les musées, ou le fait même d’aller les chercher, jusqu’au moment où ma vue s’éteindra complètement. » Entamer la lecture de ce bref récit c’est ne plus s’arrêter avant le dernier mot du livre. Texte cristallin, tout y coule de source dans la superbe traduction de Jean-Paul Manganaro

Livre "Le palais du tau, reims, marne", de Patrick Demouy:
Le palais du tau, reims, marne

Livre "Reims, la cathédrale Notre-Dame", de Peter Kurmann, Alain Villes:
Reims, la cathédrale Notre-Dame, de Peter Kurmann, Alain Villes

Présentation du livre "Circuit de Reims", de Patrick Sinibaldi, Jean-Pierre Jarier(Préface):
Le 1er juillet 1956, le célèbre triangle Gueux-Muizon-Thillois est devenu le trépied intime des fantasmes de course automobile de l'auteur, qui entend à la radio, et pour la première fois, le hurlement des Formule 1, la terrifiante approche des Lancia D50 de Fangio, Collins et Castellotti couvrant peu à peu la voix haute au débit saccadé du reporter de ce Grand Prix de l'ACF. Le 3 juillet 1960, l'auteur se retrouve, à douze ans, dans le public, à la hauteur des dernières lignes de la grille de départ du Grand Prix de l'ACF. Il assiste là à son premier Grand Prix... Le panneau "une minute" circule maintenant entre les monoplaces. Crescendo dans la symphonie des moteurs, ciel blanchâtre, air vibrant au-dessus du tarmac surchauffé, parfum sublime de l'huile de ricin brûlée. Un gros bonhomme, planté au milieu de la piste devant les premières voitures, agite un drapeau français et s'échappe vers la piste de décélération. La BRM de Graham Hill reste collée sur l'extérieur de la première ligne. Derrière, c'est le chaos : Trintignant et Bianchi en sont victimes, Henri Taylor, Flockhart et Gregory en réchappent... Une quarantaine d'années plus tard, l'auteur est revenu au même endroit, retrouvant - vision surréaliste - les stands et tribunes mangés par la végétation, pathétiques vestiges d'une gloire passée, se dressant là, loin de tout, comme un vaisseau fantôme sur les hauts-fonds du souvenir. Debout au milieu de la piste, à hauteur de la ligne de départ, dans la lumière rasante des derniers rayons du soleil qu'accroche le squelette rouillé du tableau d'affichage, l'auteur croit revoir dans le lointain, juste au-dessus des champs de blé, les deux tâches rouge des Dino Ferrari de Phil Hill et Wolfgang von Trips, descendant à tombeau ouvert la route de Soissons, comme deux avions de chasse en rase-mottes qui auraient franchi le mur du son. A cet instant, est née l'envie de rendre à ce magnifique circuit l'hommage qu'il mérite et de raconter son histoire.
Biographie de l'auteur Médecin généraliste à Nice, l'auteur a vu le jour en avril 1948 à Reims, où son père était l'avant-centre du glorieux Stade de Reims. Sa passion pour la compétition automobile est née à quelques kilomètres de là, sur le circuit de Reims-Gueux, très haut lieu de la course pendant des décennies

Plan de ville avec index: Reims
Plan de ville : Reims (plan pocket sous blister) Plans Blay Foldex

Reims Champagne
Collection : Tranches de ville. Format : Relié - 80 pages

Carte de Randonnées Reims
Précises et détaillées, les cartes "Série Bleue" et "TOP 25" ont pris le relais de la carte "d'état-major". Pour couvrir l'ensemble du territoire à l'échelle du 1 : 25 000 (1 cm = 250 m), 1 650 cartes "Série Bleue" sont disponibles. Les moindres sentiers, habitations, rivières, grottes y sont représentés. Déjà fort appréciées des randonneurs, les cartes de la "Série Bleue" répondent également aux attentes de tout promeneur désirant mieux comprendre son environnement, naturel ou urbain, son univers quotidien ou le lieu de ses vacances.

comptines-histoires-pour-enfants

Comptines, chansons et histoires pour enfants libres de droits et du domaine public

A LA CLAIRE FONTAINE
A la claire fontaine M'en allant promener
J'ai trouvé l' eau si claire Que je m' y suis baignée
Il y a longtemps que je t' aime jamais je ne t' oublierai.

Sous les feuilles d'un chêne Je me suis fait sécher ;
Sur la plus haute branche Un rossignol chantait.
Il y a longtemps que je t' aime jamais je ne t' oublierai.

Chante, rossignol, chante Toi qui as le coeur gai,
Tu as le coeur à rire, Moi je l' ai à pleurer.
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai.

J'ai perdu mon ami Sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses Que je lui refusai.
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai.

Je voudrais que la rose Fût encore au rosier,
Et que mon doux ami Fût encore à m'aimer.
Il y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai.


ALOUETTE GENTILLE ALOUETTE

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai (bis)
Je te plumerai le bec (bis)
Et le bec, et le bec Alouette, alouette, ah ah ah ah !

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai
Je te plumerai la tête (bis)
Et la tête, et la tête
Et le bec, et le bec Alouette, alouette, ah ah ah ah !

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai
Je te plumerai le cou (bis)
Et le cou, et le cou
Et la tête, et la tête
Et le bec, et le bec Alouette, alouette, ah ah ah ah !

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai
Je te plumerai le dos (bis)
Et le dos, et le dos
Et le cou, et le cou
Et la tête, et la tête
Et le bec, et le bec Alouette, alouette, ah ah ah ah !

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai
Je te plumerai les fesses (bis)
Et les fesses, et les fesses
Et le dos, et le dos
Et le cou, et le cou
Et la tête, et la tête
Et le bec, et le bec Alouette, alouette, ah ah ah ah !

Alouette, gentille alouette Alouette, je te plumerai (bis)


FRERE JACQUES

Frère Jacques, Frère Jacques,
Dormez-vous, dormez-vous ?
Sonnez les matines, sonnez les matines,
Ding, daing, dong, ding, daing, dong.


IL ETAIT UN PETIT NAVIRE


Il était un petit navire, Il était un petit navire
Qui n'avait ja - ja - jamais navigué, Qui n'avait ja - ja - jamais navigué
Ohé ! Ohé !

Il partit pour un long voyage, Il partit pour un long voyage
Sur la mer Mé - Mé - Méditerranée, Sur la mer Mé - Mé - Méditerranée
Ohé ! Ohé !

Au bout de cinq à six semaines, Au bout de cinq à six semaines
Les vivr-es vin - vin - vinr-ent à manquer, Les vivr-es vin - vin - vinr-ent à manquer
Ohé ! Ohé !

On tira z'à la courte paille, On tira z'à la courte paille
Pour savoir qui - qui - qui serait mangé, Pour savoir qui - qui - qui serait mangé
Ohé ! Ohé !

Le sort tomba sur le plus jeune, Le sort tomba sur le plus jeune
C'est donc lui qui - qui qui fut désigné, C'est donc lui qui, qui, qui fut désigné
Ohé ! Ohé !


J'AI DU BON TABAC

J'ai du bon tabac dans ma tabatière
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.

J'en ai du bon et du bien râpé,
Mais ce n'est pas pour ton vilain nez.

J'ai du bon tabac dans ma tabatière
J'ai du bon tabac, tu n'en auras pas.


SAVEZ VOUS PLANTER LES CHOUX ?

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec le doigt, A la mode, à la mode,
On les plante avec le doigt, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec le pied. A la mode, à la mode,
On les plante avec le pied, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec le genou A la mode, à la mode,
On les plante avec le genou, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec le coude A la mode, à la mode,
On les plante avec le coude, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec le nez A la mode, à la mode,
On les plante avec le nez, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?

On les plante avec la tête A la mode, à la mode,
On les plante avec la tête, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter les choux, A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux, A la mode de chez nous ?


SUR LE PONT D'AVIGNON

Sur le pont d'Avignon On y danse, on y danse
Sur le pont d'Avignon On y danse tous en rond.

Les messieurs font comm' ça Et puis encor' comm' ça.

Sur le pont d'Avignon On y danse, on y danse
Sur le pont d'Avignon On y danse tous en rond.

Les bell's dam's font comm' ça Et puis encor' comm' ça.

Sur le pont d'Avignon On y danse, on y danse
Sur le pont d'Avignon On y danse tous en rond.

Au clair de la lune

"Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Pr�te-moi ta plume
Pour �crire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n'ai plus de feu :
Ouvre-moi ta porte
Pour l'amour de Dieu"

Au clair de la lune,
Pierrot r�pondit :
"Je n'ai pas de plume,
Je suis dans mon lit.
Va chez la voisine,
Je crois qu'elle y est,
Car dans sa cuisine,
On bat le briquet."

Au clair de la lune,
L'aimable Lubin
Frappe chez la brune
Qui r�pond soudain :
"Qui frappe de la sorte ?"
Il dit � son tour :
"Ouvrez votre porte
Pour un dieu d'amour."

Au clair de la lune,
On n'y voit qu'un peu.
On chercha la plume,
On chercha du feu.
En cherchant d'la sorte
Je n'sais c'qu'on trouva,
Mais je sais qu'la porte
Sur eux se ferma !


Ah! tu sortiras biquette

Refrain:
Ah ! tu sortiras Biquette, Biquette
Ah ! tu sortiras de ce chou � !

On envoie chercher le chien
Afin de mordre Biquett'
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquett' ne veut pas sortir du chou

On envoie chercher le loup
Afin de manger le chien
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie chercher l'béton
Afin d'assommer le loup
L'béton n'veut pas assommer l'loup
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie chercher le feu
Afin d'brûler le béton
Le feu n'veut pas brûler l'béton
L'béton n'veut pas assommer l'loup
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie chercher de l'eau
Afin d'éteindre le feu
L'eau ne veut pas éteindre le feu
Le feu n'veut pas brûler l'béton
L'béton n'veut pas assommer l'loup
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie cherche le veau
Afin de lui faire boire l'eau
Le veau n'veut pas boire l'eau
L'eau n'veut pas �teindre le feu
Le feu n'veut pas brûler l'b�ton
L'béton n'veut pas assommer l'loup
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie chercher l'boucher
Afin de tuer le veau
L'boucher n'veut pas tuer le veau
Le veau n'veut pas boire l'eau
L'eau n'veut pas éteindre le feu
Le feu n'veut pas brûler l'béton
L'b�ton n'veut pas assommer l'loup
Le loup n'veut pas manger le chien
Le chien n'veut pas mordre Biquette
Biquette n'veut pas sortir du chou
Ah !..

On envoie chercher le diable
Pour qu'il emporte le boucher
Le diable veut bien prendre le boucher
L'boucher veut bien tuer le veau
Le veau veut bien boire l'eau
L'eau veut bien éteindre le feu
Le feu veut bien brûler l'béton
L'b�ton veut bien assommer l'loup
Le loup veut bien manger le chien
Le chien veut bien mordre Biquette
Biquette veut bien sortir du chou
Ah ! tu es sortie, Biquette, Biquette
Ah ! tu es sortie de ce chou � !

Bateau sur l'eau
La rivière, la rivière
Bateau sur l'eau
La rivière emporte l'eau


Coccinelle demoiselle

Coccinelle demoiselle
Bête à bon dieu,
Coccinelle demoiselle
Vole jusqu'aux cieux
Petit point blanc,
Je l'attends,
Petit point rouge,
Rien ne bouge,
Petit point noir,
Coccinelle au revoir


Colchiques dans les prés

Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été

La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant

Châtaignes dans les bois, se fendent, se fendent,
Châtaignes dans les bois, se fendent sous nos pas

La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant

Nuages dans le ciel, s'étirent, s'étirent
Nuages dans le ciel s'étirent comme une aile

La feuille d'automne emportée par le vent
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant

Et ce chant dans mon coeur, murmure, murmure
Et ce chant dans mon coeur appelle le bonheur


Frère Jacques

Frère Jacques, frère Jacques
Dormez-vous, dormez-vous ?
Sonnez les mâtines, sonnez les mâtines
Diing, ding, dong, diing, ding, dong.


Il était un petit homme

Il était un petit homme
Pirouette cacahuète
Il était un petit homme
Qui avait une drôle de maison
Qui avait une drôle de maison

Sa maison est en carton
Pirouette cacahuète
Sa maison est en carton
Les escaliers sont en papier
Les escaliers sont en papier

Si vous voulez y monter
Pirouette cacahuète
Si vous voulez y monter
Vous vous casserez le bout du nez
Vous vous casserez le bout du nez

Le facteur y est monté
Pirouette cacahuète
Le facteur y est monté
Il s'est cassé le bout du nez
Il s'est cassé le bout du nez

On lui a raccommodé
Pirouette cacahuète
On lui a raccommodé
Avec du joli fil doré
Avec du joli fil doré

Le beau fil, il s'est cassé
Pirouette cacahuète
Le beau fil, il s'est cassé
Le bout du nez s'est envolé
Le bout du nez s'est envolé

Un avion à réaction
Pirouette cacahuète
Un avion à réaction
A rattrapé le bout du nez
A rattrapé le bout du nez

Cette histoire est terminée
Pirouette cacahuète
Cette histoire est terminée
Et on peut la recommencer
Et on peut la recommencer