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Brèves de Janvier 2007
Info nationale et internationale haut de la page
125 cc : le permis auto ne suffit plus
Les nouveaux détenteurs d'un permis auto désirant conduire une moto légère doivent désormais suivre une formation d'une durée minimale de trois heures.
C'est ce qu'a fait savoir hier la Sécurité routière.
Cette obligation concerne les personnes qui ont obtenu leur permis B à compter du 1er janvier et qui voudront conduire deux ans plus tard une motocyclette d'une cylindrée d'au plus 125 cm3 et d'une puissance allant jusqu'à 11kW.
L'Union 04/01/2007
Propriété industrielle : attention aux inventeurs en herbe.
La Cour de cassation a reconnu à un stagiaire du CNRS la propriété d’une invention mise au point durant son stage. Le stagiaire n’étant ni salarié du CNRS ni agent public, la propriété de l’invention revient à l’inventeur. Cette décision devrait inciter les entreprises y ayant intérêt à conclure une convention avec leurs stagiaires pour se réserver des droits sur d’éventuelles inventions. (Texte intégral)
LA TRIBUNE du 04/01/2007 (en page 13)
France-Algérie : les affaires reprennent.
La France reste le premier partenaire commercial de l’Algérie, malgré le contexte politique tendu entre les deux pays. La France est le premier fournisseur de l’Algérie avec 22 % de parts de marché. La concurrence énergétique est un enjeu majeur mais les entreprises hexagonales trouvent de nombreux débouchés dans d’autres secteurs. Le problème est que la concurrence chinoise se fait pressante. Thierry Breton s’est rendu à Alger le 11 décembre dernier.
LA TRIBUNE du 04/01/2007 (en page 24)
Villepin promet en 2012 un logement pour tous.
Le projet de loi permettant aux plus mal-logés de faire valoir leurs droits devant les tribunaux doit être examiné en Conseil des ministres le 17 janvier. Il prévoit que l'Etat reste garant du dispositif. Le Premier ministre a argumenté que cette solution "évite de faire peser sur les collectivités locales une charge nouvelle". Dans l'ensemble, les élus demeurent circonspects. > Densité de logements sociaux en France : en Champagne-Ardenne, la densité du parc 2005 (nombre de logements pour 1 000 habitants) est de 103.
LES ECHOS du 04/01/2007 (en page 3)
Budget : les impôts des entreprises dégonflent le déficit 2006.
Les profits des entreprises font les affaires de l’Etat. En décembre, des rentrées exceptionnelles d’impôt sur les sociétés ont permis de ramener le déficit budgétaire 2006 entre 38 et 39 milliards d’euros, le plus bas niveau depuis la fin 2001. Les surplus fiscaux dépassent 8 milliards sur 2006. Pour la première fois depuis 2000, l’Etat a cessé de creuser sa dette.
LES ECHOS du 04/01/2007 (en page 2)
Chirac : des vœux en forme d'exigences
A moins de quatre mois de la présidentielle, Jacques Chirac a appelé hier ses ministres à se consacrer totalement à leur tâche pendant la campagne électorale.
Pour la dernière fois de son second mandat, le chef de l'État a reçu dans la matinée les vœux des membres du gouvernement qui avaient auparavant, selon la tradition, pris leur petit-déjeuner chez le ministre de l'Intérieur, place Beauvau. Menée par Dominique de Villepin, l'équipe gouvernementale au complet s'est ensuite rendue à pied au palais de l'Élysée, tout proche.
Les vœux du gouvernement lancent des cérémonies qui devaient permettre cette année à Jacques Chirac de montrer qu'il tenait solidement la barre, sans se laisser marginaliser par le duel annoncé entre le président de l'UMP Nicolas Sarkozy et la candidate PS Ségolène Royal.
Dans l'après-midi, à l'occasion des vœux du Conseil constitutionnel, le Président allait mettre en garde les prétendants à l'Élysée contre « les mirages de l'aventure institutionnelle », défendant la Constitution de la Ve République contre « ceux qui voudraient brader cet héritage ».
L'Union 04/01/2007
Logement : un projet de loi sur le droit opposable dès mi-janvier
Dominique de Villepin a annoncé hier la mise en place progressive d'un droit au logement opposable. Dès fin 2008, ce droit concernera les personnes les plus en difficulté.
Trois jours après que le président Jacques Chirac a demandé au gouvernement d'« avancer » rapidement sur ce dossier, le Premier ministre a indiqué, lors d'une conférence de presse à Matignon, que le gouvernement présenterait le 17 janvier en Conseil des ministres un projet de loi sur ce droit.
Le texte - transmis d'ici là pour avis au Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées qui a remis le même jour à M. de Villepin son rapport sur la faisabilité d'une telle mesure sera ensuite présenté « rapidement » au Parlement, pour une « adoption définitive » avant la fin de la session parlementaire fin février. Ce projet de loi incluant le dispositif sur le droit au logement pourrait intégrer diverses autres mesures d'ordre social.
Concrètement, ce droit sera mis en œuvre en deux temps : d'abord, « dès la fin de l'année 2008 », il concernera « les personnes qui sont dans les situations les plus difficiles, notamment les SDF, mais aussi les travailleurs pauvres et les femmes isolées avec enfants ».
Ensuite, à partir de 2012, « toutes les personnes ou toutes les familles logées dans des habitations insalubres ou indignes » pourront faire valoir ce droit à un logement.
M. de Villepin a précisé que le respect de ce droit serait garanti par l'Etat. Celui-ci pourra toutefois « déléguer la mise en œuvre de ce droit aux collectivités territoriales qui le souhaitent ».
Un élément accélérateur
La notion de droit au logement existe depuis le début des années 80. Concrètement, rendre ce droit « opposable » signifie que toute personne privée de logement pourra, après un certain délai, faire valoir ses droits en justice. Actuellement, seuls sont « opposables » en France le droit à la scolarité et celui à la protection de la santé. Et en Europe, seule l'Ecosse a inscrit ce droit au logement opposable dans sa législation. « C'est un principe qui fera de la France l'un des pays les plus avancés en matière de droits sociaux », s'est targué M. de Villepin.
S'il s'est défendu d'une « accélération » du calendrier liée à des fins électorales, il a reconnu que la mobilisation des associations pendant les fêtes de fin d'année, notamment Les Enfants de Don Quichotte, a été « un élément accélérateur ». Il a rappelé que 435.000 logements nouveaux ont été mis en chantier en 2006, soit « 50 % de plus » par rapport aux années précédentes. En s'emparant de ce dossier, M. de Villepin entend en outre couper l'herbe sous le pied de Nicolas Sarkozy, qui s'était prononcé dès l'automne en faveur du droit opposable au logement.
L'Union 04/01/2007
Les principaux points
Le rapport « sur l'expérimentation locale du droit au logement opposable », qui pourrait inspirer un projet de loi avant la fin de la session parlementaire, le 22 février, propose un calendrier s'étalant jusqu'en 2014. Voici ses principaux points :
* Rendre le droit au logement « opposable », consiste « à mettre le citoyen en situation de s'adresser à une autorité responsable et à lui ouvrir des voies de recours », explique ce texte, préparé par le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, sous la présidence de Xavier Emmanuelli.
* Il estime que « l'exclusion du logement en entraîne beaucoup d'autres, qu'il s'agisse de l'accès aux soins, de la possibilité de mener une vie de famille, d'accéder à l'emploi etc » et évalue à trois millions les personnes concernées.
* Le rapport propose un calendrier s'étalant jusqu'en mars 2014, date-butoir à laquelle l'ensemble des citoyens devraient, selon ses auteurs, pouvoir faire valoir ce droit.
Auparavant, à partir de mai 2012, il serait opposable (devant la justice) pour les familles avec enfants. Avant la fin 2007, le rapport souhaite la mise en place d'« outils de gouvernance », l'identification des besoins, une loi fixant le calendrier de l'opposabilité et autorisant l'expérimentation locale. Avant fin 2008, il souhaite l'adoption d'une loi de programmation fixant les engagements financiers de l'Etat, et la mise en œuvre d'une « obligation d'hébergement digne en faveur de toute personne en situation d'urgence ». Pour fin 2009, il propose la mise en place du service chargé de recevoir et instruire les demandes et enfin, en mars 2014, le « droit au logement opposable pour tous ».
* Le rapport suggère que la responsabilité « en première ligne », soit exercée, au moins dans le cadre de l'expérimentation initiale, par les collectivités territoriales, et non par une seule commune, niveau trop petit, mais des regroupements de communes. Pour l'Ile-de-France, il propose la région.
* Après des recours amiables, le citoyen pourra recourir à la justice administrative.
* Le rapport propose d'utiliser, pour rendre ce droit effectif, des outils qui existent déjà, mais dont il faut renforcer les moyens : aides personnelles, aides à la pierre (logements sociaux), accompagnement social.
* Il souhaite aussi une plus grande mobilisation « du parc privé » par le biais d'un « dispositif de garantie des risques locatifs » (un organisme se porte garant pour le locataire) ouvert à tous et la possibilité pour l'Etat de « réserver » des logements conventionnés pour des candidats qu'il proposerait.
L'Union 04/01/2007
Paradis fiscaux : la Suisse indignée
Les déclarations d'Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, mardi dans le journal français Libération fustigeant les paradis fiscaux étrangers, et notamment suisses, ont suscité une levée de boucliers dans la Confédération helvétique.
« Ségolène Royal part en croisade contre la fiscalité suisse », titre le quotidien suisse Le Temps, alors que le journal Le Matin dénonce « Le Français qui attaque la Suisse ». Hier, la Suisse a campé sur ses positions. « Nous restons sur notre position générale, il n'y a pas d'accord fiscal entre l'UE et la Suisse concernant l'imposition des entreprises, et la fiscalité est une question qui relève de la compétence des cantons, et non pas de la Confédération », a déclaré un porte-parole du ministère des Finances à Berne.
Selon des personnalités politiques, la Suisse n'a pas de leçon à recevoir de la France sur le terrain fiscal. Selon le député UDC (droite) Yvan Perrin, « la gauche française n'a qu'à assumer ses propres erreurs ». « Les 35 heures sont un échec qu'ils essaient de compenser en augmentant les impôts », et de « rappeler que les salariés suisses bossent jusqu'à 20 % de plus que les Français ».
Dans sa déclaration publiée par Libération, Arnaud Montebourg demande aux grands pays européens de « s'unir » pour lutter contre les paradis fiscaux, qui attirent des vedettes comme Johnny Hallyday mais aussi les sièges sociaux des grandes entreprises. Selon lui, la délocalisation en Suisse d'entreprises transnationales fait perdre des milliards d'impôts aux pays européens.
L'Union 04/01/2007
CO2 : Arcelor Mittal agite la menace d'une catastrophe sociale.
Le groupe juge insuffisant les quotas de gaz carbonique qui doivent lui être alloués et demande au gouvernement des crédits supplémentaires (de l’ordre de 3,9 à 4,9 millions de tonnes), affirmant que sinon "nous risquons la catastrophe sociale".
LES ECHOS du 04/01/2007 (en page 19)
Emploi 2007 : les services continueront à embaucher.
L'Insee annonce une baisse continue du chômage malgré le déclin de l'industrie. En 2007, les entreprises embaucheront sûrement avec une grande prudence notamment en raison des incertitudes liées à l'environnement international et le calendrier électoral. Cependant, la baisse du chômage se confirmera et devra encore beaucoup aux départs massifs à la retraite. Certains secteurs sont toutefois dynamiques en matière d'emploi, mais ont du mal à recruter comme le bâtiment ou l'agroalimentaire. L'informatique ne fait plus rêver les jeunes et pourtant le syndicat professionnel Syntec prévoit 40 000 à 50 000 embauches en 2007. De manière générale, les services continueront d'être les principaux recuteurs tandis que l'industrie, à l'exemple de l'automobile, devrait encore perdre des emplois.
LE MONDE du 03/01/2007 (en page 1-11)
Electronique : les grandes tendances de la high-tech pour l'année 2007.
L'année qui débute s'annonce contrastée. Les services parvenus à maturité, tels que les matériaux et les services informatiques, devraient connaître une croissance modérée. Le marché grand public reste quant à lui très dynamique, même s'il commence à ralentir. Revue de détails de quelques-unes des prévisions des experts du secteur des TIC (investissements, offshore, logiciels, sécurité, mobiles, électronique grand public, semi-conducteurs).
LES ECHOS du 02/01/2007 (en page 17)
Mal-logés : les associations maintiennent la pression
Les associations de lutte contre l'exclusion ont bousculé le calendrier en réussissant, grâce à leur mobilisation, à imposer dès ce début d'année électorale le thème des mal-logés dans le débat politique.
Les associations ont maintenu hier la pression au sujet des mal-logés alors que le gouvernement s'est saisi du dossier, Dominique de Villepin devant annoncer aujourd'hui un possible projet de loi sur une question qui s'est imposée dans la pré-campagne présidentielle.
Les Enfants de Don Quichotte, qui ont installé un campement de plus de 200 tentes pour les SDF Canal Saint-Martin à Paris depuis mi-décembre ont mis en place un nouveau campement d'une douzaine de tentes au centre de Toulouse et un autre d'une vingtaine à Lyon.
Et dans la nuit du réveillon des associations, dont Droit au logement (DAL), ont occupé un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe), où elles ont installé des familles mal logées ainsi qu'un « ministère de la Crise du logement ».
Deux jours après l'appel de Jacques Chirac, qui avait demandé au gouvernement d'avancer rapidement vers la mise en place « d'un véritable droit au logement opposable » lors de ses voeux de nouvel an, Matignon a fait savoir que Dominique de Villepin s'exprimerait aujourd'hui sur la question.
Le Premier ministre, qui recevra auparavant un rapport sur le logement des personnes défavorisées, pourrait préciser les contours d'un futur texte sur ce droit « opposable », c'est-à-dire pouvant donner lieu à un recours en justice en cas d'impossibilité de trouver un logement.
Les ministres en charge de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo et Catherine Vautrin, qui participeront à la réunion ce mercredi à Matignon devaient d'ici là recevoir ou contacter les associations du secteur du logement et des sans-abri dans le cadre de la préparation du texte.
Deux députés UMP ont de leur côté remis hier à l'Assemblée nationale une proposition de loi en ce sens à Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, qui a lancé une « charte » déjà signée par de nombreux responsables politiques. M. Legrand a défendu l'idée de « fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique » contre « le mal-logement ».
L'Union 03/01/2007
Prix des carburants : internet fait la différence
Les prix des carburants dans 111 stations services de la région figurent depuis hier sur internet parmi ceux pratiqués dans 4.000 stations en France. A terme, 8.000 points de vente seront référencés.
«Ca m'intéresse d'autant plus que j'ai un téléphone portable qui peut se brancher sur internet. » Mylène, une étudiante ardennaise de 21 ans, fait le plein de sa Clio à la pompe d'un hypermarché de Cormontreuil, à la périphérie de Reims.
Elle vient d'apprendre qu'un site internet sur les prix des carburants est accessible depuis hier midi (www.prix-carburants.gouv.fr).
« Où c'est le moins cher »
Le ministère des Finances a mis en ligne les prix du gazole et du super sans plomb (SP) 95 dans 4.000 stations services. Il s'agit à terme de permettre aux automobilistes de comparer les prix pratiqués par quelque 8.000 stations.
Le site ministériel est alimenté par les distributeurs de carburants. Les stations services vendant au moins 500 mètres cubes de carburants par an doivent obligatoirement déclarer les prix qu'elles pratiquent.
Le site aligne les tarifs de 29 stations dans la Marne, 31 dans l'Aisne, 10 dans les Ardennes et 41 dans la Somme, dont 4 à Amiens. Il est actualisé en permanence.
« Je fais le plein là où c'est le moins cher », explique Mylène. Elle vient de payer 40,29 euros pour 40,95 litres de gazole, soit 0,98 euro le litre. Le même est affiché à 1,14 euro à la station la plus proche, à moins de deux kilomètres, soit 16 centimes de plus.
« Entre une station de grande surface et une pompe sur l'autoroute, j'ai parfois constaté des écarts de 30 à 40 centimes », assure Patrice, un chauffeur de taxi de Sedan qui transporte régulièrement des malades à Reims. Il fait 120.000 kilomètres par an avec son monospace. Il fait « un plein tous les deux jours là où c'est le meilleur marché ». La mise en ligne des prix à la pompe sur internet l'intéresse : « Je pourrai la consulter le matin avant de partir et faire le plein à la station la moins chère sur mon itinéraire. »
Au volant de sa BMW, Jean-Claude, un agent de maîtrise qui fait environ 15.000 kilomètres par an, se déclare « prêt à faire quelques kilomètres pour trois centimes de moins ».
Il a pourtant ses habitudes à la pompe de l'hypermarché rémois où il travaille. « Ca m'intéresse d'aller voir sur le nouveau site pour comparer les prix », dit-il en faisant le plein de sans plomb à 1,16 euro le litre, soit 17 centimes de moins qu'à la station la plus proche.
« Peu d'influence »
A Saint-Memmie, près de Châlons-en-Champagne, William Pigny dit ne pas avoir peur des comparaisons. Il exploite une petite station service avec son fils.
« Honnêtement, je pense que ça aura peu d'influence sur notre clientèle, des habitués d'un certain âge qui ne disposent pas forcément d'internet et qui viennent faire le plein chez nous parce qu'ils savent que nous apportons des services supplémentaires par rapport aux grandes surfaces ou aux pompes automatiques : nous les servons s'ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes, nous vérifions les niveaux et la pression des pneus, nous acceptons les chèques. »
Les tarifs mis en ligne seront surveillés de près par chaque direction régionale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DRCCRF).
« Nous allons contrôler la sincérité des prix indiqués par les distributeurs », prévient Joël Hermant, le directeur pour la Champagne-Ardenne.
Francis Dujardin
L'Union 03/01/2007
Ventes de voitures en 2006 : un sérieux coup de frein
Le marché des voitures particulières neuves a reculé en 2006 en France, les deux constructeurs nationaux, PSA Peugeot Citroën et surtout Renault, ayant à nouveau cédé du terrain à leurs concurrents étrangers.
Les immatriculations se sont maintenues de justesse au-dessus de la barre symbolique des deux millions, à 2.000.553 unités, soit un recul de 3,3 % en données brutes et de 2,5 % à nombre comparable de jours ouvrables, a annoncé hier le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).
De fait, les résultats de l'année entière sont à l'image des derniers mois, avec un recul de 11 % en décembre en données brutes (mais 2,1 % seulement en données comparables) venant après un mauvais mois de novembre.
Les françaises perdent du terrain
Rappelant que ce résultat est le pire depuis 1998 (dernière année sous le seuil des deux millions d'immatriculations), Alexander Law, de l'institut d'études Xerfi, parle de « contre-performance » dans un contexte de consommation des ménages « extrêmement dynamique » cette année. Mais surtout, 2006 aura marqué « le divorce entre les consommateurs et les marques hexagonales », selon l'économiste.
Les constructeurs français ont en effet abandonné du terrain à la concurrence, notamment asiatique mais aussi européenne.
Les marques françaises ont enregistré une baisse de 6,1 % en 2006 avec 1.086.919 immatriculations, représentant une part de marché de 54,3 %, en baisse pour la quatrième année consécutive.
Parallèlement, les marques étrangères ont légèrement progressé de 0,4 % à 913.634 immatriculations, mais ont porté leur part de marché à un niveau record de 45,7 %.
Le groupe Renault a reculé de 8,1 % en 2006 et de 10 % pour la seule marque Renault- pénalisé par l'absence de véritables nouveautés l'an dernier.
Le succès de la Logan, produite par sa filiale Dacia, dont les ventes françaises ont presque doublé, a permis de limiter le repli.
En décembre, la baisse a été de 13,6 %. La part de marché du groupe s'établit fin décembre à 24,5 %.
En 2007, Renault attend beaucoup de la sortie au deuxième semestre des nouvelles Twingo et Laguna pour relancer ses ventes, et entend poursuivre parallèlement sa « politique commerciale sélective » axée sur les ventes « rentables ».
Pour le groupe PSA, la baisse a été limitée à 3 % en 2006 (-1,5 % pour Peugeot et -4,9 % pour Citroën), avec un recul plus prononcé de 11,1 % en décembre.
La part de marché du groupe se situe à 30,7 % à la fin 2006.
Peugeot met l'accent sur l'amélioration de sa part de marché en 2006 (17,8 %), et souligne que cette progression est « due en partie au succès de la 207 » qui a été lancée en avril. La part de marché de ce nouveau modèle atteint près de 4 % en 2006, et plus de 7 % pour le cumul 207 et 206.
Parmi les marques étrangères, les groupes européens Fiat et Volkswagen ont connu une bonne année 2006 en France, avec des immatriculations en hausse de respectivement 7,5 % et 3,6 %.
Le groupe germano-américain DaimlerChrysler a également progressé de 3,5 % (dont +7,5 % pour Mercedes) tandis que les américains Ford (-8 %) et GM Europe (-6,9 %) reculaient.
Du côté des constructeurs asiatiques, le japonais Toyota (avec Lexus) a connu une hausse de 11,1 %, de même que Suzuki (+20,9%), mais Nissan a reculé de 24,1 %. Le coréen Hyundai est aussi en repli de 2,2 %.
L'Union 03/01/2007
Pendaison de Saddam : des images embarrassantes
Une enquête a été ordonnée en Irak pour identifier l'auteur de la vidéo pirate de l'exécution de l'ex-dictateur diffusée sur internet. Des images qui ont accru l'indignation de la communauté sunnite.
Les autorités irakiennes ont ordonné l'ouverture d'une enquête pour découvrir l'identité de l'auteur d'une vidéo pirate de la pendaison de Saddam Hussein, dont les partisans continuaient hier de pleurer la mort dans son fief de Tikrit.
Une enquête a été ouverte pour déterminer qui a filmé, avec son téléphone portable l'exécution de l'ancien président irakien, a indiqué une source proche du Premier ministre Nouri al-Maliki. Les autorités veulent connaître également le nom de celui ou de ceux qui sont responsables de la diffusion de ces images sur internet. Condamné à mort le 5 novembre 2006 pour « crime contre l'humanité », l'ex-dictateur a été pendu samedi à l'aube par les autorités irakiennes dans une caserne des renseignements militaires à Khadamiyah, quartier nord et majoritairement chiite de Bagdad.
Une vidéo pirate mais complète de l'exécution a été diffusée le lendemain sur internet. De médiocre qualité, ces images révèlent que certains témoins scandaient le nom du chef radical chiite Moqtada Sadr peu avant la mort de Saddam Hussein.
Une intervention de Me Ludot
Plusieurs d'entre eux ont également invectivé le supplicié à ses derniers instants, alors que des cris de vengeance ont retenti immédiatement après sa mort. L'enquête ordonnée par le gouvernement doit également déterminer l'identité des auteurs de ces cris.
Très embarrassantes pour le Premier ministre Maliki et la coalition chiite au pouvoir, ces images ont encore accru l'indignation au sein de la communauté sunnite irakienne et du monde arabe.
L'avocat rémois Emmanuel Ludot a par ailleurs hier demandé aux Nations unies la création d'une commission d'enquête sur les conditions de l'exécution de l'ex-dictateur irakien.
Dans cette lettre adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, Me Ludot sollicite « que soit ordonnée une commission d'enquête sous l'égide des Nations unies », estimant que les « conditions de l'exécution » de Saddam Hussein sont « sur le plan des principes intolérables ». L'avocat affirme que l'ancien dictateur « est resté jusqu'à sa mort soumis au statut de prisonnier de guerre et devait bénéficier comme tel de la Convention de Genève de 1949 ».
A ce titre, juge l'avocat, il n'aurait pas dû être pendu mais « passé par les armes ».
L'Union 03/01/2007
Bertrand veut des crèches dans tous les hôpitaux
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a indiqué hier qu'il présenterait « dans les jours qui viennent un plan Hôpital 2012 ».
Sur LCI, le ministre a déclaré : « Je veux des crèches dans tous les hôpitaux pour les personnels, je souhaite des espaces pour les familles, pour les soignants, parce qu'ils passent beaucoup de leur temps à l'hôpital »
« Il faut changer le regard sur l'hôpital, c'est ce que je veux avec le plan Hôpital 2012 », qui sera présenté « dans les jours qui viennent », a-t-il précisé.
Interrogé sur les économies imposées en 2006 au secteur du médicament, Xavier Bertrand a par ailleurs assuré qu'il ne demanderait « pas d'efforts nouveaux » aux industriels du médicament cette année.
Evoquant la prévention anti-sida, M. Bertrand a souligné que le gouvernement allait « développer le préservatif féminin » en 2007. « L'opération de diffusion du préservatif masculin à 20 centimes d'euros va continuer », a-t-il dit, « notamment dans les lycées, mais aussi, dans les cinémas et les discothèques. »
Enfin, parmi les « grands chantiers » dans le domaine de la prévention, il a cité le mal de dos, mais aussi « le sommeil, un sujet longtemps complètement méconnu ».
L'Union 03/01/2007
Roubaix : évacuation de 104 sans-papiers d'un squat
Les forces de l'ordre ont évacué hier 104 sans-papiers du squat d'un quartier populaire de Roubaix (Nord).
Selon l'adjoint au maire chargé de la sécurité à Roubaix, Richard Olzsewski, ce sont au total 90 hommes, 12 femmes et deux enfants qui ont été emmenés par plusieurs dizaines de policiers à la mi-journée.
Les sans-papiers --essentiellement des Africains et Maghrébins-- s'étaient installés depuis plusieurs jours, selon le voisinage, dans cet immeuble de deux étages déclaré insalubre en octobre 2003.
« Ils ne revendiquent pas un logement qu'ils ont déjà, mais des papiers », a déclaré Richard Olzsewkski, évoquant une « action spectaculaire pour débloquer la situation ».
Propriété du coneil général
« Plusieurs squatteurs, dont certains semblaient en état d'hypothermie, ont été transportés au centre hospitalier de Roubaix pour examens, de même qu'une femme enceinte », a confié le directeur départemental de la sécurité publique, Jean Chabrol.
« Les autres ont été emmenés dans différents commissariats pour y être entendus », a-t-il ajouté.
L'immeuble dans lequel s'étaient installés les squatteurs comporte un ancien local commercial au rez-de-chaussée, dans lequel des couvertures étaient posées à même le carrelage.
Une partie du sol était détrempée et des plafonds menaçaient de s'effondrer.
Le bâtiment, propriété du conseil général du Nord, doit être démoli dans le cadre du projet d'extension d'un collège situé à proximité, selon l'adjoint à l'urbanisme au maire de Roubaix, Pierre Dubois.
L'Union 03/01/2007
Roumanie et Bulgarie : premiers pas dans l'UE
17 ans après la chute du communisme, la Roumanie et la Bulgarie ont célébré hier leur entrée dans l'Union européenne.
La Bulgarie et la Roumanie ont fêté hier leur premier jour dans l'Union européenne, 17 ans après la chute du communisme, alors que la présidence allemande a averti que des réformes difficiles étaient encore nécessaires pour rattraper le retard les séparant des 25 autres membres.
Des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées dans les rues des deux capitales à minuit pour célébrer l'adhésion avec une « ola de la joie » à Bucarest et un lâcher de ballons « Welcome Europe » à Sofia.
Ces deux pays apportent ensemble plus de 30 millions de nouveaux citoyens à l'UE mais ne représentent qu'à peine 1 % du Produit intérieur brut (PIB) de l'Union.
Alors qu'étaient levées hier les couleurs européennes devant la tombe du soldat inconnu à Sofia, le président bulgare Gueorgui Parvanov a assuré que la Bulgarie serait « un membre stable, prévisible et conséquent de l'UE ».
Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, dont le pays a pris hier la présidence de l'UE, a toutefois rappelé qu'il restait du chemin à parcourir pour une « intégration complète » des deux pays aux structures de l'Union.
« Nous savons tous qu'ils sont encore sur le chemin d'une intégration complète dans les structures européennes. De nouveaux progrès exigeront un effort considérable de la part des deux Etats », a-t-il souligné.
Le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev s'est montré lundi conscient de la tâche. « L'adhésion à l'UE ne signifie pas une solution automatique à tous les problèmes de la société bulgare, mais donne une chance énorme à chaque citoyen pour que nous modernisions notre pays encore davantage », a-t-il déclaré.
Dotées depuis hier d'un commissaire européen chacune, la Bulgarie et la Roumanie doivent notamment renforcer leur lutte contre la criminalité et la corruption et resteront sous stricte surveillance de la Commission durant trois ans. Les Roumains et les Bulgares peuvent désormais se rendre dans les autres pays de l'UE avec une simple carte d'identité, mais ont toujours besoin d'un visa pour les séjours de plus de trois mois dans l'espace Schengen.
Ils se voient en outre imposer des restrictions pour travailler dans la plupart des anciens pays membres, comme la Grande-Bretagne, la France, l'Espagne, l'Irlande, la Hongrie, le Danemark et l'Autriche.
Pause dans l'élargissement
La libre circulation des marchandises, cependant, est en vigueur entre les deux pays et avec le reste de l'UE.
Plusieurs dizaines de Roumains, accompagnés d'une fanfare, ont franchi à pied la frontière avec la Hongrie dans la nuit de dimanche à lundi, munis d'une simple carte d'identité, pour être les premiers à profiter de leur nouveau statut de « citoyens de l'UE ».
Les adhésions de la Roumaine et de la Bulgarie sont les dernières prévues à court terme par l'UE, les 25 ayant décidé le 15 décembre une « pause » dans l'élargissement.
L'Union 02/01/2007
Vœux : Chirac veut peser sur le débat électoral
Jacques Chirac a montré son intention de peser sur le débat électoral pour 2007 en présentant dimanche ses vœux aux Français, plaidant pour l'unité de la France autour des valeurs républicaines, tout en se gardant de rien dévoiler sur ses intentions.
Dans les derniers vœux aux Français de son quinquennat, le chef de l'Etat a prévenu qu'il s'engagerait « pleinement » pour des « débats ouverts, démocratiques et responsables » d'ici aux élections de 2007, et a mis en garde contre « les apprentis sorciers de l'extrémisme ».
Contrairement à la tradition des vœux télévisés du 31 décembre, le chef de l'Etat s'est exprimé non pas sur fond de jardins de l'Elysée, mais devant les drapeaux français et européen, pour bien souligner, selon son entourage, « la nécessité d'un rassemblement autour des valeurs républicaines » alors que s'ouvre la compétition pour la présidentielle et les législatives.
Jacques Chirac, qui doit annoncer au cours du premier trimestre de la nouvelle année s'il sera ou non candidat à sa succession, n'a rien lâché sur ce chapitre.
« Des vœux offensifs et engagés »
Pour son entourage, le président de la République a surtout voulu présenter « des vœux offensifs et engagés dans le débat qui s'ouvre ». « Ce débat est légitime et le chef de l'Etat fixe les enjeux pour les mois qui viennent », a précisé cette source.
A cet égard, M. Chirac a recommandé aux Français de ne pas écouter « les apprentis sorciers de l'extrémisme ». « La France est forte, la France est belle quand elle sait, tout à la fois, faire respecter ses règles et tendre la main », a-t-il dit, ajoutant que « nous pouvons être fiers d'être Français ».
Il a mis aussi en garde contre « les idéologies, les illusions, le retour aux recettes qui ne marchent pas », et a demandé aux Français de faire « vivre intensément (leurs) convictions » à « l'heure des choix décisifs » du printemps 2007. Parmi les enjeux du débat électoral, M. Chirac a avancé « le respect de la diversité et des différences, la laïcité, le combat contre le racisme, l'antisémitisme et le communautarisme ».
Il a également insisté sur l'Europe en assurant que « depuis un an et demi nous avons choisi de faire progresser l'Europe des projets ».
La France avait refusé de ratifier la constitution européenne en mai 2005, important revers dans le mandat de Jacques Chirac.
Citant l'écologie comme autre enjeu majeur, M. Chirac a rappelé que la France organisera en février une conférence internationale pour la création d'une organisation mondiale de l'environnement, et jugé que le combat pour l'environnement « se gagne par le changement en profondeur de nos comportements et de nos politiques ».
Il est revenu sur l'actualité sociale du moment et a souligné la nécessité de « mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est-à-dire faire du droit au logement une réalité ».
« Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines », a-t-il poursuivi, alors que l'association Les Enfants de Don Quichotte, soutenue par nombre de partis politiques, lui demande de signer sa charte en faveur des SDF et d'appeler à un « plan Marshall » pour les sans logis.
L'Union 02/01/2007
En bref
Il faudra avoir 18 ans pour acheter des cigarettes en Grande-Bretagne
La Grande-Bretagne va relever de 16 à 18 ans l'âge minimum légal pour acheter des cigarettes, a annoncé hier le gouvernement de Tony Blair. Cette mesure entrera en application le 1er octobre, trois mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics fermés. Le gouvernement espère que l'augmentation de l'âge légal aidera les commerçants à distinguer les clients les plus jeunes.
Les islamistes somaliens en déroute
Les combattants islamistes ont fui hier matin leur dernier bastion, au sud de la Somalie, devant l'avancée rapide des forces éthiopiennes et somalienne, qui ont repris en une dizaine de jours la totalité des régions contrôlées depuis des mois par les islamistes. La Somalie est ravagée par seize ans de guerre civile qui ont fait au moins 300.000 morts.
Un avion de ligne porté disparu en Indonésie
Un Boeing 737 avec 102 personnes à bord, de la compagnie aérienne indonésienne Adam Air, était porté disparu hier soir en Indonésie et des recherches étaient programmées dès ce matin pour le retrouver. L'avion de ligne était parti de l'île de Java à destination de Manado, une ville des Célèbes, où il n'est pas arrivé.
Accord gazier entre la Russie et le Bélarus
La Russie et le Bélarus ont signé un accord sur les livraisons de gaz russe à l'ex-République soviétique peu avant l'expiration hier de l'ultimatum lancé par le géant gazier russe Gazprom, levant la menace d'une fermeture des vannes qui aurait pu avoir des répercussions en Europe de l'Ouest.
Lula entame son 2e mandat de président du Brésil
Le président Lula a été investi hier au cours d'une cérémonie sobre pour un second mandat à la tête du Brésil, en s'engageant à faire davantage pour la croissance et la justice sociale sans sacrifier la maîtrise de l'inflation. L'ancien ouvrier-tourneur et dirigeant syndicaliste, âgé de 61 ans, aborde sa seconde présidence avec une cote de popularité élevée : 52 % des Brésiliens portent un jugement favorable sur son premier mandat.
L'Union 02/01/2007
Saddam Hussein maître de lui-même jusqu'au bout
Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois également accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu hier à l'aube à Bagdad.
«S ADDAM est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux », a raconté à la télévision nationale Iraqia le conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï. C'est en tout cas l'image qu'a donnée l'ancien président, dans une séquence d'une vingtaine de secondes diffusée par les TV du monde entier.
Dans une caserne des services de renseignements militaires irakiens à Kadhamiya, dans le nord de Bagdad, l'ancien raïs est monté hier à l'aube sur le gibet.
« C'était un processus 100 % irakien. Aucun Américain n'était présent », a expliqué Moaffaq al-Roubaï, présent lors de la pendaison.
Saddam Hussein, les mains attachées dans le dos, a été poussé vers une potence de métal par deux bourreaux masqués qui lui ont passé une corde autour du cou. « L'exécution a débuté vers 6 h 10. J'ai lu la sentence de mort », a expliqué le juge Mounir Haddad. « Pendant ce temps, Saddam récitait : Allah Akbar (Dieu est le plus grand), longue vie aux moudjahidin, nous irons au paradis et nos ennemis en enfer. Longue vie à l'Irak ».
« Je vous mets en garde »
Selon M. Haddad, les derniers mots du condamné ont été pour le peuple irakien : « J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde, ne faites pas confiance à la coalition iranienne (en référence à la coalition chiite au pouvoir en Irak), ces gens sont dangereux ».
Puis, « Saddam est monté à la potence sans rien dire », a raconté M. Roubaï. « Il n'a pas essayé de résister. Il tenait un exemplaire du Coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne », le fils d'Awad al-Bandar, l'ancien président du tribunal révolutionnaire saddamiste, condamné à mort.
« A un moment, il a tourné sa tête vers moi comme pour me dire « n'aie pas peur », c'était une sensation très bizarre », a expliqué le responsable gouvernemental.
Saddam « a refusé qu'on lui mette un sac sur la tête. Il y a eu un bref face-à-face, et l'autre a cédé », laissant le visage du supplicié découvert.
« Il est resté maître de lui-même jusqu'au bout », se souvient le juge Haddad. « Son visage n'est devenu pâle qu'au dernier moment ».
« Quelqu'un lui a demandé : as-tu peur ? Je n'ai jamais eu peur de personne de toute ma vie. J'ai vécu comme un moudjahid, en attendant la mort à tout moment, lui a rétorqué Saddam ».
« On lui a demandé de réciter une ultime profession de foi », selon M. Askari, un collaborateur du Premier ministre.
Dans un linceul blanc
« La corde lui a ensuite été passée autour du cou, ses mains liées, et il a été immédiatement exécuté ».
« Nous avons entendu le craquement de ses vertèbres. C'était affreux », selon M. Haddad.
Une télévision privée irakienne a diffusé des images du corps de Saddam, le cou brisé. Le cadavre est enveloppé dans un linceul blanc, seule sa partie supérieure est découverte. La tête désarticulée est penchée sur le côté droit. Cette dépouille ne quittera pas le pays, a assuré un haut responsable irakien, contrairement aux vœux de la famille.
Les deux coaccusés de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, dont la pendaison a été annoncée hier par erreur par la TV irakienne, ne seront exécutés que dans quelques jours.
La nouvelle de la pendaison a été accueillie par des tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak. Mais elle l'a été dans une relative indifférence à Bagdad, où l'annonce de la mort de l'ex-dictateur n'a été saluée que par quelques tirs dans les quartiers majoritairement chiites.
L'Union 01/01/2007
Des réactions contrastées dans le monde
WASHINGTON - L'exécution de Saddam Hussein est « une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre la terreur », a déclaré le président George W. Bush. Elle « marque la fin d'une année difficile pour le peuple irakien et pour nos troupes », a-t-il ajouté.
TEHERAN - L'Iran, en guerre de 1980 à 1988 contre l'Irak de Saddam Hussein, a salué son exécution comme une « victoire des Irakiens ».
« Les Irakiens sont les vainqueurs, comme ils étaient les vainqueurs quand il a perdu le pouvoir », a déclaré Hamid Reza Assefi, vice-ministre des Affaires étrangères.
JERUSALEM - « Saddam Hussein a causé sa propre perte. C'était un homme qui avait fait beaucoup de mal à son peuple et qui avait grandement menacé Israël», a déclaré le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres. «Rétroactivement, justice a été faite», s'est félicité le vice-ministre de la Défense, Ephraïm Sneh.
TRIPOLI - La Libye va décréter trois jours de deuil national pour le « prisonnier de guerre Saddam Hussein », a annoncé l'agence de presse officielle libyenne Jana.
GAZA - L'exécution de Saddam Hussein est un « assassinat politique » et « viole toutes les lois internationales », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas.
LONDRES - La ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett, a estimé que Saddam Hussein avait « payé », tout en réaffirmant l'opposition de principe de son pays à la peine de mort.
« Nous avons clairement fait connaître notre position aux autorités irakiennes, mais nous respectons leur décision en tant qu'Etat souverain », a ajouté Mme Beckett.
HELSINKI - La présidence finlandaise de l'Union européenne a condamné l'exécution de Saddam Hussein, rappelant que l'UE « a toujours été contre le recours à la peine de mort ».
ROME - L'exécution de Saddam Hussein est « une erreur politique et historique » qui « n'aidera pas l'Irak à tourner la page », a déclaré Silvio Berlusconi, ancien président du Conseil italien, actuellement chef de l'opposition.
BERLIN - « Nous respectons le jugement », mais il est connu que « le gouvernement allemand est contre la peine de mort », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a évoqué les « nombreuses victimes innocentes » de Saddam Hussein.
PARIS - « La France, qui plaide comme l'ensemble de ses partenaires européens pour l'abolition universelle de la peine de mort, prend acte de l'exécution de Saddam Hussein », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Elle appelle les Irakiens à « regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale ».
MOSCOU - La Russie estime que l'exécution de Saddam Hussein risque d'aggraver la situation en Irak et regrette que les appels internationaux à la clémence aient été ignorés.
CITE DU VATICAN - L'exécution de Saddam Hussein est une « nouvelle tragique », a estimé le porte-parole du Vatican, qui a fermement condamné la mise à mort de l'ancien dictateur en ce qu'elle violait la loi divine et risquait d'alimenter la vengeance.
L'Union 01/01/2007
Etrennes : les grands-parents toujours généreux
Avec vingt petits-enfants, un record, semble-t-il, à la résidence pour personnes âgées Charles-Arnould de Reims où il occupe un modeste studio, André, 68 ans, a fort à faire pour les étrennes. Pas question d'en oublier un, de se tromper dans les prénoms ou les adresses. Quelques-uns habitent dans le coin, mais la plupart vivent à Lyon ou à Marseille.
« J'envoie un petit chèque aux plus grands et un cadeau ou des friandises aux plus petits », explique Jean. Tee-shirt clair et long tablier, il est en train de peindre un porte-lettres en bois « pour s'amuser ».
Pour les petits-enfants qui habitent sur place, Jean leur donne leurs étrennes en mains propres. Pour les plus jeunes, des paquets-cadeaux sont accrochés au sapin chez leurs parents où il passe le Nouvel An. Pour les plus éloignés, il envoie les étrennes par courrier.
« Jusqu'à 50 euros »
Les « petits chèques » en question font chacun 30 euros. « Ca commence à faire un sacré budget », reconnaît Jean, « surtout que les retraites n'augmentent pas ».
Lucie, 83 ans, sa voisine qui fait un patchwork, donne 20 euros à chacun de ses petits-enfants. Elle en a trois. « Avec ma petite retraite, je ne peux pas faire plus », déplore-t-elle. Elle a envoyé un chèque de 120 euros à sa petite-fille qui vient d'avoir un enfant.
Ginette, 74 ans, « 14 enfants, plus de 30 petits-enfants » donne « jusqu'à 50 euros » aux plus grands. Elle vient de finir une partie de belote avec un couple qui cumule les occasions d'étrennes. Odette, 84 ans, a sept petits-enfants. Daniel, 64 ans, n'a pas d'enfants, mais il a sept neveux et nièces.
Odette et Daniel se sont mariés l'an dernier. Ils se sont connus à la résidence. Elle habitait au quatrième. Il vivait au rez-de-chaussée. Ils se sont croisés à la salle à manger.
Odette remet une enveloppe avec un chèque de 30 euros à ceux de ses petits-enfants qu'elle voit pour les fêtes de fin d'année chez leurs parents. Daniel envoie systématiquement un chèque de 30 euros à chacun de ses sept neveux et nièces, « plus quand il y a une naissance ».
Marcelle, 95 ans, la doyenne des joueuses de cartes, élégante robe panthère, donne 40 euros à son arrière-petite-fille de 18 ans, 30 euros à celle de 8 ans et 20 euros à la cadette de 5 ans. « Pour les arrière-petites-filles de 14 mois et d'un an, j'ai acheté un nounours à chacune », précise Marcelle.
« Je me débrouille »
Mauricette, une veuve de 79 ans, gâte aussi ses petits-enfants. Elle en a treize. Elle leur remet un chèque de « 25 à 30 euros chacun », selon leur âge. Sarah, 14 ans, et Linda, 10 ans, sont venues de Paris. Elles passent les vacances de Noël auprès de leur grand-mère.
Avec cinq enfants, treize petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants, Mauricette a une vie de famille comblée. Elle n'oublie aucun anniversaire : « J'en ai tous les mois et quatre en juin. J'envoie un cadeau à chaque fois ».
Comment y arrive-t-elle ? « C'est vrai que ça fait beaucoup. Mais je me débrouille. Je n'ai pas de gros moyens, mais je n'ai pas de gros besoins », glisse en souriant cette mamie gâteau.
La générosité des résidents est inversement proportionnelle à leurs revenus. La plupart ne perçoivent pas plus de 800 à 900 euros de retraite par mois.
Francis Dujardin
L'Union 01/01/2007
Une vieille tradition
La tradition des étrennes remonterait au VIIIe siècle avant Jésus-Christ. Le nom proviendrait de celui de la déesse Strenia. Des rameaux verts provenant d'un bois qui lui était consacré auraient été offerts au roi Tatius.
Après les Saturnales, fêtes romaines du solstice d'hiver qui ont été éclipsées par Noël, on offrait le jour des étrennes (« strenae ») des pièces de monnaie pour attirer de bonnes récoltes et apporter des richesses aux hommes.
L'Union 01/01/2007
Infos Reims et alentours
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Législatives : un avant-goût de municipales
Dutreil-Vautrin. Le duel pour les municipales 2008 aura lieu, à distance, en juin prochain à l'occasion des législatives. Les résultats des deux candidats au scrutin des 10 et 17 juin seront en effet décortiqués par les observateurs afin d'en tirer toutes les conséquences pour les municipales.
Renaud Dutreil notamment joue gros sur la 1re circonscription (cantons de Reims I, II, V et VI). Investi par l'UMP, il aura face à lui le député sortant Francis Falala qui part donc sans le soutien de son parti. L'UDF présente Marie-Annick Roger, conseillère régionale et première adjointe au maire de Reims. Une lutte à droite qui pourrait faire le bonheur du socialiste Eric Quénard.
Dans la 2e circonscription (Cantons de Fismes, Verzy et Ville-en-Tardenois, Reims III, IX), Catherine Vautrin (UMP) aura principalement face à elle la socialiste Adeline Hazan et l'UDF Jacques Douadi.
Sur la 3e circonscription (cantons de Beine-Nauroy, Bourgogne, Suippes, Reims IV, VIII, X), la droite part divisée avec le député sortant Jean-Claude Thomas (UMP), le conseiller général Eric Kariger, l'adjoint au maire de Reims, Mario Rossi, et l'UDF Laurence Malassagne, adjointe au maire chargée du logement. Une lutte fratricide qui sera regardée avec attention par la gauche.
L'Union 04/01/2007
Le bout du tunnel pour la maison des associations
Le dossier aura été long à se mettre en place. Commencés en avril 2004, rue du Barbâtre, les travaux de réhabilitation de la maison des associations doivent se terminer en ce début d'année pour une ouverture annoncée au printemps. Ceci après plusieurs reports de date.
La surface disponible pour les associations sera de 1.700 m2 sera prioritairement attribuée aux quelque 70 associations qui sont actuellement rue Tronsson-Ducoudray dans l'ancienne caserne des pompiers. Coût total du projet pour la mairie : 7 millions d'euros.
L'Union 04/01/2007
Le 10 juin, Reims a rendez-vous avec le TGV
C'est sans nul doute l'événement qui sera le plus médiatisé cette année. Le 10 juin prochain le TGV Est entrera en service. Un rendez-vous que personne ne veut manquer, beaucoup pariant sur un effet TGV pour la cité des Sacres que ce soit pour l'immobilier, les emplois ou tout simplement le développement de la ville.
Paris ne sera plus qu'à 45 minutes du centre de Reims contre 1 h 30 minimum aujourd'hui avec huit allers-retours quotidiens directs.
Le TGV Est ce sera aussi l'occasion de rejoindre sans changement Marne-la-Vallée TGV et Roissy en 30 minutes depuis la gare Champagne-Ardenne TGV à Bezannes, Lille en 1 h 25, Strasbourg sera à 1 h 55, Rennes et Nantes en 3 h 15 et Bordeaux en 4 h 25.
L'Union 04/01/2007
Pas de répit pour les chantiers du centre-ville
2007 s'annonce encore bien chargée en matière de travaux dans le centre-ville.
Si certains se terminent cette année, d'autres travaux vont débuter, la phase d'embellissement du centre-ville devant se terminer en 2008 (hors tramway).
Rue Chanzy : l'achèvement des travaux est programmé pour la fin janvier.
Rue Libergier : l'échéance a été fixée entre la fin février et le mois d'avril.
Sur le parvis de la cathédrale : les travaux devraient durer toute l'année pour se terminer en décembre.
Rue Buirette : la première tranche entre la place d'Erlon et la rue Jeanne-d'Arc doit être finie cet été. Pour la partie entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Caqué, dont les travaux commenceront dans la foulée, l'échéance est fixée à l'été 2008.
Rue de Talleyrand : les travaux doivent débuter en mars pour une durée de neuf mois.
Ils seront scindés en cinq tronçons pour éviter de trop perturber les commerçants et riverains.
Rue Condorcet : C'est cette année aussi que va être lancé l'aménagement de la rue Condorcet. A noter que pendant les travaux, le manège sera enlevé, un autre plus petit s'installant place d'Erlon. A signaler que l'année prochaine, si le calendrier du tramway se confirme, de vastes travaux seront lancés dans le centre ville, rue de Vesle et Place Myron-Herrick, ainsi que sur le cours Langlet et rue Thiers (sans oublier un peu plus loin, l'avenue de Laon). L'ensemble devant s'étaler entre 2008 et 2010.
L'Union 04/01/2007
Wilson poursuit sa mue
L'année 2007 sera marquée par de nombreux travaux dans le cadre de l'aménagement du quartier Wilson.
Au programme : démolition de l'immeuble situé 2-16 rue Bizet dans le quartier Wilson (premier trimestre). Création d'une voie de désenclavement du secteur Ravel dans le quartier Wilson, reliant le cœur du quartier à la Zac de la Bonne Femme. Cette nouvelle voirie accueillera de part et d'autre la nouvelle Maison de Quartier, le groupe scolaire Ravel-Franchet et des constructions du Foyer Rémois. Inauguration de la nouvelle salle polyvalente du quartier Wilson (juillet).
Fin 2007 : démarrage des travaux de construction de la nouvelle Maison de quartier qui sera située à côté de la nouvelle école Ravel. La livraison est prévue au 1er trimestre 2009. Démarrage des travaux pour le nouveau groupe scolaire Franchet-Ravel. Cette construction est conçue par le cabinet d'architectes Thiénot-Ballan. Le budget est estimé à 8,6 M €. Reprise des voiries, secteur Gounod pour accueillir les futures constructions de l'Effort rémois.
Démolition de la Maison de Quartier et de la salle polyvalente attenante. La démolition de la Maison de Quartier a été anticipée. Les activités de la MJC Brassens seront en partie transférées au rez-de-chaussée de la Résidence Haydn pour permettre à l'association de maintenir des animations en faveur des habitants. Poursuite des travaux allée Bizet. 2e tranche. Poursuite de la construction en cours actuellement de la nouvelle salle polyvalente à proximité du carrefour Franchet d'Espérey. L'architecte est Giovanni Pacé. Budget de 1,450 M €. Il s'agira d'une salle municipale supplémentaire donc gérée par la Ville de Reims.
L'Union 04/01/2007
Le conservatoire, une salle de spectacle à part entière
Le programme des prochaines semaines au conservatoire est des plus alléchant. De quoi susciter l'intérêt des mélomanes et. faire de la concurrence de qualité aux salles de spectacles officielles.
Pour qui aime la musique, le conservatoire de la rue Gambetta est un lieu agréable à fréquenter.
Depuis que Marie-Pierre Mantz en est la directrice, l'établissement s'ouvre à l'extérieur, et avec sa « garde rapprochée professeurs et artistes en « résidence » en tête sert les intérêts du CNR et du public. Aussi, grâce au programme de début 2007, les mélomanes seront gâtés. Un peu à la façon des Flâneries, puisqu'une bonne partie des concerts est d'accès libre.
Un programme tellement alléchant sur le papier qu'on ne sait pas par quel bout commencer pour le présenter.
Opéra
Aussi, à tout Seigneur, tout honneur. On donnera donc la priorité à Mozart et à son charmant opéra « Bastien et Bastienne », qui sera donné les lundi 5 (scolaires) et mercredi 7 février (tous publics), sous la direction d'Yves Weeger, avec la participation de la classe d'accompagnement.
Autre grand temps fort, les « journées du quatuor », du 23 au 26 janvier. Une semaine complète pour réentendre Ravel, Brahms, Haydn ou Smetana, interprétés par les quatuors Modigliani (23 janvier), « Michalakos » (25 janvier) ou par des élèves du conservatoire « en fête ».
L'implication des responsables du CNR est entière. Ainsi la directrice, Marie-Pierre Mantz, dit ce qu'elle fait et fait ce qu'elle dit. Elle assurera l'ouverture de l'année 2007 en jouant avec son trio « Saphyré ». au musée des Beaux-Arts (dimanche 7 janvier), les deux établissements établissant depuis longtemps le lien entre l'art visuel et l'art auditif.
Un trio « Saphyré » que l'on retrouvera le mardi 16 janvier dans des œuvres de Rachmaninov, Lalo et Schubert, grâce aux fameux « mardis de l'Adac », cette association du CNR qui organise des concerts de qualité au sein de la maison qui l'héberge.
Cette même association sera à l'origine des « journées du quatuor », mais aussi du rendez-vous de fin février, dont la tête d'affiche sera le chœur Nicolas de Grigny et son chef Jean-Marie Puissant, pour un concert aux « Parfums d'Orient ».
Invitations
Quand on parle de l'implication des responsables du CNR, on ne doit pas oublier Emmanuel Cury, l'adjoint de Mme Mantz, qui, entre autres, mettra en scène « L'amour médecin » de Lully, dirigé par François-Xavier Bilger, avec un mélange de comédie, de danse sous la responsabilité de Pauline Warnier et de musique jouée par l'orchestre « Benjamin ». Le tout le mardi 13 février.
L'ouverture du CNR vers l'extérieur passe aussi par l'invitation lancée à des artistes qui explorent d'autres horizons. Ce sera le cas le mercredi 31 janvier. En liaison avec le studio de création contemporaine « Césaré », le CNR donnera carte blanche au compositeur Jacques Rebotier. Lequel sera présent le lendemain, 1er février, pour la présentation de son spectacle pour enfants « L'Indien des neiges », interprété par des élèves du conservatoire.
Enfin, la danse sera au menu, le samedi 17 février, avec des « Jeunes talents chorégraphiques », en liaison avec le « Laboratoire des compagnies ».
J.F.Scherpereel
Pour en savoir plus sur le CNR, journée « Portes ouvertes » le mercredi 14 février.
L'Union 04/01/2007
Le Reims Acrap patinage se distingue
La première compétition de la saison en patinage artistique pour les patineurs du Reims Acrap patinage s'est déroulée à Compiègne.
A Compiègne...
En tournoi de France 2e division, pour la 1ère année en catégorie Novices, (- 16 ans), Jonathan Jaquet se classe 3e et Camille Nicolats 16e chez les filles.
Lors de cette compétition, une nouvelle épreuve s'est déroulée, le « top spin », un concours de pirouettes auquel ont participé Jonathan Jaquet et Camille Nicolats.
Ils terminent respectivement 2e et 4e avec une très belle prestation.
En coupe Pirouettes, en catégorie - 13 ans, Justine Laroussi se place 3e. En catégorie + 13 ans, Marie-Thérèse Blasquez prend la 2e place, suivie de Cécile Housson 3e, Perrine Momboisse 4e, Camille Nicolats 5e et Ludivine Ganthier 6e.
... et à Rouen
Par ailleurs, Camille Nicolats et Jonathan Jaquet étaient présents à Rouen pour leur 2e tournoi de France de la saison.
Ils se sont fait remarquer par les programmes présentés, dont la technique était particulièrement soignée.
Cela leur a valu une 2e place dans la catégorie novices garçons pour Jonathan Jaquet et une 12e place pour Camille Nicolats dans la catégorie novices fille, une belle performance pour sa première année.
L'Union 03/01/2007
Plus de 11.730 inscriptions sur les listes électorales
Dernier jour de l'année chargé au service élections de la mairie. Samedi soir, l'adjoint Roger Vache a enregistré la 11.737e inscription sur les listes électorales. Et, c'est sûr, il y en aura en fait un peu plus.
Huit mille six cents nouveaux inscrits sur les listes électorales fin 2001, 11.737 fin 2006 dont 1.754 inscrits d'office. Les appels tous azimuts à s'inscrire sur les listes électorales ont été couronnés de succès.
Après le rush de vendredi, la journée de samedi a toutefois été un peu plus calme pour les préposés municipaux aux inscriptions, dans les antennes municipales et à l'hôtel de ville.
« Nous avons déjà comptabilisé 11.737 inscriptions » s'est réjoui Roger Vache, adjoint chargé des élections. « Nous en aurons plus car il faut y ajouter celles reçues dans les antennes municipales et celles que nous allons encore recevoir par courrier.
Nous aurons le chiffre définitif des inscrits le 28 février après les réunions de la commission administrative électorale que je préside et qui, en présence de représentants de l'État, de la Justice et de la ville, statue sur les éventuels litiges. »
Concernés
Souvent accompagnés d'amis ou en famille, les derniers inscrits ne cachaient pas leur joie de se sentir concernés par la chose politique.
« A 18 ans, j'ai raté l'inscription » témoigne Marie, 23 ans, entourée de ses sœurs. « Étudiante en école de commerce à Paris, je n'avais pas encore eu le temps de m'inscrire, mais cette fois c'est fait. Mais je ne sais pas encore pour qui je vais voter. »
« Moi je m'en fichais un peu avant » avoue Samira, 26 ans, infirmière. « J'ai mûri et je sais que c'est important de voter, même si mon choix n'est pas encore fait. »
Bastien, 18 ans et son copain Damien, même âge, étudiants à l'IUT, savent que voter peut « rendre service. » Bastien votera pour le candidat qui lui « semble sincère », Damien pour un qui « impulse ».
Dominique, 35 ans, musicien, vient se réinscrire suite à un déménagement. Il dit que son choix n'est pas fait. « Je voterai pour le moins pire, mais je pense que ça ne va pas changer grand-chose. »
Sur ces 11.737 électeurs supplémentaires, combien seront-ils à aller voter ? Réponse les 22 avril, 6 mai, 10 et 17 juin.
Alain Moyat
L'Union 02/01/2007
TGV Est : pas de train direct vers le sud
Le futur TGV proposera des liaisons directes vers le nord, l'ouest et le sud ouest de la France. Pour le Sud, il faudra passer par Paris.
Notre lecteur Michel Gaida de Reims s'interrogeait hier sur les futures liaisons du TGV. « Avec l'arrivée du TGV Est, on ne parle que des liaisons pour rejoindre les villes de l'est », nous écrivait-il. « Je suis appelé à rejoindre assez souvent la ville de Lyon. Existera-t-il des lignes directes pour cette ville et le sud de la France. Devra-t-on changer de gare à quel endroit ? Durée du trajet pour Lyon et coût de ce trajet si possible ? Par ailleurs, la ligne s'arrêtera-elle à Chaumont ? »
Mauvaise nouvelle pour notre lecteur : aucune liaison directe n'est prévue en TGV pour Lyon ou Chaumont depuis Reims et encore moins pour le sud de la France. Pour rejoindre Lyon en TGV, il sera donc nécessaire de passer par Paris ou, plus rapide, de rejoindre la gare TGV de Marne-la-Vallée. Cette dernière sera à 30 minutes de la gare de Bezannes TGV. Michel Gaida pourra aussi gagner du temps en passant Paris puisque la liaison Reims-Paris ne durera plus que 40 à 45 minutes contre 1 h 30 aujourd'hui. Dix-neuf aller-retours relieront quotidiennement l'agglomération rémoise à l'ële-de-France avec :
l 8 aller-retours directs et sans arrêt intermédiaire entre la gare de Reims (centre ville) et Paris-Est, en 45 minutes,
l 2 aller-retours entre la gare Champagne-Ardenne TGV (Bezannes) et Paris-Est (en 40 minutes),
l 9 aller-retours (les deux tiers dès le mois de juin 2007, l'intégralité au printemps 2008) entre la gare Champagne-Ardenne TGV et l'ële-de-France (gares de Marne-la-Vallée Chessy TGV, Massy TGV et Aéroport Charles de Gaulle TGV). Les horaires proposés offriront une arrivée possible à Paris-Est avant 8 heures et un retour à Reims après 21 h 30.
Si le sud de la France n'est pas directement relié, des liaisons directes seront possible directes vers le Nord, l'Ouest et le Sud-Ouest de la France depuis la gare TGV de Bezannes. Il y aura ainsi :
l Trois liaisons quotidiennes avec Lille en 1 h 25 (départs de Champagne-Ardenne TGV vers 7 h 30, 13 h 50 et 21 heures ; départs de Lille vers 7 heures, 11 h 30 et 19 heures) ;
l Une liaison avec Nantes desservant les gares du Mans et Angers (départ de Champagne-Ardenne TGV vers 8 h 15 Ð arrivée à Nantes avant midi ; départ de Nantes en milieu d'après-midi pour une arrivée vers 18 h 30 à Champagne-Ardenne TGV)
l Une liaison avec Rennes desservant la gare de Laval (départ de Champagne-Ardenne TGV vers 10 h 45 Ð arrivée à Rennes en début d'après-midi ; départ de Rennes vers 17 heures pour une arrivée vers 20 h 30 à Champagne-Ardenne TGV)
l Une liaison avec Bordeaux desservant les gares de Saint-Pierre-des-Corps, du Futuroscope, de Poitiers et Angoulême (départ de Champagne-Ardenne TGV vers 9 h 30 Ð arrivée à Bordeaux en début d'après-midi ; départ de Bordeaux vers 17 heures pour une arrivée vers 22 heures à Champagne-Ardenne TGV).
Avec sept gares TGV présentes sur la région (Sedan, Charleville-Mézières, Rethel, Reims, Vitry-le-François, Châlons-en-Champagne et Champagne-Ardenne TGV), un tiers des Champardennais aura un accès direct à l'offre TGV.
G. A.-T.
L'Union 02/01/2007
Stade Delaune : « Il y aura un arrêt du chantier »
Alors que les footballeurs du Stade de Reims se préparent en stage à Montreuil-sur-Mer pour un mois de janvier chargé, à Delaune, on sait que le problème avec le fabriquant de charpente métallique va aboutir à un arrêt des travaux.
Le stade Delaune sera-t-il livré à la fin 2007, comme prévu, avec ses 22.000 places ? Compte tenu de la résiliation du marché de 5,9 M€ liant la ville de Reims au fabriquant de charpente métallique Richard Ducros (1) et l'obligation de relancer un appel d'offres européen, on peut aujourd'hui en douter.
« C'est sûr, il va y avoir un arrêt du chantier. Et on ne peut pas dire combien de temps cela va durer, même si on fait le maximum pour que les entreprises puissent toujours travailler sur place en organisant le chantier différemment. On essaie de gérer au quotidien » assure-t-on du côté de la ville.
« Le problème, c'est le charpentier, pas la ville. On a chargé le maître d'œuvre Michel Rémon et ses associés de monter le nouveau dossier de consultation des entreprises. »
Sur le terrain, du côté de l'entreprise Cari, chargée du gros œuvre et qui emploie 35 salariés, on reste cool, mais lucide. « On termine les travaux de béton, mais en mars, s'il n'y a pas de charpentier, on devra quitter le chantier. »
Pour combien de temps ? Impossible à dire. « Compte tenu du montant de l'appel d'offres, il s'agira d'un marché européen qui va nécessiter, quand il sera lancé une attente de 52 à 60 jours au minimum. Il faudra ensuite que l'entreprise retenue réalise la charpente. La seule chose dont on soit sûr, c'est que pour mettre en place les deux premières tribunes, nous avons travaillé près de six mois en parallèle avec le charpentier. »
Prévu initialement pour le 15 décembre, l'appel d'offres a pris du retard. Il devrait être lancé en ce début d'année. Mais quand ?
Si les travaux s'arrêtent, comment les autres entreprises (couverture, étanchéité, électricité, peinture, éclairage, sièges etc.) vont-elles gérer ce retard ? Il risque fort d'y avoir des recours juridiques contre la ville maître d'ouvrage. Qui paiera ? Et quand on sait la lenteur de la justice administrative, cela ne risque-t-il pas de ralentir encore un peu plus l'achèvement du stade Delaune ?
« Pas des nouvelles loges »
Dans un entretien publié sur le site du Stade de Reims, le président Jean-Pierre Caillot avait émis l'idée qu'il serait intéressant de réaliser de nouvelles loges et des salons dans la nouvelle tribune Méano.
Interrogée sur ce vœu, l'adjointe aux sports Monique Nassau lui adresse un non formel. « Non, il n'y aura pas de nouvelles loges. Il y en a déjà 32, c'est bien. Le choix du nouveau stade a été fait, vu et approuvé par la Ligue, on ne le change pas. De plus, cela ne correspondrait pas au premier appel d'offres fait pour les tribunes et les entreprises non retenues pourraient nous attaquer. Je comprends que M. Caillot veuille plus d'argent, mais il faut savoir que si la ville construit un stade, c'est aussi pour y mettre un maximum de spectateurs. »
Alain Moyat
(1) Plusieurs fois sollicités à Alès et à Paris, les responsables de l'entreprise Richard Ducros qui démentent toutefois tout dépôt de bilan, n'ont pas souhaité s'expliquer sur le litige en cours avec la ville.
L'Union 02/01/2007
Infos Epernay et alentours
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Gel et TGV : les vignerons ont été entendus sur toute la ligne
Avant que la ligne à grande vitesse (LGV) ne soit construite, les vignerons se sont inquiétés de son impact sur le gel des vignes. Dix ans plus tard, on peut dire qu'ils ont été entendus par Réseau Ferré de France.
En cette période hivernale qui commence, on ne peut pas ne pas se souvenir de la démarche, sinon du combat, menée il y a dix ans par les vignerons des villages traversés par la « ligne à grande vitesse » au sujet de l'impact de cette « LGV » sur le gel des vignes. Dix ans plus tard, la hache de guerre est enterrée, car le constructeur de la ligne, Réseau ferré de France (RFF) a répondu à la majeure partie des attentes des professionnels de la vigne.
Emprise
En entrant dans la Marne, la LGV arrive très vite dans le vignoble. Mais son emprise dans les terres du roi des vins est beaucoup plus limitée qu'il n'y paraît. Seulement 12 ha ont été directement touchés par la ligne, indique la SAFER, chargée des questions foncières dans le milieu agricole.
En revanche, dès qu'on a parlé de « LGV » à la fin des années quatre-vingt, les vignerons se sont inquiétés de l'impact qu'aurait ce barrage artificiel sur la circulation de l'air froid - du printemps surtout - et donc sur le gel potentiel de la vigne.
D'où la création de l'association « Très grande vigilance », 200 adhérents, dont les responsables ont été choisis parmi ceux qui n'étaient pas directement touchés par la ligne à grande vitesse. C'est le cas du président François Secondé (Sillery) ou du trésorier, Michel Pithois (Verzenay).
La première préoccupation de l'association, rappellent-ils, a été « l'emprise » de la ligne, qui a fondu de « 45, puis 23 ha » dans les premiers tracés de la SNCF, à 12 ha au final.
Stockage
Le second souci, « dès qu'on a eu connaissance du tracé définitif », ce fut l'impact du remblai sur le gel de la vigne. Ce remblai d'une hauteur de « 4 mètres » constitue en effet « un obstacle à l'écoulement d'air froid ». Or, si cet air froid est stocké trop longtemps sur place, il augmente le risque de gelée pour la vigne au moment où elle est la plus fragile, souligne Catherine Chamourin au SGV (syndicat général des vignerons). « Au départ, nos remarques n'ont pas été prises au sérieux », se souvient M. Pithois.
Mais à partir de 1995, des études ont été menées par un universitaire parisien de « Jussieux », Gérard Beltrando, qui a simulé le remblai en installant de grandes bâches, doublées de capteurs. Verdict immédiat : « L'impact était réel avec une baisse des températures de 1 ou 2 degrés », indiquent MM. Secondé et Pithois. D'autres études ont confirmé ce test. Les constructeurs de la LGV ont donc apporté de nombreux aménagements: abaissement du « profil », comblement de l'espace entre la pente et le remblai, ouvertures, etc (*).
RAS
Dix ans plus tard, la ligne est terminée. Rien de particulier n'a encore été observé en matière de gel. En revanche, sourit François Secondé, « aux vendanges, on a vu que toutes les vignes le long de la vigne étaient bouffées par les étourneaux qui se posent sur les fils électriques ».
Mais surtout, M. Secondé se réjouit de ce que les demandes de l'association ont été entendues et traduites dans les faits. Simple dépit de Michel Pithois : « Malgré la compensation, les 12 ha de l'emprise (sur 35.000) sont définitivement perdus pour l'appellation ».
Dossier réalisé par J.F. Scherpereel
*: attention, ces mesures n'empêcheront pas la vigne de geler en cas de forte baisse des températures négatives.
Il s'agissait surtout d'éviter de créer les conditions d'un gel supplémentaire à cause d'un barrage artificiel.
L'Union 04/01/2007
Syndicat des vignerons : « Il reste des risques à Vrigny »
Le syndicat général des vignerons (SVG) a participé activement à la mesure de l'impact de la «LGV» dans le vignoble, notamment en matière de gel, si l'on en croit la jeune femme chargée du dossier, Catherine Chamourin.
Celle-ci rappelle que les vignerons se sont « vite intéressés à l'impact de la LGV sur le gel dans les vignes, car on observe davantage de gelées le long des lignes de chemin de fer. D'instinct, ils ont donc réagi ». Cette réaction est passée par un étudiant qui les a mis en contact avec le professeur Beltrando, lequel a conduit plusieurs études à partir de 1995.
Le SGV « est intervenu auprès de Réseau ferré de France et de ses maîtres d'œuvre pour que les études soient reconnues, prises en charge, et pour qu'il en soit tenu compte ». Intervention positive, puisque le tracé de la ligne à grande vitesse a été modifié - à hauteur de Verzenay, notamment - et certains aménagements ont été effectués dans les zones à risque.
La première étude a porté sur le secteur des « fonds de Sillery » et de Verzenay. Mais aussi aux Mesneux, « où un merlon avait un impact pour trois petits exploitants. Faute de pouvoir apporter des modifications, les vignerons ont été indemnisés par RFF ». A Villers-Marmery, aucun risque particulier n'a été noté, etc.
En revanche, à Vrigny, « le risque est plus important. Il y a eu des aménagements pour l'écoulement de l'air froid, mais une étude menée l'an dernier montre qu'il subsiste encore un risque pour 11 ha. RFF en sera averti par le SGV, qui interviendrait en cas de gel avéré », explique Mme Chamourin.
Laquelle se réjouit de ce que cette « démarche originale » a été acceptée par « RFF ».
J.F.S.
L'Union 04/01/2007
Trois Puits : pas le gel mais la grêle ?
Yves Larnaudie est l'un de ceux qui ont suivi attentivement l'arrivée du TGV au milieu des vignes. Mais la commune de Trois-Puits est moins concernée par l'effet de la LGV sur le gel, la ligne traversant le territoire du village en ligne droite dans une impressionnante tranchée ouverte de plus de 20 mètres de profondeur, qui file tout droit vers la tranchée couverte de Taissy. Les vignerons concernés ont reçu des vignes en compensation.
« A priori, le TGV n'aura pas d'impact sur le gel des vignes. En tout cas, on l'espère », estime M. Larnaudie. Lequel a cependant observé que cette année, « on a eu quatre orages de grêle qu'on n'avait pas avant. On a toujours eu des orages. Mais là, quatre en un an, avec des dégâts. Ce sera un phénomène à observer ».
Pas de preuve
Et de faire référence à « Vrigny » où le passage de l'autoroute A4 aurait provoqué le même phénomène « il y a 25 ans ». Micro-climat par la transformation du sol ? Accumulation de pièces métalliques le long de la voie ? Pourquoi pas. Cependant, l'expert qui a effectué l'étude sur le gel, Gérard Beltrando n'y croit pas. « C'est difficile à démontrer.
Il n'y a pas de preuve », affirme-t-il.
M. Beltrando y voit plutôt une coïncidence : « Il y avait sans doute avant des couloirs de grêle qui existaient auparavant ».
La tentation serait donc grande de faire le rapprochement entre la LGV et la grêle.
Ce qu'il faudra démontrer.
J.F.S.
L'Union 04/01/2007
Noms de noms ! Mais comment s'appellent-ils ?
Voici un petit quizz sur les noms des habitants du Sud-Ouest marnais. Car si vous connaissez sûrement les Sézannais, les Fertons, les Montmiraillais, d'autres gentilés vous sembleront moins familiers.
1. Question facile pour commencer : comment s'appellent les 1640 habitants du chef-lieu de canton Esternay ?
2. Deuxième question simple pour finir de vous échauffer. Comment nomme-t-on les 880 habitants d'Anglure, chef-lieu de canton au sud du département ?
3. Plus dur maintenant, Gourgançon est un bourg du canton de Fère-Champenoise, où sont installés 171 habitants. Surtout ne dites pas de ses filles qu'elles sont des gourgandines ! La réponse est finalement assez proche.
4. Pleurs, un petit village du canton de Sézanne, compte aujourd'hui 730 âmes, qui ne sont ni des pleureurs ni des pleureuses.
5. A Allemant, 174 habitants, petit bourg du canton de Sézanne, on appelle ses habitants des. Allemands. Perdu ! Cherchez bien, c'est la même terminaison que pour Pleurs.
6. Saint-Just-Sauvage dépend du pays d'Anglure mais compte pourtant plus d'habitants que le chef-lieu de canton, 1420 au dernier recensement. Tous ne sont pas des sauvageons, qu'on se le dise. Mais alors, comment les appelle-t-on ?
7. A Gaye, prononcez « Gai » ne vous en déplaise, un gros village du canton de Sézanne, les 573 habitants sont toujours de bonne humeur, c'est en tout cas ce qu'ils disent tous. La blague est facile mais la réponse l'est moins. Comment s'appellent-ils donc réellement ? Des boute-en-train ou de joyeux lurons ?
8. Réveillon, paisible et calme village à la limite de la Seine-et-Marne, compte 103 habitants et un magnifique château. Ni plus ni moins fêtards que tous les Français, comment s'appelent ils de leur vrai nom ?
9. Plus compliqué : comment nomme-t-on les 227 habitants du Meix-Saint-Epoing, ce village du canton d'Esternay ?
10. De plus en plus dur : comment appelle-t-on ceux qui résident au Thoult-Trosnay, un petit bourg de 97 âmes dans le canton de Montmirail ?
11. Le piège : comment différencie-t-on les 266 habitants de Broussy-le-Grand de leurs 135 voisins de Broussy-le-Petit ? Première différence, les premiers dépendent du canton de Fère-Champenoise et les seconds de celui de Sézanne. Mais, il y en a une autre. et de taille.
12. A Le Gault-Soigny, ils sont 427 « irréductibles » à vivre dans cette bourgade du canton de Montmirail. Enlevez le « T » de leur nom, et Asterix pourrait bien faire son apparition. Mais qui sont-ils vraiment ?
13. A Charleville, en dehors des six premières lettres de leur nom, les 160 habitants de cette commune du canton de Montmirail n'ont rien en commun avec le chef lieu ardennais. Alors ?
14. A Fontaine-Denis-Nuizy, ses 261 habitants ont sans aucun doute beaucoup de ressources mais leur nom, lui ne coule pas de source. Qui sont-ils ?
15. Triés sur le « tas », les habitants de Thaas, sont au nombre de 95 à vivre dans cette commune du canton de Fère-Champenoise. Qui sont-ils ? Un indice : ils perdent le « a » au profit du « y ». Alors ?
16. Non, non ! A Trefols, il n'y pas que des femmes. Mais si vous dites aux 159 habitants de cette commune du canton de Montmirail que la folie les guette, ils risquent de se mettre « tré-en-colère ».
17. Vouarces, petite bourgade de 64 âmes, des. Mais si, cherchez bien, il n'y a rien de bien sorcier, juste un brin de logique.
Clémentine Leyer et Corinne Lange
Cet article vous inspire une réflexion, une anecdote ou simplement un commentaire. N'hésitez pas à nous en faire part en nous écrivant à la rédaction de Sézanne, 16 place de la République. 51120 Sézanne ou par mail à l'adresse suivante : sezanne@journal-lunion.fr
L'Union 04/01/2007
Alors, vous le saviez ?
1. Les Starnaciens/ennes.
2. Les Angluriots/tes.
3. Les Gourgançonniers/ères.
4. Les Pleuriots/tes.
5. Les Allemantiots/tes.
6. Les Saint Justois et Sauvagons/onnes.
7. Les Gayons/onnes.
8. Les Réveillonnais/ses.
9. Les Mexipontains/es.
10. Les Thoult-tronaisiens/ennes.
11. Broussy-le-GrandÊ: Les Broussyats/es. Broussy- le-PetitÊ: Les Broussyats P'tits et les Broussyates P'tites.
12. Les Gaultois/es.
13. Les Carolopolitains/es.
14. Les Fontenats/es.
15. Les Tayons/onnes.
16. Les Tréfolais/es.
17. Les Vouarciots/es.
Cl.L et C.L.
L'Union 04/01/2007
Bulléo : les tarifs et les services changent
Nouveaux tarifs, nouveaux abonnements, nouveaux services : la piscine Bulléo veut coller davantage aux attentes des usagers. Et propose de nouvelles combinaisons d'activités.
BULLÉO surfe sur son succès. L'espace aquatique devrait dépasser son record de fréquentation en 2006. Entre 225.000 et 230.000 visiteurs selon les premières estimations contre 220.005 entrées très précisément en 2005. « On vient de Reims, de Châlons et de Château-Thierry pour fréquenter Bulléo » explique Bernard Morato, vice-président de la communauté de communes Epernay pays de Champagne (CCEPC) et président de la commission piscine.
Désireuse de renforcer ce succès, de diversifier la clientèle et d'élargir les activités, la communauté de communes propose de nouveaux services aux utilisateurs. Il existait jusqu'à présent deux abonnements « Pass'forme ». Le premier permettait d'accéder au training, à la balnothérapie (hammam, jacuzzi, piscine.) et un « Pass'forme 2 » qui ouvrait à des cours collectifs dans un nombre limité (13 par trimestre, 26 par semestre). Il donnait, en outre, accès à la piscine durant les heures d'ouverture au grand public. « L'espace forme a connu une augmentation de 30 % alors que nous observions un petit tassement pour les cours collectifs » explique Bernard Morato.
Un pass' de plus
Bref, « Pass'forme 2 » ne semblait plus répondre aux attentes des usagers. Aussi, pour éviter une perte trop importante d'adhérents sur cette activité et répondre à l'attente de ces derniers, la commission piscine a décidé de modifier la tarification du « Pass'forme 2 » et de créer un nouvel abonnement « Pass'forme 3 ».
La tarification du « Pass'forme » a été changée (voir par ailleurs) et permet aux usagers d'accéder à la balnothérapie, ce dont ils ne bénéficiaient pas jusqu'à présent. « Quant au Pass'forme 3, il offre la totale puisqu'il combine Pass'forme 1 et 2 et donne accès au cardio-training, aux cours collectifs illimités, à la balnothérapie et à la piscine » précise Bernard Morato.
Publics distincts
Cette nouvelle formule devrait contribuer à relancer les cours collectifs, à coller davantage à la demande des usagers, à rendre les prix plus attractifs. « Notre objectif est de satisfaire au mieux les usagers en gardant le même coût social d'exploitation » souligne l'élu. Ceci en s'adressant à trois publics bien distincts avec l'espace sportif, l'espace loisirs et l'espace forme majoritairement fréquenté par les femmes.
« Bulléo est une réussite à de nombreux niveaux dont celui de la consommation d'énergie. Tout est fait pour éviter le gaspillage et préserver les qualités environnementales. »
Ainsi 75 mètres de panneaux solaires installés sur le toit permettent de chauffer 35 % de l'eau chaude sanitaire. « On détourne ce supplément d'énergie pour réchauffer l'eau qui va dans les bassins »
Après une petite interruption liée aux vacances scolaires, Bulléo a rouvert ses portes mercredi matin. Les vingt-cinq salariés, du maître-nageur aux hôtesses, accueillent les usagers sur le site ouvert sept jours sur sept. « On note une très bonne fréquentation des scolaires » se réjouit en particulier Bernard Morato.
Jean Batilliet
L'Union 04/01/2007
Une nouvelle aire d'accueil pour les gens du voyage
Une aire d'accueil des gens du voyage sera aménagée à Sézanne avant la fin de l'été. Elle ne devrait toutefois pas résoudre les problèmes de l'afflux des saisonniers au moment des vendanges.
IL y aura bientôt, à Sézanne, une aire d'accueil des gens du voyage digne de ce nom. Le projet a été présenté lors du dernier conseil municipal. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la loi sur le droit au logement et dans un schéma départemental d'accueil des gens du voyage.
Pas de bloc collectif
La ville, qui compte 5.000 habitants, était ainsi dans l'obligation d'aménager une aire de six emplacements, soit douze places. Ce sera donc chose faite avant la fin de l'été 2007. Avant les prochaines vendanges qui drainent toujours beaucoup de monde. Les travaux doivent en effet commencer au début du printemps.
Où sera située cette aire d'accueil ? Au sud-est de la ville, le long de la route départementale 453, face à la zone industrielle de la Croix-Rouge.
La ville y a acheté deux terrains. La communauté de communes doit désormais y amener l'assainissement et installer les systèmes de sécurité incendie.
Il y aura au final trois emplacements pouvant accueillir chacun deux caravanes.
Chaque emplacement comptera un bloc sanitaire, avec douche et WC à l'orientale, utilisé ainsi par deux familles seulement. « Nous voulions éviter le bloc sanitaire collectif, pour tout le monde, d'expérience, ce n'est jamais une bonne solution », a expliqué Philippe Bonnotte, le maire, qui a participé à des réunions départementales sur le sujet. « Quand les terrains sont bien conçus et bien gérés par la commune, tout se passe bien, c'est comme louer un appartement. »
Des murs sépareront les emplacements. Des arbustes et des arbres seront aussi plantés pour faire de l'ombre. Petit détail, mais non des moindres, des poteaux et des fils à linge seront également installés. « Indispensable, sinon ce sera l'anarchie ! », souligne un élu.
Coût total de l'opération : 450.000 euros, financés en partie sur le budget 2006. Pour ce projet, l'aide de l'État s'élève à 70 %.
Dix fois plus nombreux
Reste que ces douze places d'accueil « ne résoudront pas tous les problèmes lors des vendanges ou lors des grands rassemblements », répète le maire.
Les travailleurs saisonniers sont en effet dix fois plus nombreux à ces époques de l'année. « Les parlementaires qui ont voté cette loi n'ont pas mesuré les difficultés de gestion sur le terrain. L'afflux de gens du voyage à Sézanne est très variable selon les saisons. »
Avant même d'avoir vu le jour, cette aire semble en effet inadaptée pour répondre à l'afflux plus ou moins important de ces populations, que l'on soit à l'automne ou à la fin de l'hiver. C'est au moins une première étape avant une véritable - et souhaitable - réflexion sur l'accueil des gens du voyage.
Clémentine Leyer
L'Union 03/01/2007
En bref
Recensement militaire
Un recensement militaire des Françaises et Français nés en octobre et novembre 1990, des personnes devenues françaises entre 16 et 25 ans est en cours. Toutes les jeunes filles et tous les garçons nés en juillet, août et septembre 1990, non présentés en mairie, doivent impérativement faire le nécessaire le plus rapidement possible.
Les intéressés ou leurs représentants légaux doivent se présenter à la mairie-accueil (8 place des Arcades), munis d'un livret de famille ou à défaut d'un extrait d'acte de naissance, et d'une carte nationale d'identité. Ils se verront alors remettre une attestation de recensement. Celle-ci sera à conserver et à présenter jusqu'à l'âge de 25 ans pour être autorisé à s'inscrire aux examens et concours des ministères de l'éducation nationale, de l'agriculture et de la fonction publique territoriale, ainsi que pour l'obtention des permis de conduire, de chasser et de pêcher.
Retraités
Concernant les adhérents du comité de l'Union nationale des retraités et personnes âgées section d'Epernay, le renouvellement de timbres 2007 est en cours au 1 rue Léger-Bertin à Epernay. Ils doivent être faits avant le mercredi 17 janvier, jour de l'assemblée générale qui aura lieu à la salle des fêtes d'Epernay.
L'Union 02/01/2007
Infos Châlons en Champagne
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Des Mourmelonnais brillent en force athlétique
Le Force athlétique rémoise a bien terminé l'année dans son championnat de powerlifting. Il vient de s'octroyer le trophée de Champagne, par équipes de cinq athlètes qui ne devaient comporter qu'un seul athlète de niveau interrégional au maximum.
Le team rémois, composé de David Henriot, 175 kg, Jean-Michel Argaillot, 125 kg, Frédéric Parmentier, 140 kg, Thony Robin, 137,5 kg et Laurent Estèves, 170 kg, l'a en effet emporté avec 152,50 points devant Sainte-Savine n°1, 117,5.
Le T.O.S. n'a pas souhaité figurer au classement, ce qui profite à Mourmelon, troisi |