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samedi 12 juillet 2008

Photos de la Cathédrale de Reims

Ces magnifiques photos sont à porter au crédit de Régis Minetto, artiste photographe rémois.
Je reporte les légendes qu'il a mis lui-même.
Merci Régis,
Olivier Boussard. Il est à noter que ces photos ne sont pas libres de droit et qu'elles incluent un watermark exclusif
Ce lien contient toutes les explications textuelles relatives à la : Cathédrale de Reims

Profitant des journées du patrimoine français, je vous emmène visiter les hauteurs de la cathédrale de Reims,
en vous épargnant la montée des marches….Le point de vue est magnifique,
il est bon parfois de prendre de la hauteur.
Bon week-end, le photographe.

Photos de la Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
derrière les statues de façade,
un dragon tire la langue
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
en bas et à gauche la Médiathèque centre (médiathèque Jean Falala je crois ?). Des travaux qui doivent être terminés maintenant.
Cathédrale de Reims
dans le ventre de la toiture de la Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
on découvre la géométrie des charpentes
sidérante cette charpente de la cathédrale de Reims. Beaucoup de ses potres ont été remplacées par du beton armé
la cour du palais du Tau
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims : sous le regard des aigles royaux
Cathédrale de Reims
La place royale et la toiture de l’hôtel Le vergeur en haut au centre de l’image
Cathédrale de Reims
la toiture en zinc de la cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
le palais de justice de Reims vue des hauteurs
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
énormes statues dans une cour située à l’intérieur de la tour gauche de la cathédrale (ce sont qui Régis ? ou toi l'internaute érudit ?)
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
Cathédrale de Reims
En bonus : un des seuls bâtiments de Reims qui a résisté aux guerres:
Reims pavillon de Muire
Reims pavillon de Muire

lundi 30 juin 2008

les grands noms du Champagne, les marques et maisons de Champagne


mardi 20 mai 2008

Le vin de Champagne - (partie 1)

vin de champagne reims
Le vin de Champagne, également appelé champagne, est un vin pétillant célèbre dans le monde entier et aujourd'hui associé au luxe et aux fêtes. Il tire son nom de la Champagne, une région du nord-est de la France.

Cette ancienne province historique produit également des vins tranquilles (non effervescents) qui portent des appellations différentes, coteaux champenois (rouges, blancs ou rosés) dont le plus célèbre est produit sur la commune de Bouzy, et Rosé des Riceys produit exclusivement sur la commune des Riceys.

Néanmoins, la Champagne produit en grande majorité des vins blancs effervescents que l'on appelle tout simplement champagne, sans plus de précisions. Ils sont produits essentiellement à base de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, mais quatre autres cépages sont également autorisés dans l'élaboration du champagne : l'arbane, le petit meslier, le pinot blanc et le Pinot gris vrai.
Une grappe de Pinot meunier:
Champagne : Une grappe de Pinot meunier
Les champagnes sont d'excellents vins, synonymes de fête, mais ils sont relativement chers.

Histoire:

La culture de la vigne en Champagne remonte à l'époque gallo-romaine quand les Romains plantent les premiers ceps dans la région. Le vignoble est par la suite conservé grâce à l'intérêt que lui porte le clergé, en particulier celui de Reims et celui de Châlons-en-Champagne.

Durant l'époque féodale, les vins de Champagne sont classés parmi les « vins de France » considérés comme produits dans le bassin parisien. Durant le règne d'Henri IV, il acquiert le nom de vin de Champagne sur Paris (mais cette dénomination s'impose plus difficilement dans la région, le terme champagne désignant des terres non fertiles, qui ne peuvent servir que de pâturages aux moutons).

Au cours du XVIIe siècle, les vins de Champagne séduisent de plus en plus d'amateurs dans les cours royales de France et d'Angleterre sous l'impulsion de certaines familles parisiennes qui possèdent des terres en Champagne. Ce siècle marque aussi une évolution des « vins de Champagne » correspondant au désir des consommateurs de vins gris, très faiblement colorés mais qui, selon les vignerons, vieillissent très mal en fûts.

Un paysage de Champagne:
payasage de champagne: un village entre reims et epernay
Le champagne est donc rapidement mis en bouteille (vers 1660) afin d'assurer une meilleure conservation des arômes (avec un tirage avant la fin de la première fermentation) mais devient en contrepartie naturellement pétillant (surtout pour les champagnes ayant peu d’alcool, étant peu colorés et dont le tirage est fait à l'équinoxe de printemps). Ce caractère effervescent cause beaucoup de soucis aux vignerons, à tel point qu’il est surnommé « vin du diable » ou « saute-bouchon » à cause des bouteilles qui explosent ou des bouchons qui sautent sous la pression. Pour ces raisons, si les Anglais n’avaient pas été conquis par ce vin pétillant, le champagne ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd’hui, car dès cette époque, les Anglais achètent aux Champenois des tonneaux de vin effervescent en vrac qu'ils se chargeaient de mettre eux-mêmes en bouteilles. Ils avaient aussi observé que la meilleure époque pour provoquer la prise de mousse était le printemps. En 1676, un poète londonien chantait « le champagne effervescent qui ranime rapidement les pauvres amants languissants. »

En 1670, dom Pérignon (1638-1715), un moine cellérier de l'abbaye bénédictine d’Hautvillers, va être le premier à pratiquer l'assemblage du raisin qui améliore la qualité du vin et en fait disparaître certains défauts. C’est aussi dom Pérignon qui introduit l'emploi du bouchon de liège maintenu à la bouteille par une ficelle de chanvre imprégnée d'huile, ce qui permet au vin de garder sa fraîcheur et sa mousse. De plus, il fait renforcer les bouteilles en adoptant un verre plus épais pour éviter que la bouteille n'explose, mais malgré les efforts du moine, l'effervescence du vin reste empirique jusqu'aux recherches de Louis Pasteur sur la fermentation, au XIXe siècle. Les crayères près de son abbaye seront utilisées pour conserver le champagne à température et humidité constante. Par la suite, d'autres caves seront creusées en pleine craie.

Selon le chanoine Jean Godinot qui écrivit en 1718 que « depuis plus de vingt ans le goût des Français s'est déterminé au vin mousseux », le champagne effervescent auraient été donc commercialisé dans des bouteilles spécifiques pour la première fois en France vers 1695. D'autres archives attestent que, en l'an 1729, à Épernay, Nicolas Irénée Ruinart fonde à Reims, le premier négoce en vin de Champagne effervescent, la maison Ruinart. En 1730 est fondée la maison Chanoine Frères à Épernay.

Durant le XVIIIe siècle, le champagne commence à acquérir son rayonnement international, grâce aux propriétaires de célèbres maisons de champagne qui en assurent la promotion comme Florens-Louis HeidsiecKChampagne Heidsieck ou Claude Moët, puis au XIXe siècle grâce à Pierre-Nicolas-Marie Perriet-Jouët et à la famille Bollinger. De même, certaines femmes après la mort de leur mari continuent le travail de ceux-ci, entre autres Mme Pommery, Mme Perrier et Mme Clicquot (surnommée la « Grande Dame de Champagne ») qui contribuent elles aussi à la notoriété du champagne. Le champagne fut même décrit comme étant le « vin de la civilisation » par Talleyrand. Avant qu'on apprenne à champagniser les vins blancs, ceux-ci étaient parfois (certaines années) naturellement pétillants. On retrouve une production de vins pétillants naturels aux quatre coins de l'ancienne Champagne, aussi bien dans l'Aube (du côté de Bar sur Aube) qu'en Haute-Marne, où le vin de Soyers (région de Bourbonne), vin de cépage produit à partir du meslier doré avait une typicité reconnue, avant le phylloxéra. En 1928, l'appellation champagne concernait seulement huit mille hectares et les expéditions se montaient à vingt-quatre millions de bouteilles.

Les zones:

Il existe 4 zones de productions de raisins qui regroupe les 17 terroirs de champagne.

- La Montagne de Reims (département de la Marne) : majoritairement exposée au sud, les coteaux sont implantés sur des sols dont la craie est profondément enfouie. Le cépage dominant y est le pinot noir. Dans les caves de la montagne de Reims reposent des champagnes réputés pour leur puissance, leur charpente et leur noblesse.

- Vallée de la Marne (Marne, Aisne et Seine-et-Marne) : les coteaux sont implantés sur des sols à dominante argilo-calcaire, à tendance marneuse. Le cépage dominant y est le pinot meunier. Les champagnes de la vallée de la Marne, grâce à leur grande diversité, possèdent un séduisant bouquet, du fruité et une grande souplesse.

- Côte des blancs (Marne) : ici, un cépage unique règne en maître : le chardonnay. La craie affleurante y est partout, véritable réservoir d'eau et de chaleur des sous-sols. La Côte des blancs donne naissance à des champagnes prisés, empreints de vivacité et d'esprit, aux arômes légers et délicats, symboles de finesse et d'élégance.

- Vignoble de l'Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine (Aube et Haute-Marne) : les sous-sols à tendance marneuse y sont principalement plantés de pinot noir. Les champagnes de la Côte des Bar sont des vins de caractère, à la belle rondeur et aux arômes complexes.

Sur un peu moins de trente mille hectares de vigne au total, c'est le vignoble le plus septentrional de France avec 60 à 80 jours de gel par an. Il doit sa richesse à son morcellement, chaque village constituant un cru c'est-à-dire le produit d'un terroir et d'un climat, il existe 302 crus. Les plus grandes caves de Champagne se trouvent à Épernay et à Reims.

Quelques parcelles de l'appellation Champagne (20 ha) se trouvent en Île-de-France dans les communes de Citry, Nanteuil-sur-Marne et Saâcy-sur-Marne (Seine-et-Marne). Le département de la Haute-Marne, peut lui aussi revendiquer l’existence de quelques dizaines d’hectares de vignes.

Le classement:

Les terroirs champenois sont classés en trois catégories, terroirs non classés, terroirs "premier cru" et les autres qui donnent des champagnes "grand cru".

Ce classement permet de déterminer le prix à payer au propriétaire de vignes pour son raisin. 100% correspond au "grand cru" et l'acheteur paye 100% du prix de référence. De 80 à 89%, les terroirs sont non classés. De 90 à 99% il s'agit de premier cru et le prix payé est en conséquence et va de 90 à 99% du prix de référence du raisin. Autrefois, le classement allait jusqu'à 60%.

Données techniques:

Le champagne présente plusieurs originalités parmi les grands vins français :

- La cueillette est manuelle (la machine à vendanger est interdite) car il est essentiel que les baies de raisin parviennent en parfait état au lieu de pressurage. Le champagne est en effet un vin blanc issu en majeure partie d'un raisin noir - le pinot - et il convient pour cela que le jus incolore ne soit pas taché au contact de l'extérieur de la peau.

- Le pressurage, effectué sur des pressoirs "traditionnels" ou "pneumatiques", doit respecter l'extraction de 25,50 hl de jus débourbé pour 4 000 kg de raisin pressurés. Les premiers jus (20,50 hl), appelés "Cuvée" sont le plus souvent vinifiés à part et donnent des vins de qualité supérieure aux seconds jus ou "Tailles" (5 hl). Les jus suivants ou « Rebêches » (entre 1% et 4% du volume), ne peuvent prétendre à l'appellation et doivent être expédiés en distillerie.

- L'assemblage entre cépages (types de raisins), crus (vins de diverses communes champenoises) et de millésimes différents (dans l'appellation) y est presque la règle, le but étant d'assurer une continuité dans les qualités œnologiques et organoleptiques. L'indication du millésime est possible (mais non obligatoire) quand seuls des vins de la même année sont assemblés. C'est généralement le signe d'une grande qualité.

- C'est un vin pétillant maintenu sous pression dans sa bouteille par un bouchon ayant l'allure d'un champignon (contrairement aux bouchons cylindriques), tenu par une capsule et un muselet de fil de fer. À l'ouverture, le bouchon a tendance à sauter et le champagne jaillit et mousse, ce qui rend le service un peu complexe. Les bulles peuvent se former sur les aspérités du verre (de préférence une flûte à champagne), mais naissent le plus souvent au contact des fibres de cellulose ou des cristaux du vin.

- La marque (non obligatoire) est un élément essentiel de l'identification et les champagnes les plus prisés sont des champagnes de marque.

- C’est le seul vin rosé français qui peut être fabriqué en assemblant du vin rouge (de Champagne) avec du blanc. Le Champagne rosé peut aussi être obtenu en laissant la peau des raisins noirs colorer le jus après pressurage.

Cépages utilisés:

Plusieurs cépages de la famille des pinots sont autorisés, dont trois principaux utilisés :

- Chardonnay (raisin blanc, 26 % de la surface plantée, qui donne un vin frais et délicat). Un champagne exclusivement élaboré à partir de ce cépage, que l'on retrouve dans la région des Côtes des Blancs, est appelé « Blanc de Blancs ».
- Pinot noir (raisin noir à pulpe incolore, 37 % de la surface plantée, donnant toutefois un jus blanc car les peaux n'ont pas le temps de teinter le jus lors du pressage et qui donne un vin charpenté et au bouquet fin),

- Pinot meunier (raisin noir à pulpe incolore lui aussi, un peu plus tardif que le pinot noir, 37 % de la surface plantée, qui donne un vin proche du pinot noir mais plus fruité et une aptitude de garde plus réduite),

et des cépages traditionnels (surfaces très limitées, quelques hectares) :

- Arbane,
- Petit meslier,
- Pinot de juillet,
- Pinot gris vrai (appelé dans l'histoire du vin de Champagne fromenteau),
- Pinot blanc vrai.

Reste le cas du gamay qui n'est pas un pinot, très controversé par les producteurs et, qui fait l'objet jusqu'à nos jours d'une autorisation temporaire dans le seul département de l'Aube.

Rendement : 160 kilogrammes de raisin produisent 102 litres de moût, qui après les pertes en vinification (1.5 %) et au dégorgement (0.5 %), donneront 100 litres de vin commercialisable, soit 133 bouteilles de 75 cl.

Ainsi donc, le plus célèbre des vins blancs est majoritairement issu de raisins noirs. Obtenir un vin blanc à partir d'un cépage aussi tannique que le pinot noir (qui, rappelons-le, est le cépage des bourgognes rouges) témoigne tant de l'opiniâtreté des vignerons champenois que de l'amour qu'ils portent à ce cépage.

Vinification:

Le vin de Champagne est produit selon la méthode traditionnelle, jadis appelée méthode champenoise, qui consiste principalement à opérer une double fermentation du moût, la première en cuves, la seconde dans les bouteilles mêmes, en cave, avec remuage régulier. La croyance populaire veut que cette méthode soit l'invention de Dom Pérignon, moine de l'abbaye d'Hautvillers, près d'Épernay. Aujourd'hui, les historiens s'accordent plutôt pour dire qu'il est à l'origine de la technique de l'assemblage.

La première fermentation, appelée fermentation alcoolique est identique à celle que subissent les vins tranquilles (c'est-à-dire non effervescents).
Elle peut être suivie, mais ce n'est pas toujours le cas, d'une fermentation malolactique.
Les maisons Lanson, à Reims et, Senez, à Fontette, sont réputées pour ne pas pratiquer cette fermentation malolactique, pour garder au vin sa vivacité. Le vin de base est le plus souvent vinifié en cuve.
Certains préfèrent néanmoins travailler à l'ancienne et vinifier en fût de chêne ; c'est le cas des maisons Krug et Bollinger.
En début d'année (qui suit la récolte), les vins sont suffisamment clairs pour être goûtés et procéder à l'étape de l'assemblage qui mélange en proportions variant à chaque année des vins de cépages, terroirs et millésimes différents.

Quoi qu'il en soit, au moment d'embouteiller le vin de base ainsi obtenu, on lui ajoute la liqueur de tirage, composée de levures et de sucre. Cela enclenchera la dernière fermentation, dite prise de mousse. C'est cette deuxième fermentation qui va donner naissance aux bulles de dioxyde de carbone.La bouteille est alors bouchée avec une capsule métallique analogue à celle des bouteilles de biere

Cependant, cette deuxième fermentation donne naissance à des lies abondantes dont on devra débarrasser le vin par la suite.

Suit alors la période de viellissement du vin en bouteilles d'une année environ pour les non millésimés de trois ans et plus pour les bouteilles millésimées.

Après ce viellissement on rangeait autrefois les bouteilles sur des étagères dit "pupitres" où elles étaient penchées, le goulot vers le bas. Chaque jour, les bouteilles étaient remuées, c'est-à-dire tournées d'un quart de tour, d'un mouvement sec, afin de décoller les lies de la paroi de la bouteille et de les faire descendre vers le goulot. Cette technique est devenue anecdotique chez les négociants mais se pratique encore chez les petits vignerons qui ne sont pas équipés de moyens d'automatisation.Au bout de quelque temps, toutes les lies sont rassemblées dans le col, contre la capsule. Pour chasser le dépôt, on gèle alors le col dans un bain de saumure à -25°C et on ôte la capsule ; le dépôt est expulsé par le gaz sous pression, c'est l'étape du dégorgement. Le volume de champagne ainsi perdu est remplacé par un mélange de vieux vin et de sucre, appelé liqueur d'expédition : c'est l'étape du dosage. La quantité de sucre présente dans la liqueur va déterminer si le champagne sera brut, sec ou demi-sec.

Il existe aussi des champagnes non dosés : après le dégorgement, on complète le niveau de la bouteille avec du vin au lieu de la liqueur d'expédition. Ce sont des champagnes très « nature ». On en trouvera par exemple auprès des maisons Drappier à Urville, Georges Vesselle à Bouzy, Laurent-Perrier à Tours-sur-Marne, Paul Goerg à Vertus ou Piper-Heidsieck à Reims.

Une fois le dégorgement effectué, dosée ou non, la bouteille de champagne sera bouchée avec son célèbre bouchon de liège maintenu par son muselet avant d'effectuer en cave un ultime vieillissement (maturation) avant commercialisation.On prélève sur ce stock, au fur et à mesure des besoins les bouteilles qi sont alors étiquettées et mises en caisses pour expédition.
Types de vins:

Le vin de Champagne est le fruit d'une subtile élaboration effectuée tout au long de sa vinification et qui va donner ses caractéristiques au produit prêt à être consommé. Les choix faits par chaque Maison lors de ce processus détermineront, outre le type de vin, la marque gustative de celle-ci vis-à-vis du public. Les bruts représentent entre 80% et 85% de la production, mais il existe une douzaine d'autres variétés de Champagne, dont certains confidentiels.

La typicité d'un champagne peut être déterminée :

- lors du pressurage
Le champagne rosé est parfois élaboré par « saignée ». Dans ce cas, la coloration est obtenue par fermentation momentanée avec les pulpes, suivie d'un pressurage, ce qui permet l'extraction des tanins et colorants de la peau. Une autre méthode, plus utilisée, est l'assemblage de vin blanc et de vin rouge.
Les rosés pour lesquels la demande est plus forte depuis quelques années représentent moins de 5% de la production. Au XIXe siècle un champagne rouge avait aussi été élaboré, voir #Le champagne rouge.

- Lors de la fermentation
Le maitre de chai permettra la fermentation malolactique si elle désire un champagne structuré ; il l'évitera - et arrêtera donc la fermentation au terme de la fermentation alcoolique - si il souhaite un vin plus vif.

- Lors de l'assemblage

- Assemblage traditionnel

Comme son nom l'indique, c'est celui qui est le plus pratiqué. Il est un mélange de cépages, de crus et de millésimes, chacun des dosages étant un choix des Maisons remis en question chaque année afin de préserver au fil des ans le style du vin de la Maison.
C'est aussi durant cette étape qu'est le plus fréquemment réalisé le champagne rosé par assemblage d'une cuvée de vin blanc avec une cuvée de vins rouges de Champagne.
Millésimé : soumis à aucune réglementation, le choix de ne sélectionner qu'une année unique dans l'élaboration de ces vins produit des champagnes atypiques, au caractère marqué et qui ne sont pas forcément dans la lignée habituelle des Maisons mais dont la grande qualité honore celles-ci. Ils représentent autour de 5% de la production.

Cuvée de prestige : Ces cuvées spéciales de grande qualité sont encore plus liées au choix des Maisons (certaines en font plusieurs) mais le marché est dominé par quelques stars. Elles sont la catégorie la plus huppée de la production et en représentent à peu près 5%.

- Assemblage non traditionnel

Blanc de blancs : c'est un vin issu du seul cépage blanc, le chardonnay, qui donne un champagne au goût frais et délicat.

Blanc de noirs : élaboré à partir de raisins noirs, pinot noir ou meunier et caractérisé par la force du premier et/ou le fruité du second. Parmi les « blancs de noirs » mono-cépages, il est bien plus fréquent de trouver un 100% pinot noir qu'un 100 % meunier. Ce dernier est injustement méprisé, bien qu'il fût longtemps majoritaire en Champagne ; il n'y a guère que la maison Krug pour témoigner publiquement de l'intérêt qu'elle lui porte.

lors du dosage

C'est la teneur en sucres de la liqueur d'expédition utilisée à cette étape qui détermine la qualité du vin : brut nature, brut, demi-sec, etc.

Brut nature aussi appelé non dosé, pas dosé ou dosage zéro : Cette catégorie a été défini par le législateur en 1996, elle implique qu'aucune addition de sucre ne doit être apportée au vin après la prise de mousse et la teneur en sucre résiduel doit demeurer inférieure à 3 grammes par litre. Dans ce type de vin, le producteur ne peut maquiller un manque de qualité de son vin.

Extra- brut : de 0 à 6 g/l : Laurent-Perrier est la première maison a avoir mis sur le marché en 1981 un champagne extra-brut en se servant d'une base de vin de 1976. À l'époque, le fromager Androuet avait déclaré que « pour la première fois il avait trouvé un vin qui mettait en valeur son fromage préféré, le vacherin » et Jacques Puisais, une sommité du monde de la gourmandise, a dit avoir « trouvé le seul vin capable d'accompagner un havane ».

Brut : moins de 15 g/l : Alors qu'au XVIIIe siècle la qualité demi-sec était très prisée, en 1876 fut élaboré le champagne brut pour satisfaire les désirs des Britanniques amateurs de vins secs, ce qui n'était pas le cas des Français à l'époque.

Extra dry : entre 12 et 20 g/l

Sec : entre 17 et 35 g/l

Demi sec : entre 33 et 50 g/l

Doux : plus de 50 g/l

- Lors de la maturation

Outre le type de cépage utilisé qui détermine l'aptitude de garde du vin, quelques Maisons font le choix de ne commercialiser certaines cuvées qu'au terme de plusieurs années de maturation, laissant ainsi le vin développer son arôme qui marquera d'autant plus son caractère par rapport au reste de la ligne.

- Par ailleurs, le terroir a son importance : d'où les Vins de Champagne Grand-Cru. Il y en a 17. Leur origine géographique est considérée comme des meilleures, d'où ce classement.

Enfin, on fabrique en Champagne des vins... autrement typiques :

- Le Crémant-de-Champagne pétillant dont la pression n'est que de 3 atmosphères.

- Les Coteaux champenois, des vins rouges ainsi que des vins blancs tranquilles qui font aussi partie de l'appellation Champagne.


- Le Rosé des Riceys.

Le raisin de Champagne est également utilisé pour élaborer un apéritif, le ratafia et des digestifs : le marc de champagne et la fine de Champagne.

La bouteille de champagne:
balthazar, salmanazar, mathusalem, jéroboam (au sol)

Flacons:

La bouteille de champagne classique a une contenance de 75 cl ; elle est plus épaisse et résistante que les bouteilles de vin courantes afin de résister à une pression des gaz de six atmosphères. Le fond du flacon est aussi fortement creusé pour la même raison.

Les négociants champenois ont créé au XIXe siècle une série de bouteilles de différentes contenances — À noter que pour les vins de Bordeaux, certains noms de bouteilles correspondent à des contenances différentes —, seuls la demi-bouteille, la bouteille et le magnum sont couramment utilisés pour l'élevage du vin, les autres formats sont généralement remplis avec du vin déjà fermenté :
contenances des bouteilles de champagne
- le huitième : 9,4 cl (inusité) ;
- le quart : 18,75 ou 20 cl (utilisé par les compagnies aériennes et parfois dans les boîtes de nuit) ;
- la demie : 37,5 cl (vendue en restaurant) ;
- le médium : 60 cl (inusité) ;
- la bouteille : 75 cl ;
- le Magnum : 1,5 l soit 2 bouteilles. L'expérience montre que le vin de Champagne se conserve le mieux dans un magnum, il y vieillit plus lentement, assurant au nectar une excellente longévité. Un magnum de champagne déçoit rarement et il est recommandé au-delà de quatre convives ;
- le jéroboam : 3 l soit 4 bouteilles.

Les contenances supérieures au jéroboam sont très rares : les flacons deviennent rapidement peu pratiques à manipuler, fragiles et très chers à produire. Toutes les bouteilles de contenance supérieure au jéroboam portent des noms bibliques, à l'exception du souverain (26,25 litres) et du primat (27 litres).

- le réhoboam : 4,5 l soit 6 bouteilles ;
- le mathusalem : 6 l soit 8 bouteilles ;
- le salmanazar : 9 l soit 12 bouteilles ;
- le balthazar : 12 l soit 16 bouteilles ;
- le nabuchodonosor : 15 l soit 20 bouteilles.
Certains négociants ont récemment introduit des flacons aux contenances encore plus extravagantes.
- le salomon : 18 litres soit 24 bouteilles ;
- le Souverain : 26,25 litres soit 35 bouteilles ;
- le primat : 27 litres soit 36 bouteilles ;
- le melchizédec : 30 litres soit 40 bouteilles. Ce flacon de 54 kilogrammes, qui doit son nom à un ancien roi de Salem, empli de brut « Carte d'or », a été tiré à dix exemplaires et vendu au prix de 2 925 euros.

Un moyen mnémotechnique rend les principales tailles de bouteilles dans l'ordre croissant de contenance : "Car de bon matin je remarquais sa banalité" (Quart / Demi / Bouteille / Magnum / Jéroboam / Réhoboam / Mathusalem / Salmanazar / Balthazar / Nabuchodonozor)

Le bouchon:
Les bouchons de liège des bouteilles de champagne
Le bouchon de liège des bouteilles de champagne est célèbre pour sa forme en champignon bien plus complexe que celle cylindrique des bouchons utilisés pour les autres vins. En fait, cette forme lui est conférée par le goulot de la bouteille dans lequel il n'est que partiellement inséré.

Il est, au moment de l'embouteillage, cylindrique et de fort diamètre (31mm). Pour que le bouchon puisse entrer, il est nécessaire de le mettre en place par compression (réduction forte du diamètre à 17mm) dans le col de la bouteille sur la moitié de sa longueur, puis de l'écraser en forme de champignon pour recevoir le muselet. Ce bouchage « en force » permet de s'assurer que le bouchon ne sautera pas tout seul, sous la pression du gaz contenu dans le vin. Avec le temps, le bouchon perd son élasticité naturelle. La partie du bouchon située au niveau du goulot est déformé lors de l'écrasement nécessaire à la mise en place du muselet et se dessèchera plus vite que celle en contact avec le vin. D'où la forme au moment de l'ouverture de la bouteille, plus étroite au niveau du col. Cela est de plus favorisé par la différence de qualité des lièges (de plus en plus chers) constituant le bouchon. En laissant tremper un bouchon usagé, il reprend en partie sa forme originelle.

On distingue nettement, sur un bouchon, de par la différence d'aspect des lièges:

- La tête, parfois appelée manche et partiellement engagée dans le goulot, est constituée d'un aggloméré de liège. Cette méthode de fabrication autorise des tailles de bouchons bien supérieures à ce qu'il est possible de récolter aujourd'hui sur les arbres. De moindre qualité (pour le vin), cette partie n'est pas en contact avec le vin.
- Le corps, constitué de deux rondelles de liège massif aux plis croisés, est collé à la base de la tête. En contact avec le vin, cette partie assure l'étanchéité du flacon.

Une fois assemblés, meulés et poncés, les bouchons font l'objet d'une sélection individuelle et sont généralement traités en surface (paraffine solide), pour garantir leur étanchéité et favoriser leur introduction dans la bouteille.
Capsule de bouchon de champagne:
Capsule de bouchon de champagne.
Au-dessus du bouchon, une plaque en fer-blanc est maintenue, avec le bouchon, par du fil de fer préformé, appelé muselet. Cette plaque empêche le fil de fer de s'enfoncer dans le bouchon. Le muselet est repris sur la collerette du goulot, et maintient le bouchon qui ne peut alors plus être éjecté par la pression dans la bouteille.

Les plaques de muselet (également appelées « capsules » dans le langage courant) sont devenues l'objet d'une collection, la placomusophilie.

Il existe un chocolat du nom de « bouchon de champagne » ayant la même forme que le bouchon et aromatisé au marc de champagne.

Le vieux centre de la ville de Troyes est en forme de bouchon de champagne.

La superficie:

La superficie constatée en AOC lors des déclarations de récolte s'établit pour 2002 à 29,3 milliers d'hectares, dont 21,8 pour le département de la Marne. À la vendange 2006, la superfie en production est estimée à 32 200 hectares.

La production annuelle:

La production annuelle s'établit autour de 2,5 millions d'hectolitres, soit à peu près 350 millions de bouteilles par an. Elle avait baissé lors de la campagne 2001/2002 pour remonter à 2,4 Mhl en 2002/2003.

Les stocks:

Les stocks s'élèvent en 2002/2003 à 3,4 Mhl, soit une disponibilité totale de 5,8 Mhl. Ce chiffre est en légère mais constante progression au cours des 10 dernières années.

Les expéditions:

Les expéditions avaient connu un pic à 310 millions de bouteilles lors de la campagne 1998/1999, surtout vers l'étranger, juste avant le passage à l'an 2000, suivi d'une baisse sensible. 2002/2003 confirme la reprise déjà constatée lors de la campagne précédente. Volume annuel de ventes se montent autour de 700 millions à 900 millions d'euros.

Les expéditions, évaluées en millions de bouteilles, ont représenté
- pour la campagne 2002/2003, 290,7 millions de bouteilles en hausse de 4 % sur l'exercice précédent.
- pour la campagne 2004 : 300 millions de bouteilles vers 190 pays.

Sur ce total, la répartition par destination est la suivante :
- France : 60,0 % ;
- Union européenne (hors France) : 25,1 % ;
- Autres pays : 14,9 %.


La répartition par filière de vente est la suivante :

- Négociants : 67,4 %, ils regroupent 280 marques.
Parmi les négociants, il existe 12 grands groupes qui pèsent ensemble plus de 170 millions de bouteilles (55% des expéditions de 2004). Ces groupes disposent à l'étranger d'efficaces réseaux de distribution et sont les locomotives de la profession. Lors des vingt dernières années une quarantaine de marques ont changé de main pour rejoindre le plus souvent l'un de ces grands groupes et la concentration semble loin d'être terminée.

- Récoltants-manipulants : 23,5 % (70 millions de bouteilles en 2004). Ils sont un peu moins de 5 000 vignerons qui réalisent 93% de leurs ventes sur le seul marché français. Ils élaborent un champagne à leur nom à partir de la production de leur seul vignoble. La moitié d'entre eux vinifient eux-mêmes et les autres ont recours à une coopérative.

- Coopératives : 9,1 %. Au nombre d'une soixantaine, elles fonctionnent à partir des vendanges apportées par leurs membres (à peu près la moitié des 5 000 vignerons récoltants leur apportent tout ou partie de leur production. Elles commercialisent environ 28 millions de bouteilles dont 62% sur le marché français.

Source : Viniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture).

L'appellation d'origine contrôlée:

L'appellation « champagne » est une AOC, mais l'indication « Appellation d'origine contrôlée » ne figure que très rarement sur les étiquettes des bouteilles de champagne. C'est la seule appellation, avec celle de Cognac, qui est dispensée de cette mention, car c'est le seul vignoble qui n'a pas de vin déclassé (tous les autres vignobles vendent AOC et vin déclassé).

Le mot « champagne » lui-même est également protégé avec une grande vigilance.

Ainsi la commune de Champagne, 660 habitants, située dans le canton de Vaud en Suisse a dû renoncer à mentionner le nom de Champagne sur les vins (non pétillants) produits dans son terroir - de 28 hectares - dans le cadre d'un accord international intervenu entre la Suisse et l'Union européenne en décembre 1998.

Pour cette même raison, la firme Yves Saint-Laurent a dû interrompre le lancement d'un parfum qu'elle avait nommé Champagne. Le nom du parfum a finalement été changé, il est actuellement commercialisé sous le nom Yvresse.

Aux États-Unis, même si l'appellation « champagne » est considérée comme « semi-générique » par la loi américaine et est autorisée si elle est suivi de la mention du lieu de production (mais uniquement pour la commercialisation domestique), de nombreux producteurs américains de méthode traditionnelle — notamment ceux qui ont fait leur preuve sur le marché américain — leur préfèrent désormais les appellations « méthode champenoise » ou plus généralement la désignation de « sparkling wine » (« vin pétillant »).
Paradoxalement, seuls certains producteurs américains visant le marché bas et milieu de gamme utilisent encore la désignation « champagne », notamment Korbel, Tott ou Cook's.

Les millésimes:

L'art champenois consiste à assembler des crus non pas à composer des millésimes. Les cuvées millésimées ne dépassent jamais plus de 5 % des ventes de champagne. Elles sont surtout un extraordinaire vecteur de communication pour doper les ventes et faire parler des marques. Les marques rivalisent d'idées et organisent des évènements autour de leurs millésimés pour faire parler d'elles.

Selon le Comité interprofessionnel des vins de Champagne, le millésime « est un outil de valorisation. La demande est toujours forte mais le vignoble champenois n'est pas extensible, la croissance ne peut donc se faire que dans le haut de gamme ». Une cuvée millésimée se vend en moyenne 30 à 40 % plus cher que le brut et beaucoup plus dans le cas des cuvées de prestige. La tentation est donc forte de millésimer même quand l'année ne le mérite pas vraiment. Entre 1945 et 2004, la Champagne a millésimé 46 fois.

Or, millésimé n'est pas une démarche sans risque, car selon Olivier Krug « un millésime est une figure libre par rapport à un brut. Il réflète le climat d'une année, c'est une personnalité, un caractère ». Pour Benoît Gouez de chez Moët & Chandon, « élaborer un millésime, c'est bousculer les codes d'une maison ».

Livres:

L'ABCdaire du champagne

Au Moyen-Age les vins de Champagne étaient connus pour leur légèreté et leur vivacité, ce qui n'était pas très élogieux. Les temps ont bien changé.
Bienvenue donc dans l'univers de ce symbole du luxe et de la fête.
Si la première partie du livre retrace l'histoire du champagne, la seconde, sous forme d'abécédaire, nous éclaire sur les éléments de sa mise en oeuvre, les opérations de son élaboration, et les lieux, métiers et personnages.
Avec en annexe, l'indispensable carnet d'adresse, les classements et échelle des crus, et une sélection des maisons de champagne.

Par Thierry GEORGETON (Verzenay (Marne, FRANCE))

Cet élégant petit livre pétillant se décompose en 2 parties : l'Histoire du Champagne et de la Champagne en articles brefs et très documentés, l'abécédaire détaillé des différentes opérations de l'élaboration du champagne.
Peut-être une réserve concernant les Champagnes de Vignerons qui, à mon avis, méritent une plus grande place dans cet ouvrage...
A découvrir et à déguster !

4000 champagnes de Richard Juhlin
Présentation de l'éditeur
Le plus grand expert en champagne est suédois ! Richard Juhlin a une passion extraordinaire pour ce vin de fête et sa connaissance du vignoble champenois est inégalée.
Ce livre est le fruit de sa vaste expérience.
Il rassemble 4 000 notes de dégustation et constitue un guide sans équivalent pour choisir et acheter les meilleurs champagnes.
Le champagne, ce ne sont pas seulement 47 millions de jolies bulles dans une bouteille : Richard Juhlin nous permet d'apprécier à sa juste valeur ce vin magique qui possède tout ce qu'on peut désirer, beauté dans sa jeunesse, épanouissement total dans sa maturité et, finalement, la capacité de mûrir dans un complexe assemblage et de devenir plus captivant encore avec l'âge.

Biographie de l'auteur
Richard Juhlin est le plus grand expert au monde en champagne.
Œnologue suédois réputé, son nom est indissociable de l'histoire récente de ce vignoble.
Fait chevalier de l'ordre des Coteaux de Champagne en 1997, Richard Juhlin est depuis 1998 détenteur du record mondial de dégustation de champagnes. Son livre La Grande Dégustation a été distingué en 2001 comme le Meilleur livre du vin français au Salon du livre gourmand de Périgueux.
Il a également publié deux autres livres, 2000 Champagnes (en anglais) et Tretusen Champagner (en suédois) consacrés au champagne.
Le prince Alain de Polignac (Champagne Pommery), qui signe la préface, a pu dire de lui : " Richard ne parle pas sur le vin, il parle vin comme d'autres parleraient suédois, ou français. "


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Le vin de Champagne - (partie 2)

vin de champagne reims
Anecdotes et informations pratiques sur le Champagne
Une boisson réputée
Cette boisson a acquis une forte notoriété internationale en devenant un synonyme de luxe, étant employée notamment pour célébrer les grandes occasions. La particularité « effervescente » du champagne est un peu à l'origine de ce caractère festif : on fait sauter le bouchon, plus rarement on sabre la bouteille, et la victoire est fêtée dans de nombreux sports par l'aspersion de la foule à l'aide d'une bouteille de champagne agitée par les vainqueurs depuis leur podium. C'est ainsi le cas en formule 1 ou lors des étapes de l'épreuve cycliste du Tour de France (la loi Évin a supprimé cette coutume sur le Tour de France). De même, le baptême des navires se fait traditionnellement en brisant une bouteille de champagne sur la coque.
Œnologie
Un champagne jeune (12 mois à 3 ans) dispose d'arômes d'une grande fraîcheur qui peuvent correspondre à des parfums de fruits blancs ou rouges, d'agrumes, de fleurs blanches, de végétaux, de ferments (levure, mie de pain) ou encore à des senteurs minérales. Pour le champagne plus mature (3 à 5 ans), les arômes sont plus ronds et forts et s'établissent dans le registre des fruits jaunes, secs ou cuits, d'alcools végétaux, d'épices, de confiserie et de pâtisserie. Après 5 ans le parfum est plus complexe et s'exprime au travers d'arômes de fruits très mûrs ou confits, de parfums de sous-bois, de torréfaction, de grillé ou de miel.
Savoir lire une étiquette

Paysage de la Champagne: secteur Reims / Epernay:
Paysage de la Champagne: secteur Reims / Epernay On peut lire sur une étiquette de champagne la marque, le nom de l'élaborateur, le dosage (brut, sec, zéro dosage, etc.), le millésime — ou en son absence, la commune d'origine des raisins, et parfois la cotation qualitative des raisins : « grand cru » pour les dix-sept communes qui ont le droit à ce titre ou « premier cru » pour les quarante et une autres. Le statut professionnel du producteur est obligatoire et se traduit par les caractères suivants :
- NM : Négociant manipulant. Maisons de champagne qui élaborent et commercialisent leur vin. La majorité possède des vignobles, mais achète aussi le raisin de producteurs locaux ;
- RM : Récoltant manipulant. Regroupe l'ensemble des vignerons qui élaborent et commercialisent leurs propres cuvées à partir de leur seul raisin ; ce sont les seuls « petits producteurs » ;
- CM : Coopérative de manipulation. Ce sont des vins élaborés et vendus par une union de producteurs ;
- RC : Récoltant coopérateur. Le viticulteur confie ses raisins à sa coopérative pour qu'elle élabore le vin, puis récupère tout ou partie des bouteilles terminées pour les commercialiser ;
- SR : Société de récoltants. Assez rare, le plus souvent familiale, elle élabore et commercialise en commun ;
- ND : Négociant distributeur. C'est un négociant qui achète des bouteilles terminées à d'autres opérateurs, et les commercialise sous sa propre marque.
- MA : Marque d'acheteur. Un commercialisateur a demandé à un négociant d'apposer sa propre marque sur des bouteilles qu'il a achetées. Produit le plus souvent ordinaire.

Servir le champagne

Le vin de Champagne se boit en toutes occasions et il peut être le vin unique de tout un repas.

- Les extra bruts sont idéals avec les huitres (l'iode se marie mal avec le sucre), les poissons crus de la cuisine japonaise et tous les fruits de mer.
- Les bruts non millésimés et les champagnes « blanc de Blancs » se boivent en apéritif et peuvent accompagner les entrées et les plats de poissons et de fruits de mer.
- Les bruts millésimés et les champagnes rosés peuvent être servis avec les plats de viande et les fromages ; les millésimes les plus jeunes doivent précéder les vins plus anciens.
- Le sec et le demi-sec sont parfaits en accompagnement de desserts.

Déboucher la bouteille avec douceur
En premier lieu, il est nécessaire de savoir que lorque l'on ouvre une bouteille de champagne, le bruit d'un bouchon qui saute se fait au détriment de la sensation gustative, même si ceci est réalisé au détriment du côté festif. Il est primordial de toujours le retirer avec délicatesse pour garder toute sa saveur. Puis un bouchon de champagne incontrôlé peut atteindre une vitesse de 50 kilomètres par heure, ce qui risque de fortement de perturber la soirée romantique prévue avec votre compagne si cette dernière reçoit ce projectile au niveau de son oeil.
De manière toute aussi contrariante, un bouchon trop vite enlevé peut se solder par un jaillissement d'un jet mousseux causé par une concentration de bulles excessive : on appelle cela un phénomène de "gerbage". Bien que les pilotes de formule 1 réalisent intentionnellement cette action en secouant fortement la bouteille avant de l'ouvrir, les Maisons de champagne se préoccupent au contraire de prévenir ce phénomène au sein de leurs usines. Sur leurs lignes de production, les bouteilles s'entrechoquent en permanence, agitent leur contenu et créent ainsi de nouvelles bulles de gaz carbonique susceptibles de provoquer le gerbage à l'ouverture de la bouteille ; et ainsi occasionner une perte de champagne mais aussi ralentir la cadence de production de leurs bouteilles.

Servir frais
Le champagne doit être servi frais, entre 6° et 8° lorsqu'il est jeune jusqu'à 10° lorsqu'il est plus mature ou millésimé. On place la bouteille pendant 20 à 30 minutes dans un seau à champagne rempli à moitié d'eau et de glace (pas plus d'une dizaine de cubes de glace). On peut également placer la bouteille au réfrigérateur (surtout jamais dans le compartiment à glace et pire au congélateur).
La température de service chez « Lasserre » qui est un grand restaurant où le vin de Champagne est roi est de 9°. Les champagnes les plus anciens, au delà de quinze ans d'âge, peuvent être offerts à 14° ou 15°, c'est-à-dire, à la température d'une bonne cave.
Qu'elle soit dans un seau à champagne ou au réfrigérateur, la bouteille de champagne ne doit pas rester à la lumière et surtout pas être exposée à la lumière de néons, car la lumière lui donne assez rapidement un goût détestable - ce conseil est valable pour tous les vins à bulles. Il est donc conseillé de couvrir ou d'emballer la bouteille d'un linge fin ou au mieux - de façon plus raffinée - avec du papier de soie.

Le service
On utilise de préférence une flûte ou un verre dit "tulipe", les coupes étant accusées de perdre l'arôme du champagne ainsi que de laisser les bulles s'échapper plus facilement. Il faut penser à changer les flûtes chaque fois qu'on change de cru. La dose standard est 10 cl. Les sommeliers comptent 6 à 10 flutes pour une bouteille de 75 cl. Le contenant doit absolument être en verre ou cristal et surtout pas en plastique. Le plastique étant hydrophobe, il ne permet pas aux bulles d'être fines et de pétiller mais reste coller contre les parois.
Pour un repas uniquement au vin de Champagne, la quantité globale conseillée pour tout le repas est d'à peu près une bouteille par personne - ce qui représente le double des quantités autorisées en France pour conduire. On peut évaluer la répartition conseillée tout au long du repas comme suit :
- pour le cocktail ou le vin d'honneur, une bouteille pour quatre à six personnes ;
- pour le repas, une bouteille pour deux à trois personnes ;
- pour le dessert, une bouteille pour huit personnes;


Le service du champagne, dit « à la champenoise », suit un protocole particulier :

- la bouteille n'est tenue que par le fond, le pouce enfoncé dans la cavité et les doigts alignés le long du corps ;
- le verre est rempli au maximum aux deux tiers, au mieux à moitié pour que le vin ne se réchauffe pas trop vite ;
- le goulot ne doit pas toucher le bord du verre, une petite rotation finale permet de se débarrasser de la dernière goutte ;
- les grandes bouteilles (balthazar, etc.) sont soutenues dans la pliure du bras.


Quelques biscuits
Il était autrefois de tradition d'accompagner la dégustation du champagne de petits biscuits longs et rectangulaires recouverts de sucre glace : les biscuits à la cuiller ou biscuits roses de Reims.

Sabler ou sabrer le champagne ?

La question de savoir s'il faut dire sabler ou sabrer le champagne revient souvent au moment où l'on déguste cet alcool. Elle est souvent prétexte à polémiques plaisantes. En fait, les deux se disent et n'ont pas du tout le même sens. L'histoire du premier terme est assez complexe, cependant.
À l'époque de Louis XIV, on sablait le champagne de sucre pour qu'il ait des bulles. En effet, les viticulteurs ne connaissaient pas la fermentation indispensable pour avoir des bulles. Le sucre réagissait alors avec l'alcool ce qui provoquait le dégagement de CO2.
Plus tard, boire le champagne en une seule gorgée s'est dit sabler le champagne. L'expression doit se comprendre au figuré du verbe sabler dans son acception de « couler dans un moule en sable ». Par analogie avec l'opération, on désigne métaphoriquement l'action de verser d'un trait le breuvage dans son gosier par ce terme technique. Alors que l'expression semblerait, d'après l'origine étymologique et l'image, familière, elle s'utilise de manière relativement soutenue ─ ou crue comme telle ─ pour signifier que l'on boit le champagne en compagnie pour une heureuse occasion.
Dire que l'on va sabler le champagne n'est maintenant plus compris comme une dégustation rapide ─ qui apparaîtrait somme toute cavalière : en effet, en compagnie, on ne boit pas le champagne à grandes goulées. On note que le sens de sabler pour « boire à grandes goulées » ne s'emploie plus qu'avec cet alcool (on ne sable pas du thé ou du bordeaux) et, puisque ce sens s'est maintenant estompé au détriment de « boire en société », ne s'emploie même plus du tout. Il est d'ailleurs noté comme sens vieilli par les dictionnaires courants, sauf dans la seule expression sabler le champagne, où il a un autre sens, qualifié cette fois-ci de moderne.
D'autre part, sabrer le champagne doit se comprendre métonymiquement : on sabre la bouteille de champagne pour l'ouvrir. Cette opération consiste à faire glisser le plat de la lame d'un sabre lourd sur le flan de la bouteille, vers le goulot de la bouteille. Le choc asséné par le coté non tranchant de la lame au niveau du renflement du goulot, aidé par la pression interne de la bouteille, décapite proprement la bouteille. Cette manœuvre nécessite un minimum de précaution, la tête de la bouteille, le bouchon et le muselet sont violemment éjectés.
On peut donc sabrer le champagne pour, ensuite, le sabler.
Le champagne et la santé

Le vin de Champagne est chaleureusement recommandé en œnothérapie au motif qu'il « dissipe les états nauséeux et soutient le moral ». Le chanoine Godinot en 1718, dans son traité sur les vins de Champagne, assurait : « De tous les vins, il n'en est pas de meilleur pour la santé qu'un vin gris de Champagne, ou couleur œil de perdrix ».
Ses qualités :
- Son gaz carbonique provient uniquement de la seconde fermentation et n'est pas artificielle, comme l'est celle de certains vins mousseux et des boissons gazéifiées.
- Le champagne n'irrite pas l'estomac malgré un pH très faible, il ne nuit pas à la digestion, mais l'améliore, en dissolvant les graisses et en évitant les ballonnements.
- Comme tous les vins blancs secs, il est diurétique et aide à éliminer les excès.
- Il est riche en sels minéraux assimilables, en particulier en potassium, en calcium, en magnésium et en soufre, et possède donc des propriétés dépuratives, détoxicantes et anti-inflammatoires. Il agit ainsi sur les rhumatismes, les rhumes et les allergies.
- Il contient aussi des oligo-éléments, dont le zinc, utile à la régulation de l'influx nerveux, et avant l'utilisation des anxiolytiques, le champagne était reconnu comme antidépresseur et anxiolytique. Il contient aussi du phosphore et du lithium importants pour la régulation des humeurs.

Posologie conseillée par les connaisseurs : en traitement d'attaque, trois flûtes chaque jour pendant 1 mois, et en traitement d'entretien, une flûte par jour, permet de bénéficier de tous ses bienfaits et d'un bon moral.

Le champagne rouge

Au XIXe siècle, quelques maisons élaborèrent du vin de Champagne effervescent de couleur rouge en ajoutant à du champagne blanc un quart ou un tiers de vin rouge tranquille, puis une part de liqueur d'expédition de couleur rouge. Ce type de produit fut interdit et la dernière maison qui en élabora fut la maison F. Giesler en 1887.

L'avenir du champagne

Le réchauffement global de notre planète et plus spécifiquement de notre pays aura sans aucun doute des conséquences sur la culture de la vigne et sur l’industrie du champagne en particulier. Le climat septentrional et les sols calcaires permettent aux viticulteurs champenois d’avoir une production de qualité. Non seulement un climat frais produit des vins âpres et légers nécessaire pour la réalisation d’un bon champagne mais en plus les sols calcaires apportent aux raisins une acidité qui permet aux arômes de se développer longuement au cours de la phase de vieillissement ; une élévation des températures et une longue saison chaude en Champagne modifieraient de ce fait les propriétés et le bon déroulement du processus de vieillissement de ce vin.
Au cours de l’été 2003, la France a connu les températures les plus chaudes jamais connues. Les vendages se sont déroulées au sein d’une période où le thermomètre affichait bien souvent plus de 35°C.
Les faibles précipitations et la chaleur ont non seulement provoqué un dessèchement du raisin, mais elles ont également eu pour conséquence une forte concentration de sucre dans les grains. Les niveaux d’acidité ont chuté à mesure que le raisin se gorgeait de sucre, alors qu’un champagne à besoin d’une bonne acidité pour bien vieillir et développer ses arômes. Pour contrer les effets du phénomène, la vendange s’est déroulée plus tôt que d’habitude : fin août, soit trois semaines avant la date habituelle. La production de 2003 à été réduite de 50% environ par rapport à une année normale.
Cette vague de chaleur nous amène à nous demander si cette année exceptionnelle était le signe précurseur d’un changement climatique à grande échelle. Beaucoup d’incertitudes demeurent à ce sujet, car nous sommes confrontés pour la première fois à des variations climatiques dues aux activités humaines. Si nous sommes au début d’un réchauffement climatique à long terme de la planète, le goût et la qualité du champagne risquent assurément d’en subir les conséquences. L’humidité croissante du climat et l’élévation des températures font craindre des contaminations au niveau de ses raisins qui pourraient modifier la composition protéique du vin et affecter à terme l’effervescence du produit ; et ainsi le rendre moins pétillant et moins mousseux qu’à son habitude.
Des scientifiques émettent l’hypothèse que, si le changement climatique se maintenait, il se pourrait fortement que l’on assiste à l’émergence de vins pétillant en Grande-Bretagne ; certaines régions du sud de l'Angleterre possédant un sol calcaire comparable à celui de la région de Champagne.
A l’heure actuelle il est difficile de réaliser des projections fiables quant à l’effet du réchauffement global du climat et sur les capacités futures de production du champagne mais la réflexion mérite d’être posée. Contentons-nous d’espérer que la région champenoise restera à la hauteur de sa réputation pendant encore de nombreuses années.

Citations

En 1961, Madame Bollinger répondit à un journaliste du "London Daily Mail" qui l'interrogeait sur sa consommation de Champagne : « Je le bois lorsque je suis joyeuse et lorsque je suis triste. Parfois, je le prends quand je suis seule. Je le considère obligatoire lorsque j'ai de la compagnie. Je joue avec quand je n'ai pas d'appétit, et j'en bois lorsque j'ai faim. Sinon je n'y touche jamais, à moins que je n'aie soif ».
« Le champagne : c'est le seul vin qui laisse la femme belle après boire », disait de lui la Madame de Pompadour.
« Si je n'étais roi de France, je voudrais être prince d'Ay » aurait dit Henri IV.

Vous pouvez lire le début de cet article ici

le biscuit salé de Reims



Le salé de Reims invente une nouvelle sensation pour accompagner le champagne à l'apéritif.

Dans la grande tradition biscuitière du fameux biscuit rose, la Maison Fossier a créé ce biscuit feuilleté au beurre pour des instants d'infini plaisir autour d'une coupe de champagne. Origine oblige !

Le Salé de Reims présente un léger goût de fromage à l'attaque, suivi d'une note plus persistante de levain. Très légèrement salé, il conserve néanmoins une pointe sucrée apportée par sa fine striure de poudre de biscuit rose.

La mise au point de ce biscuit au goût très rond et très équilibré a été réalisée avec les conseils d'oenologues. Les notes suaves du Salé de Reims font de lui le compagnon idéal des arômes délicats, subtils et enchanteurs du champagne.

Les fêtes johanniques de reims

Les fêtes johanniques de reims

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Le tourisme à Reims

Visitez Reims !

Monuments et lieux touristiques de la ville de Reims

Reims est classée ville d'art et d'histoire.

  • Palais du Tau

Ce palais archiépiscopal, construit à Reims entre 1498 et 1509, puis reconstruit en partie en 1675 et après l'incendie du 19 septembre 1914, doit son nom à son plan qui était, au Moyen Âge, en forme de lettre T (tau en grec). C'était le lieu de résidence des rois à l'occasion de leur couronnement. La salle du Tau, où se tenait le banquet royal, héberge une immense cheminée datant du XVe siècle.

Depuis 1972, le palais du Tau est un musée national qui abrite la statuaire déposée de la cathédrale, les tapisseries qui y étaient exposées et, dans deux chambres fortes, le Trésor, qui comporte notamment des reliquaires et de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre des rois de France. Parmi ces reliquaires, on peut citer le talisman de Charlemagne, cadeau du calife Haroun ar-Rachid. Ce bijou en or, émeraude, perles et saphirs contenant une épine de la vraie Croix, a été trouvé au cou de l'empereur quand il a été exhumé, en 1166. Il est au palais depuis 1919.

Le Palais du Tau est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO. Il accueille environ 100 000 visiteurs par an.

  • Basilique Saint-Remi

La basilique Saint-Remi est un édifice religieux chrétien, construit aux alentours de l'An mil, dans la ville de Reims (Champagne). Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, la basilique Saint-Remi est l'église la plus célébre de Reims. Elle fut longtemps rattachée à une importante abbaye. Saint-Remi date des XIe,XIIe,XIIIe et XVe siècles. Cette église contient les reliques de l'évêque saint Remi (évêque de Reims), qui a baptisé Clovis, roi des Francs, en l'an 496 de l'Incarnation, après la bataille de Tolbiac.

Dans la région de Reims, on a coutume de prononcer saint Remi (voire R'mi), car l'accent aigu n'existait pas à l'époque. Cette coutume de prononciation perdure jusqu'à aujourd'hui.

La basilique a été consacrée par le pape Léon IX en 1049. Ce pape, né à Eguisheim en Alsace (nom actuel de la région), voyageait beaucoup entre les régions actuelles d'Italie, de France et d'Allemagne. On peut noter qu'après qu'il fut fait prisonnier par les Normands et après sa mort en 1054, il y eut un schisme entre l'Orient et l'Occident.

L'édifice adopte le plan de la basilique. La nef et les transepts, de style roman, sont les plus anciens, tandis que la façade du transept sud est la partie la plus récente. Le chœur et l'abside remontent quant à eux aux XIIe et XIIIe siècles.

Les monuments de valeur qui se trouvaient au sein de l'église par le passé ont été pillés durant la Révolution, et même la tombe du saint est une reconstitution récente. Il reste toutefois des vitraux du XIIe siècle dans l'abside, ainsi que des tapisseries représentant l'histoire de saint Remi, données par Robert de Lénoncourt. La Basilique Saint-Remi ainsi que l'abbaye bénédictine attenante du XVIIIe. (Musée Saint-Remi, collections gallo-romaines notamment) sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Le 1er août 1918 des obus allemands s'abattent sur la basilique, le toit s'enflamme et s'effondre. Les murs restent intacts mais le sol est couvert de décombres et il ne reste plus que les transmitions de l'orgue Brisset. Ce n'est qu'en 2000 que la basilique se verra à nouveau dotée d'un grand orgue du facteur Bertrand Cattiaux.

Le pape Jean-Paul II a effectué un voyage à Reims en 1996, pour commémorer le 1500e anniversaire du baptême, par saint Remi, du roi des Francs.

  • Église Saint-Jacques

L'Église Saint-Jacques est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église conservée de Reims, sa construction remonte au XIIe siècle. Elle desservait le quartier neuf de la couture (actuelles place Drouet-d'Erlon et rues Buirette), loti par l'archevêque Guillaume aux Blanches mains.

L'église possède un chevet du XVIe siècle et des vitraux contemporains de Joseph Sima, peintre tchèque ayant appartenu au Grand Jeu, et de Jacqueline Vieira Da Silva. Depuis quelques années, elle a retrouvé son clocher à lanterne détruit pendant la Première Guerre mondiale.

C'est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-21 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu'il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions plus beaucoup plus importantes.

  • Basilique Sainte-Clotilde

Basilique de Reims élevée en 1898 par l'architecte rémois Alphonse Gosset (1835-1914) pour le quatorzième centenaire du baptême du roi Clovis. Placé sous le vocable de sainte Clotilde, cet édifice de style byzantin rend hommage à l'épouse de Clovis qui fut à l'origine de la conversion du roi des Francs.

Construite à l'instigation du cardinal Benoît-Marie Langénieux alors archevêque de Reims, cette basilique devait être celle des saints et saintes de France. Il sollicita pour cela tous les diocèses qui offrirent des reliques des saints ayant marqué l'histoire de France. Celles-ci furent déposées dans la crypte où s'accumulèrent cent-vingt reliquaires et plus de deux mille reliques.

La basilique Sainte-Clotilde a été l'un des lieux de commémoration du quinzième centenaire du baptême de Clovis en 1996 en présence du pape Jean-Paul II.

  • Église Saint-Nicaise
  • Temple protestant de Reims

Le Temple protestant de Reims est situé 13 bis, boulevard Lundy, à Reims. Il fut construit par l'architecte Charles Letrosne après la destruction de l'ancien temple pendant la guerre de 1914-18 et qui datait de 1867. La première pierre de l'édifice actuel fut posée le 23 octobre 1921. Dédicace le 24 juin 1923.

Les peintures murales en art déco de Jaulmes ont été couvertes d'une peinture blanche en 1973, mais on peut toujours y voir les vitraux de Jacques Gruber, notamment le vitrail central qui représente quatre figures de la Réforme protestante du XVIe siècle (Bèze, Farel, Zwingli et Calvin).

  • Porte Mars gallo-romaine

La porte de Mars (ou porte Mars) date du IIIe siècle, ce qui fait d'elle le plus ancien monument de Reims. Elle tient son nom de la proximité d'un temple dédié à Mars le dieu romain de la guerre. C'est un arc de triomphe de 33 mètres de long (le plus long du monde romain) pour 13 mètres haut, constitué de 3 arches bordées de colonnes. L'intrados des voûtes, aujourd'hui très dégradé, offre une rare et intéressante représentation d'une moissonneuse gauloise.

  • Cryptoportique gallo-romain

Le cryptoportique de Reims est une galerie souterraine en forme de U à l'endroit actuel de la Place du Forum. C'est certainement l'endroit où (ou au-dessus duquel) se trouvait le forum romain pendant l'antiquité.

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "Chapelle Foujita")

De son vrai nom chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, la chapelle néo-romane a été décorée par le peintre Léonard Foujita. Sa construction a commencé en 1965 et s'est terminée en 1966.
En 1964, Léonard Foujita (converti au catholicisme) décide avec René Lalou (son parrain, qui dirigeait la maison de vin de Champagne Mumm) de construire une chapelle romane à Reims.

  • Cimetière du Nord

Le cimetière du Nord, ouvert en 1787, est le plus ancien de la ville de Reims.
La chapelle Sainte-Croix, qui reçut le corps du chevalier de Rougeville, connu sous le nom de chevalier de Maison-Rouge, par le roman d'Alexandre Dumas, est classée Monument historique.
Construit à la fin du XVIIIe siècle et inauguré en 1787, i1 contient les restes de la plupart des citoyens qui depuis ont illustré la ville. L’architecture funéraire ayant, dès l'antiquité, été l’objet de soins particuliers à Reims, un certain nombre de monuments, œuvres des architectes rémois : chapelles, sarcophages, cippes et stèles, y sont remarquables par leur conception et leur exécution, en pierre, marbre et granit. Parmi eux, il faut surtout distinguer la tombe de l'abbé Miroy, illustrée par une belle statue couchée en bronze, œuvre de René de Saint-Marceaux. L'abbé Miroy, curé de Cuchery, accusé d’excitations à la résistance armée, fut fusillé par les Prussiens le 12 février 1871, après l'armistice. Son monument fut élevé par souscription ; il est représenté tombant frappé par les balles ennemies et rendant le dernier soupir comme un juste. Le statuaire a saisi le drame sans recourir à aucune exagération ; cette œuvre, quoique son début, montrait déjà les grandes qualités que cet artiste n’a cessé de développer depuis : élévation de la finesse d'observation, distinction du goût, richesse de coloration pour animer la matière

  • Cimetière du Sud

Cimetière du Sud, à Reims
18, boulevard Dieu-Lumière, à Reims.
Ouvert en 1832.
On peut y voir les sépulture de l'amiral Jean-Pierre Esteva, Clémence de Pibrac, Maurice Prévost, etc.

  • Cimetière de l'Est

Cimetière de l'Est, à Reims, avenue Jean-Jaurès, à Reims.
Ouvert en 1891.
Sépultures à voir : Mausolée des écuyers de cirque Gruss, sépultures de Roger Gilbert-Lecomte, Jean Goulden, Louis Théron, John Littleton, etc.

  • Cimetière de l'Ouest

Cimetière de l'Ouest, rue de Bezannes, à Reims.
Ouvert en 1893
Sépultures à voir : Edmond Chauvet, Édouard Redont, Enguerrand Homps, etc.

  • Cimetière de l'Avenue de Laon
  • Cimetière paysager de La Neuvillette
  • Crématorium de Reims
  • Hôtels particuliers du boulevard Lundy

Le boulevard Lundy est le plus prestigieux de la ville de Reims.
On peut y voir les hôtels particuliers des principaux négociants en vins de Champagne et de la laine.

  • Hôtel de Brimont

L'hôtel de Brimont est un hôtel privé, à Reims, construit par l'architecte Paul Blondel, grand prix de Rome, pour la famille Ruinart de Brimont, en 1897. Ancien siège du Champagne Ruinart.
L'hôtel se trouve au 34, boulevard Lundy, à Reims.

  • Hôtel des Crayères
  • Hôtel Mignot

Hôtel Mignot, 17, boulevard Lundy, à Reims
Construit en 1911 par l'architecte Bocage pour Édouard Mignot, fondateur des Comptoirs français.

  • Hôtel Godbert

Hôtel Godbert est un hôtel particulier, à Reims, construit par l'architecte Édouard Lamy, en 1875, pour le manufacturier Rose-Croix Godbert.
Il se trouve au 2, boulevard Lundy, à Reims.

  • Hôtel Werlé, dit Roederer

Hôtel Werlé, dit Roederer, 23, boulevard Lundy, à Reims.
Construit pour le comte Alfred Werlé. Aujourd'hui propriété du Champagne Louis Roederer.

  • Hôtels du quartier des Moissons

Autres musées et monuments:

  • Tours de la cathédrale Notre-Dame : 13 548 visiteurs (1999)
  • Musée-abbaye Saint-Remi (collections gallo-romaines, etc.) : 42 788 vis. (1999)
  • Ancien Collège des Jésuites (XVIIe s., planétarium…) : 43 240 vis. (2002)
  • Musée des Beaux-Arts : 34 638 vis. (2002)
  • Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002)
  • Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999)
  • Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002)
  • Fonds régional d'art contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002)
  • Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
  • Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)

A proximité de Reims :

  • Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
  • Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)

Pour les XIXe siècle, les églises :

  • Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867et après l'incendie de 1943)
  • Saint-André, qui possède un vitrail du XVIe siècle ;
  • Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853 sous le patronage du cardinal Gousset qui repose maintenant entre ses murs);

ne sont pas dénuées d'intérêt.

Parmi les églises construites au XXe siècle, hormis Saint-Nicaise, classée parmi les monuments historiques, on peut distinguer :

  • Saint-Benoît du quartier Laon-Zola, construite vers 1910 ;
  • Saint-Jean-Marie-Vianney du quartier Wilson, intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes ;
  • Saint-Vincent-de-Paul du quartier Europe, exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé.

Lien : Plan intéractif des églises de Reims

Lien : Vers les musées de Reims et des alentours

lundi 19 mai 2008

l'interview d'Eric Pieczac le conducteur du TGV


Photos du TGV en gare de Bezannes le jour du record du monde de vitesse sur rail

Les photos du record du TGV à Bezannes

Le TGV a pulvérisé son propre record du monde de vitesse sur rail en atteignant mardi les 574,8 hm/h.
Reims-web s'est déplacé juste après avoir vu le record passer au journal télévisé : le train était déja là moins de 10 minutes après son record à l'extrême est de la Marne!

Voici quelques photos: ou si vous préférez la video de l'exploit ou l'interview du conducteur

l'accueil à Reims

gare de Bezannes à quelques mois de son ouverture, vue générale avec la bête à quai

Eric Pieczac un conducteur ému et heureux, près de nous ici en casquette




Les catenaires du record, ils ont permis d'éviter les micro-coupures de l'alimentation électrique train à cette vitesse exceptionnelle.

C'est pas un train, c'est une fuséee :

Vue générale de la gare TGV de Reims-Bezannes à ce jour: le 3 avril 2007, jour du record du monde de vitesse sur rail

la video du record du monde de vitesse sur rail


Photos du TGV en gare de Bezannes le jour du record du monde de vitesse sur rail
Le TGV a pulvérisé mardi le record du monde de vitesse sur rail, en atteignant 574,8 km/h sur la ligne à grande vitesse est-européenne, un exploit technique et industriel mais aussi une formidable vitrine pour Alstom dans sa stratégie internationale.
La rame a atteint sa vitesse maximum à 13H14. Le précédent record était vieux de 17 ans: en mai 1990, le TGV avait atteint 515,3 km/h.
Le record de vitesse d'un train reste détenu par le Maglev, train japonais expérimental à sustentation magnétique et non sur rail, qui est monté à 581 km/h en 2003.
"580 présentait trop de risques, on entrait dans l'inconnu", a commenté Patrick Trannoy, directeur de la LGV Est à Réseau ferré de France (RFF). "L'objectif était 570", a-t-il insisté.
A sa descente, le conducteur, Eric Pieczac, 46 ans, s'est dit "vraiment heureux et fier".
L'exploit a été salué par un concert de louanges de nombreux industriels, candidats à la présidentielle et responsables politiques, à l'exception des Verts pour qui ce record masque "un record de prix du billet" sur la ligne du TGV-Est.
Le président Jacques Chirac a salué une "fantastique performance", "nouvelle preuve de l'excellence de l'industrie ferroviaire française". "Avec ce nouveau TGV, Alstom conforte sa place de champion sur le marché mondial de la grande vitesse", a-t-il ajouté.
"Il est clair que ce succès" sera "au coeur de futurs succès commerciaux", a commenté Patrick Kron, PDG du groupe Alstom, constructeur du TGV. Il a souligné que des représentants étrangers, brésiliens, chinois et indiens notamment, étaient présents dans la rame du record.
Selon l'Union internationale des chemins de fer (UIC), il faudra d'ici 20 ans construire 6.000 nouvelles rames à grande vitesse, soit un marché potentiel de "150 à 200 milliards d'euros".
La rame du record, baptisée "V150" --pour 150 mètres par seconde, soit 540 km/h-- s'était élancée à 13H01 du point kilométrique 264, dans le sens province-Paris, un événement retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision.
Des centaines de spectateurs se sont massés le long du parcours pour assister au passage fulgurant de la fusée sur rail. A bord du train, avaient pris place notamment le PDG d'Alstom Patrick Kron, la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac, ainsi qu'Hubert du Mesnil, président de Réseau ferré de France (RFF) et Guillaume Pépy, numéro deux de la SNCF.
Peinte en noir et bleu, la "V150" avait été conçue spécialement: puissance des deux motrices "gonflée" à 25.000 CV, moteurs supplémentaires répartis le long du train et des roues plus grandes que sur un TGV normal, de façon à assurer de très hautes vitesses sans surchauffe des moteurs.
Sur la ligne, la puissance électrique avait été fortement augmentée et la caténaire chargée d'alimenter le convoi renforcée, de même que le ballast.
Ce "dragster des rails" avait déjà atteint --au cours de plusieurs dizaines d'essais officieux non homologués depuis mi-janvier-- 559 km/h, puis en fin de semaine dernière 568 km/h.
Le TGV, concurrencé principalement par le Shinkansen japonais et l'ICE allemand, est en lice pour la future ligne à grande vitesse argentine. La Californie s'y intéresse aussi, pour un projet de liaison ferroviaire rapide de San Francisco (nord) à San Diego (sud).
Pour le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, le record du TGV est le "produit du travail de plusieurs générations de cheminots" et de la "puissance publique".
© 2007 AFP

dimanche 20 mai 2007

recette champ-ardennaise : le tournedos à la Carignan

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recette des crêpes

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samedi 14 avril